LETTRE DE FERN BENALLY (DE BLACK MESA, ARIZONA) ET DON YELLOWMAN (TUBA CITY, ARIZONA) AU PDG DE PEABODY GREG BOYCE
Publié le 27 janvier 2013 par supportblackmesa.org
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Photo supportblackmesa
Traduction Christine Prat
ST. LOUIS, Missouri, janvier 2013
Cher M. Greg H. Boyce et autres Officiels de Peabody,
Nous sommes venus de la Nation Navajo, située dans ce qu’on appelle maintenant l’état d’Arizona. Nous sommes à St. Louis au nom d’Anciens de Black Mesa/Big Mountain qui sont touchés par les effets de l’extraction de charbon, là-bas chez nous. Cette lettre est une requête de vous rencontrer face à face, vous ou d’autres responsables de la mine de charbon de Black Mesa, pour parler de nos problèmes et inquiétudes. Nous vivons nous-mêmes à l’intérieur du périmètre et à proximité de Peabody Western Coal Company [La branche de la compagnie pour l’ouest des Etats-Unis].
L’exploitation à ciel ouvert qui dure depuis 46 ans dévaste notre peuple. Nos Diné (Peuple Navajo) sont confrontés à des déportations forcées à mesure que Peabody Western Coal fait de la place pour l’extraction ; ceci en plus des nombreux problèmes environnementaux et de santé auxquels ils font face quotidiennement. La pollution de la mine de Kayenta, sur Black Mesa est visible tous les jours. Les feux de charbon ne sont pas éteints assez efficacement pour prévenir l’émission de gaz toxiques. La pollution due à ces gaz empoisonne et met en danger les voies respiratoires des résidents. Beaucoup de mineurs suspectent qu’ils ont des maladies pulmonaires causées par le charbon, mais Peabody Western a toujours nié énergiquement que le charbon soit la cause directe des maladies pulmonaires. Les résidents ont constaté une augmentation des problèmes pulmonaires depuis que l’exploitation du charbon a commencé à la fin des années 60 et dans les années 70. On n’a pas besoin d’avoir fait des études supérieurs pour faire la corrélation.
Avant l’arrivée de Peabody, il y avait des sources naturelles en abondance. Nos animaux, sauvages et domestiques, pouvaient boire autant qu’ils en avaient besoin sans avoir à chercher de l’eau. Les animaux sauvages étaient abondants, tout comme le bétail. Les sources naturelles sont épuisées, maintenant. Les résidents de Black Mesa doivent tous les jours faire face à de pénibles corvées d’eau. Ils doivent parcourir de 50 à 65 km pour amener de l’eau potable pour leur foyer et leur bétail, et les animaux sauvages doivent lutter pour eux-mêmes. L’eau est essentielle à la vie. Cependant, Peabody a gaspillé des milliers de milliard de mètres cube d’eau irremplaçable. La nappe aquifère Navajo est, d’après le chercheur Daniel Higgins, irréversiblement endommagée.
La seule solution, pour Peabody Energy, est la reconversion à l’énergie solaire. Il est bien connu que les combustibles fossiles sont la plus sale des énergies et que le charbon émet le plus d’oxyde de carbone, contribuant au changement climatique de la planète. Le charbon a des effets nocifs sur les Autochtones de Black Mesa. Peabody doit prendre en main les soins immédiats aux résidents de Black Mesa. Le processus de guérison peut commencer par l’arrêt de l’extraction de charbon à ciel ouvert par Peabody. C’est maintenant le moment de prendre un virage à 180 degrés et de se tourner vers l’énergie renouvelable. Pour prendre l’initiative de la réparation, Peabody Energy et Peabody Western devraient investir des bénéfices dans le solaire et autoriser les résidents de Black Mesa à créer leur propre style de vie comme bon leur semble.
Notre peuple vit avec ces effets néfastes alors que Peabody Western ramasse chaque année les milliards de bénéfice des ressources abondantes extraites du cœur de notre terre ancestrale. Les Diné sont incapables de se concentrer sur leurs prières et cérémonies sacrées à cause des effets nuisibles de l’extraction de charbon. Nous demandons aussi qu’une étude soit faite pour recueillir des données scientifiques sur les maladies respiratoires dues à l’extraction de charbon sur Black Mesa. Nous avons une connaissance personnelle et sommes témoins des dégâts, des pertes et des effets nocifs subis par les gens de Black Mesa, physiquement, émotionnellement et spirituellement. Black Mesa est là où tout commence. Les Diné luttent pour survivre pendant que les grandes villes du sud-ouest profitent de ressources bon marché.
Enfin, nous vous transmettons un message direct de nos Anciens vivant sur leurs terres ancestrales dans l’ex Zone d’Utilisation Conjointe, connue actuellement comme Terre Hopi Divisée : ils vous demandent d’arrêter l’exploitation de mines sur Black Mesa et d’arrêter la déportation forcée de notre peuple immédiatement. Des dizaines de milliers de gens ont été forcés de quitter leur terre pour faire de la place pour votre mine, constituant la plus grande déportation forcée d’Autochtones dans ce pays depuis la Piste des Larmes. Cessez d’agrandir votre mine!
Fern Benally
Don Yellowman
RASSEMBLEMENT POUR PROTEGER LE SACRE DES SABLES BITUMINEUX ET DE KEYSTONE XL
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Traduction Christine Prat
Appel publié par Jon Ramer le 5 janvier 2013
APPEL A UNE ACTION UNIFIEE SANS PRECEDENT
Rejoignez nous solidairement pour :
* Honorer toutes les Premières Nations Autochtones, les Tribus, les Alliés et l’Unité Durable de la Grande Nation Sioux et Commémorer le 150ième Anniversaire et Réaffirmer le Traité de Paix de 1863 de l’Ihanktonwan Oyate de l’Oceti Sakowin entre les Nations Ihanktonwan, Ponca, et Pawnee dont a été témoin le Gouvernement des Etats-Unis.
* Faire savoir au Président Obama et au Gouvernement US que l’approbation de l’oléoduc Keystone XL serait une nouvelle annulation grave du Traité du 23 janvier 1863 et peut-être d’autres traités et aurait des conséquences très regrettables. Par exemple, le 21 décembre 2012, le Conseil du Traité de la Nation Sioux des Black Hills a déclaré dans une Résolution qu’ils s’ « opposaient avec véhémence à la construction du Pipeline Keystone XL de TransCanada sur tout territoire Aborigène ou relevant d’un Traité ».
* Tenir un Grand Conseil Cérémoniel pour Affirmer un Traité International d’Unification entre les Peuples Autochtones et Tous Nos Alliés Qui Cherchent a Protéger le Sacré des Sables Bitumineux et de l’oléoduc Keystone XL. Ce Traité International se fonde sur la Déclaration Sauvez la Rivière Fraser, l’Accord sur les Droite de notre Mère la Terre, la Déclaration des Dirigeants Spirituels Autochtones et la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.
* Etablir les Bases pour une Campagne Interdépendante Fondée Spirituellement, Centrée sur les Principes, pour une Action Unifiée Sans Précédent pour Protéger Notre Mère Sacrée la Terre.
Le Rassemblement s’est tenu du 23 au 25 janvier 2013, à :
Ihanktonwan (Territoires Yankton), Fort Randall Hôtel et Casino
Pickstown, Dakota du Sud
Etats-Unis
Un Traité y a été signé, texte en anglais : http://www.protectthesacred.org/
Contact : Faith Spotted Eagle eagletrax@hotmail.com · (605) 481-0416
MNN : ‘AU FOND DU PUITS : LE HOLD-UP CONTRE LE FOND INDIEN’
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Traduction Christine Prat
MOHAWK NATION NEWS, 24 janvier 2013 – Mark Carney, l’ex-Gouverneur de la Banque du Canada, a protégé le Canada des effets de la récente crise financière. Il a utilisé notre Fond Fiduciaire Indien pour soutenir la Banque du Canada. C’est le Fond Autochtone secret sur lequel le système bancaire et l’économie du Canada se sont construits. En 2012 il a été nommé Gouverneur de la Banque d’Angleterre et doit prendre ses fonctions en juillet 2013.
Carney a été à Harvard et a travaillé à Goldman Sachs. En 1998 il a conseillé les Russes et en même temps parié sur leur incapacité à rembourser leur dette.
En 2004 Carney a travaillé sous les ordres de l’actuel Ministre des Finances du Canada, Jim ‘Mesures d’Austérité’ Flaherty. Il a procuré des liquidités supplémentaires au système financier canadien en utilisant notre Fond Fiduciaire Indien. L’entreprise privée qu’est le Canada est florissante comparée aux autres pays du G8.
En 2009 le Canada a été recapitalisé avec notre argent pour profiter de la crise financière aux Etats-Unis et en Europe. En 2012 Carney était président de la Banque des Règlements Internationaux, membre du Groupe des 30, du Forum Economique Mondial et du Groupe Bilderberg (Rothschild).
Maintenant Carney va aller au Royaume Uni avec nos 3000 milliards. La Banque d’Angleterre ne peut pas voler cet argent sans lui. Ils ont besoin du banquier qui connaît ces arrangements bancaires secrets. Carney et les banquier jouent avec l’économie mondiale. Ils investissent dans le monde entier, utilisant notre argent pour extraire des ressources prises à nos frères et sœurs autochtones dans d’autres parties du monde.
La Grande-Bretagne va quitter l’Union Européenne en 2017 et notre argent (nos ressources naturelles) va financer son économie. Les banquiers doivent monter les colons d’ici contre nous afin qu’ils soient partie prenante dans l’escroquerie sans le savoir. Leurs média nous calomnient constamment.
A dessein, leurs conseils de bande privatisés ont mal géré notre argent, l’ont mis de côté et nous ont laissés vivre dans des conditions misérables. Le Service des Affaires Indiennes envoie les banquiers. Les multinationales règnent sans encombre sur nos ressources naturelles, comme par exemple à Attawapiskat. S’il n’y a plus d’Autochtones, ils n’ont plus rien à payer au Fond Fiduciaire Indien pour l’exploitation de nos ressources. 100% ira aux banquiers par l’intermédiaire de Mark Carney.
Dans le processus Iroquois de prise de décision par consensus, ces problèmes qui touchent tout le monde irons dans le Puits pour la discussion et la direction. Chacun a le devoir d’ajouter ses réflexions sur les solutions [Onigonra]. Le Conseil est divisé en trois parties [Clans]. Le Gardien du Puits du Clan de la Tortue sort le problème du Puits, expliquant de quoi il s’agit. Il le passe par le Conseil du Feu au Clan du Loup, qui délibère. Ils renvoient leur décision au Clan de la Tortue. Ils délibèrent. Si la décision est la même, le Clan de l’Ours la confirme. En cas de désaccord, les délibérations reprennent, révélant de nouvelles informations. Si le désaccord se prolonge, le Clan de l’Ours ‘vote’ pour une majorité des deux-tiers. Alors la minorité accepte, rendant la décision unanime. Le Chef de Guerre et ses Hommes s’assurent que le protocole correct est suivi.
Question à délibérer : Devrions-nous empêcher les banquiers de commettre le plus grand hold-up de l’histoire bancaire, le vol de 3000 milliards de dollars de bénéfices des ressources naturelles des Autochtones et de toute extraction future ? Envoyez vos commentaires.
MNN Mohawk Nation News
www.mohawknationnews.com
kahentinetha2@yahoo.com
Box 991, Kahnawake [Quebec, Canada] J0L 1B0
MOHAWK NATION NEWS: INTERPOL DOIT ENQUETER SUR LE DETOURNEMENT DU FOND FIDUCIAIRE INDIEN
Mohawk Nation News
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25 janvier 2013
Traduction Christine Prat
INTERPOL DOIT ENQUETER SUR LE DETOURNEMENT DU FOND FIDUCIAIRE INDIEN
A la suite de l’Islande, nous avons demandé une enquête d’INTERPOL sur les malversations et le vol de notre Fond Fiduciaire Indien. L’Islande a réussi à emprisonner les banquiers, a éliminer sa prétendue dette nationale et a réécrit sa constitution pour se protéger des banquiers. Les membres du gouvernement impliqués marinent en prison.
« ENREGISTRÉ le 25 janvier 2013
De : THAHOKETOTEH & KAHENTINETHA, Mohawk Nation News, Box 991, Kahnawake [Québec, Canada], www.mohawknationnews.com kahentinetha2@yahoo.com; thahoketoteh@hotmail.com;
A: Mme Mireille Ballestrazzi, Présidente, Vice-directrice, et M. Ronald Noble, Secrétaire Général, Organisation Internationale de Police Criminelle ICPO INTERPOL, 200 Quai Charles De Gaulle, 69006 Lyon, France.
RE : FOND FIDUCIAIRE INDIEN
She :kon
Nous sommes Onkwehonwe [peuple naturel d’Amérique de Nord]. Il y a 3000 milliards de dollars dans notre Fond Fiduciaire Indien au Service des Affaires Indiennes à Ottawa. Cet argent est utilisé pour faire fonctionner le Canada sans que nous soyons informés ou ayons donné notre accord. Cet argent vient de l’extraction illégale de toutes nos ressources naturelles depuis 150 ans. En tant que police internationale du monde, il est de votre devoir d’enquêter sur toute violation des traités internationaux. Nous vous demandons d’enquêter sur un certain Mark Carney, ex-Gouverneur de la Banque du Canada, et sur son rôle dans le transfert de notre Fond Fiduciaire Indien aux Banques Centrales. Il deviendra Gouverneur de la Banque d’Angleterre en juillet 2013. C’est de la fraude internationale dans sa pire forme. Nos droits sur le territoire, les ressources et les fonds vont être illégalement liquidés pour achever l’opération de vol. Le Premier Ministre Stephen Harper essaie de faire appliquer des lois qui vont permettre de voler nos fonds en nous déclarant non-existants en tant que peuple.
Vous pouvez voir un article [en anglais] sur le Système de Gestion du Fond Fiduciaire sur http://elysebruce.wordpress.com/2013/01/21/idle-no-more-about-that-trust/. Il est clair que toutes les licences, permis et autres instruments accordés à des individus ou des organisations pour exploiter nos ressources nous appartiennent. Les autres comptes du Fond sont : les Comptes du Fond de Recherche pour les Etudes Environnementales ; des Comptes Spéciaux ; les Comptes de Propriété Indienne ; les redevances pour l’exploration de toutes nos ressources naturelles.
Ils justifient leurs vols d’après la législation illégale (génocidaire) qui a attribué nos terres et nos ressources aux provinces et nous laisse mourir dans des petites poches de territoire au milieu de nos terres. Toutes les ressources nous appartiennent. Elles sont supposées être détenues en fiducie par la Reine d’Angleterre à notre profit.
C’est le plus grand crime bancaire de l’histoire du monde sur lequel vous devez enquêter. Cela viole la Convention sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide que le Canada a signé à Paris le 9 décembre 1948.
Nia :wen, Kahentinetha & Thahoketoteh »
Par Indigenous Action Media
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Traduction Christine Prat
25 janvier 2013
Communiqué de Presse de : RAMPS Media press@rampscampaign.org
ST. LOUIS, Missouri – Une centaine de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui au centre de St. Louis, devant le siège de la compagnie minière Peabody Coal. Des habitants de St. Louis ont été rejoints par des Navajos de Black Mesa, Arizona, des gens des Appalaches de Virginie Occidentale, région dévastée par le charbon, et des sympathisants de tous les coins des Etats-Unis, pour demander la fin de l’exploitation minière à ciel ouvert la reconnaissance des responsabilités vis-à-vis du sol et des habitants. Des résidents de Black Mesa, Don Yellowman et Fern Benally demandent à parler au PDG de Peabody, Greg H. Boyce et ont une lettre détaillée exprimant leurs inquiétudes. (Voir le texte de la lettre)
Une douzaine de manifestants ont été arrêtés pour avoir formé une chaine et refusé de quitter le terrain de Peabody quand Boyce a refusé de rencontrer les représentants Navajo. Parmi les manifestants il y avait des représentants de Gens du Missouri s’Organisant pour la Réforme et l’Emancipation, de l’Action Radicale pour la Survie des Gens des Montagnes, de Soutien Autochtone Pour Black Mesa [Black Mesa Indigenous Support], de Vétérans pour la Paix, SEIU et d’autres organisations syndicales. Les activistes ont déployé des banderoles de deux bâtiments proches, sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez la guerre contre Notre Mère la Terre » « Peabody : Nuisible pour St. Louis, Nuisible pour la Planète » et « Peabody Tue ».
D’après des témoins, la police a usé de méthodes douloureuses (torsion, etc.) et les a arrêtés. Un membre des Vétérans pour la Paix arrêté et menotté, suivait docilement la police quand il a soudain été jeté à terre. Le reste des manifestants, énervés par la mauvaise volonté de Peabody et la violence policière, ont défilé dans les rues de St. Louis avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « St. Louis ! Arrêtez de subventionner la Crise Climatique ». Après la marche dans la ville, la manifestation est retournée au siège de Peabody et s’est dispersée.
Peabody, la plus grande compagnie charbonnière des Etats-Unis, exploite de gigantesques mines à ciel ouvert sur Black Mesa, Arizona, terre ancestrale des Navajos. Des dizaine de milliers de Navajos ont été déplacés de force pour faire de la place aux mines à ciel ouvert de Peabody ; çà a été la plus grande déportation forcée d’Autochtones aux Etats-Unis depuis la Piste des Larmes*. Jusqu’à ce jour, des Navajos et des Hopis sont engagés dans la résistance à la déportation forcée et les pratiques d’exploitation minière menacent les terres et les moyens d’existence des générations futures.
En près de 45 ans d’exploitation, les mines de Peabody sur Black Mesa ont produit plus de 325 million de tonnes d’oxyde de carbone dans l’atmosphère. Les mines à ciel ouvert ont endommagé d’innombrables sépultures, sites sacrés et habitations. 70% d’une nappe aquifère du désert, jusque là intacte, ont été utilisés pour extraire le charbon. Ce qu’il reste d’eau dans le sous-sol est pollué, ce qui entraine la destruction d’un écosystème autrefois florissant.
« L’ activité minière affecte énormément les modes de vie. Çà détruit des endroits qui ont des noms. Où que vous alliez, chaque endroit a un nom : des noms que j’ai appris de mes grands-parents, des noms qui ont existé depuis des centaines d’années. Beaucoup de ces endroits et le savoir lié à ces endroits et les valeurs culturelles sont détruits par la mine. Çà détruit notre mode de vie » dit Gerold Blackrock, habitant de Black Mesa.
Les mines à ciel ouvert de Peabody affectent la santé des communautés, partout où la compagnie opère, de Black Mesa aux Appalaches. L’assurance maladie et les retraites durement obtenues par les mineurs des Appalaches sont menacés par les pratiques de Peabody. « Peabody et Arch se sont débarrassés de leurs obligations vis-à-vis des mineurs retraités. C’était une décision calculée pour rouler les gens et leur supprimer leur retraite » dit Terry Steele de l’Union des Mineurs d’Amérique.
« Habilités par la Ville de St. Louis, les cadres supérieurs de Peabody se réfugient dans leurs bureaux du centre ville, loin des dégâts qu’ils causent aux communautés dans tout le pays, » dit Dan Cohn, un habitant de St. Louis. En 2010, le Conseil [Board of Aldermen, nom du conseil qui gouverne la ville de St. Louis], conjointement avec la Société de Développement de St. Louis, a accordé 61 millions de dollars de réduction d’impôts, dont 2 millions initialement prévus pour les Ecoles Publiques de St. Louis.
« Les activités quotidiennes de Peabody ont contribué aux vagues de chaleur caniculaire et à la sécheresse historique de l’été dernier. Les résidents de St. Louis sont ici aujourd’hui pour exprimer leur solidarité avec les autres communautés touchées par Peabody et demander à notre ville de cesser de subventionner l’injuste déportation d’autochtones et le changement climatique. Il faut que nos dollars de contribuables soient investis dans des emplois ‘verts’, pas dans des compagnies qui ne se soucient pas de la vie humaine » dit Reggie Rounds, un membre de MORE.
MORE est actuellement en train de récolter des signatures pour un référendum d’initiative populaire qui forcerait la ville de St. Louis à désinvestir l’argent publique des entreprises d’énergies fossiles et se tourner vers des énergies renouvelables et des initiatives de développement durable. L’initiative de référendum pour l’Energie Durable de St. Louis a acquis le soutien de nombreux groupes sociaux et environnementaux locaux, de petits commerces et de la candidate au Conseil Michelle Witthaus, qui était présente à la manifestation.
L’action d’aujourd’hui s’inscrit dans un mouvement grandissant pour l’autodétermination des Autochtones et contre les pratiques commerciales exploiteuses qui détruisent des communautés et des territoires.
*Piste des Larmes [Trail of Tears] : nom donné à la déportation forcée de dizaines de milliers d’autochtones du sud-est des Etats-Unis – Cherokee, Choctaw, Chikasaw, Seminole… – en Oklahoma entre 1831 et 1837
Chef Theresa Spence avec Clayton Thomas Muller, Cree
Vidéo du chant en son honneur:
Four Corners Power Plant – Photo Christine Prat
ROBYN JACKSON, NAVAJO : ‘UNE MINE DE CHARBON PRODUIT DU POISON, PAS DE LA SOUVERAINETE
Par Robyn Jackson
Publié par Censored News
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Traduction Christine Prat
Jeudi 17 janvier 2013
Si nous considérons la proposition de transfère de propriété de la Mine Navajo de BHP, nous devrions commencer par nous demander pourquoi BHP offre de vendre en ce moment. Si nous examinions la question en profondeur, nous verrions que les mines de charbons dans tout le pays sont en train d’être démantelées progressivement. En 2012, Alpha Natural Resources a fermé 8 mines. En fait, le charbon est en déclin. La Californie et d’autres états et municipalités travaillent à la transition vers des sources d’énergie renouvelables.
En prenant tout cela en considération, on pourrait penser que les dirigeants de BHP sont en train de se débarrasser d’une mine qui n’est plus rentable et implique d’innombrables aspects négatifs flagrants qui conduiront sans aucun doute à des milliard de dollars de réparations et de remises en état. Par exemple, il y a le problème des cendres de charbon. Après que les centrales aient brûlé du charbon, elles se retrouvent avec de la cendre dont on se débarrasse souvent dans des sites d’enfouissement ou en les mélangeant avec de l’eau conservée dans des bassins de rétention. Certains diront « ce n’est que de la cendre, ce n’est pas dangereux ». La vérité est que la cendre de charbon contient souvent dix-sept toxines, si ce n’est plus, parmi lesquelles des métaux lourds et des éléments radioactifs comme le radon, le thorium et l’uranium. Un rapport des Médecins pour la Responsabilité Sociale a montré que l’ingestion de ces produits, que ce soit en les avalant, les buvant ou les respirant, peut provoquer des cancers et affecter le système nerveux, provoquant des déficiences cognitives, des retards de développement et des troubles comportementaux. Des informations de l’Agence pour la Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA) révèlent aussi que le fait d’habiter à proximité d’un dépôt de cendre de charbon peut accroître le risque de cancers et d’autres maladies.
Navajo Mine, la Mine Navajo, près de la centrale Four Corners – photo Christine Prat
Alors que fait la centrale de Four Corners (FCPP – Four Corners Power Plant) avec les cendres de charbon ? Nous savons que de 1971 à 2008, la cendre était déversée dans des puits de mine non isolés et juste recouverte d’une couche de terre à la Mine Navajo. Oui, pendant près de 40 ans BHP a accepté des déchets toxiques comme remblai. En 2008, BHP a cessé d’accepter la cendre de charbon et la centrale de Four Corners a maintenant des bassins de rétention à l’ouest du site pour entreposer les cendres. Vu la hauteur et la largeur de ces bassins, le terme ‘bassin’ semble inadéquat. En 2009, l’une de ces constructions mesurait près de 52m de haut. C’est la hauteur d’un immeuble de 17 étages et ce n’est qu’une partie du site de rétention pour la cendre humide. Une activité qui a brulé du charbon pendant 50 ans doit produire une grande quantité de déchets. En fait, la centrale de Four Corners a engendré 100 millions de tonnes de cendre et la plus grande partie se trouve sur le site de la Mine Navajo.
Comme il a été dit plus haut, la cendre de charbon déchargée à la Mine Navajo n’est pas isolée. Cela fait que les toxines contenues dans la cendre sont beaucoup plus susceptibles de fuir dans les voies d’eau, rivières, nappes aquifères et puits d’eau potable situés au-dessus et en dessous. De plus, ces produits toxiques peuvent se répandre dans l’environnement par érosion et écoulement et sous forme de fines particules et de poussière. Il y a des exemples de communautés affectées par la cendre de charbon et la contamination de leurs réserves d’eau. Des décharges de cendre de charbon ont été mises en quarantaine à cause des dangers pour la population dus au fort taux de produits toxiques. Le cas le plus connu de catastrophe due à la cendre de charbon s’est produit en 2008 lorsque de la cendre de la Tennessee Valley Authority à Kingston, Tennessee, s’est déversée accidentellement. Un bassin de rétention de cendre a lâché, et le contenu s’est déversé dans une vallée où il y avait des habitations. Maintenant la région a deux rivières polluées et des maisons que les habitants ont été forcés de vendre à la Tennessee Valley Authority, propriétaire de la centrale. En 2011, la TVA a estimé le coût total du nettoyage à 1,2 milliard de dollars. Il faut noter que la TVA peut largement payer grâce à une augmentation de la facture d’électricité de ses clients. Bel exemple du sens de la responsabilité de ces compagnies.
Et puis, comme l’a dit le Président de BHP Nouveau-Mexique, Pat Risner, dans une lettre de décembre 2012 au Durango Herald, « Il y a des points de vue divergents sur ce qu’implique la responsabilité des entreprises. » Ce que BHP considère précisément comment étant de sa responsabilité demande à être clarifié. Actuellement, BHP n’a pas de plan de réparation ou de compensation pour les déchets de la combustion de charbon. Ce qui signifie : qui, précisément, doit payer le nettoyage ? Que se passerait-il si le puits non isolé sur le site de la Mine Navajo fuyait ? La direction de BHP pense-t-elle que la Nation Navajo devrait se charger elle-même du nettoyage ? Après que les Navajos aient fourni de l’électricité bon marché à d’autres et permis à BHP de faire d’énormes bénéfices, est-ce vraiment tout ce qu’ils ont à nous dire ? Réfléchissez-y. En 2011 ils ont fait 15 milliards de bénéfice sur un chiffre d’affaire total de 70 milliards. Après tout, c’est la plus grande compagnie minière du monde.
Le gouvernement Navajo n’a pas les moyens de prendre à sa charge des coûts qui s’élèvent à plus d’un milliard de dollars. Un rapport de 2010 a montré que le taux de bore et de sélénium en aval des bassins de cendre de charbon de la centrale de Four Corners était plus élevé qu’en amont. Les taux relevés en aval sont deux fois plus élevés que ce qui est considéré comme étant sans danger pour la vie aquatique. Il est aussi prouvé que la cendre de charbon a saturé le sol de la zone I de la Mine Navajo, parallèle à la rivière San Juan. Une autre étude a montré que des éléments constitutifs de la cendre de charbon, entre autres du sélénium, s’infiltrent dans l’écosystème de la rivière San Juan. Les preuves sont indéniables et effrayantes.
Bien entendu, tout ce que veut BHP, c’est laisser ce gâchis derrière elle. Avons-nous oublié que BHP est une affaire, avec pour seul but le profit ? Mais pour nos communautés et notre nation, c’est beaucoup plus qu’une simple zone d’où tirer de l’argent. Nous avons une relation profonde et une longue histoire nous reliant à cet endroit. C’est chez nous. C’est notre terre, notre air et notre eau.
Comme l’expliquent nos histoires, nous avons été mis là par les Gens Sacrés. Il nous a été dit que ce serait notre foyer et que nous devrions en prendre soin. La plupart des gens savent que nous avons des montagnes sacrées qui indiquent les limites de notre territoire, mais les rivières principales qui l’entoure sont aussi sacrées et servent de limites : ainsi la rivière San Juan, qui représente l’eau mâle dont il est dit qu’elle protège notre peuple et en prend soin. Dans la vision Navajo traditionnelle, les rivières servent de sources d’énergie auxquelles nos cérémonies, nos prières et nos chants sont liés. Sont également mêlés à ces cérémonies, prières et chants les nombreuses plantes et animaux qui constituent le paysage du sud-ouest et l’univers des Navajo. On nous a enseigné que le bien-être de toutes ces créatures et des écosystèmes qui les font vivre, tout comme notre Mère (la terre) et notre Père (le ciel), est lié à notre prospérité générale et à notre santé spirituelle, en tant que Diné [Navajo].
Précisément comment pourraient 50 ans de pollution de l’eau, de l’air et de la terre s’inscrire dans notre vision traditionnelle ? Est-ce vraiment justifiable que l’extraction et la combustion de charbon aient saccagé tant de vies ? J’aimerais savoir comment cela se traduit en terme de souveraineté tribale, comme le gouvernement Shelly l’a déclaré dans un article du Farmington Daily Times le mois dernier. Quel est précisément le plan à long terme du gouvernement Shelly et des délégués du conseil ? Des centrales ferment dans tout le pays. Celle de Four Corners est une des plus vieilles. Les ingénieurs vous diront qu’ils doivent sans arrêt relancer la machine qui n’arrête pas de s’effondrer. Si le gouvernement tribal pense vraiment pouvoir vendre du charbon de la Mine Navajo aux gestionnaires de la centrale de Four Corners, c’est indubitablement un agenda très limité. APS a annoncé récemment qu’ils allaient fermer trois unités, ce qui implique une réduction immédiate de la demande de charbon pour ce site. De plus, est-ce vraiment tout ce que notre gouvernement tribal est capable de proposer ? Pourquoi nous enfermer dans une voie qui a si mal servi l’ensemble de notre peuple ? Il y a d’autres alternatives, comme le solaire et l’éolien. Il y a un potentiel, comme l’a décrit un rapport de 2008 intitulé ‘Energie et Alternatives Economiques pour Desert Rock. N’est-ce pas un devoir envers nous-mêmes que de suivre une voie beaucoup plus en accord avec nos croyances traditionnelles de durabilité, respect et réciprocité ? Ou allons nous continuer à nous enfoncer dans la voie de l’augmentation de la pollution et de l’injustice sociale et environnementale ?
Six Nations*, Ontario
Vidéo du 18 janvier 2013
Publié par Brenda Norrell, Censored News
Traduction Christine Prat
Depuis les environs de la Concession 3, route de Walpole et Cheapside, dans le comté de Haldimand, Hazel Hill, membre du conseil d’administration de l’Institut de Développement Haudenosaunee [‘Iroquois’], décrit comment une compagnie d’Edmonton, Alberta – la Capital Power Corporation, connue en Ontario sous le nom de Capital Power GP Holdings Inc. et de Capital Power L.P. – a décidé de mettre de côté les droits Autochtones garantis par traité pour construire illégalement de nombreuses éoliennes en territoire Haudenosaunee.
La ligne adoptée par l’Institut de Développement Haudenosaunee lors du Conseil du 5 juin 2010 est la suivante :
Nous voulons le territoire qui est nôtre. Nous n’avons pas l’intention d’approuver les dépossessions frauduleuses du passé. Nous n’avons pas l’intention de vendre de la terre. Nous voulons que la Couronne respecte ses obligations selon les traités et s’assure que tous les gouvernements – fédéral, provinciaux et municipaux – soient partenaires de ces obligations. Nous voulons une relation honorable avec le Canada.
Cette relation, cependant, doit être fondée sur les principes établis lorsque notre relation avec la Couronne a été initialement créée. C’est la règle légale que nous recherchons. Cela implique la première loi du Canada – la loi que le Canada a hérité de la France et de la Grande-Bretagne. C’est la loi des nations de respecter les traités, de ne pas voler de territoire ou d’abuser les peuples autochtones par des tricheries juridiques. Ainsi que la Cour Suprême du Canada l’a fréquemment déclaré, quand les traités sont impliqués, l’honneur de la Couronne est toujours en jeu.
Nous cherchons à renouveler la relation que nous avions avec la Couronne avant 1924. Cette relation est symbolisée par le Tehontatenentsonterontahkwa (« La chose par laquelle ils relient les bras») connue également comme la Chaîne d’Alliance en Argent de la Paix et de l’Amitié. Nos ancêtres ont souvent poli cette chaîne pour renouveler les engagements, réaffirmer notre amitié et s’assurer que les générations futures puissent vivre en paix, et permettre à la terre de fournir ses richesses pour le bien-être de tous. La Chaîne d’Alliance symbolise notre relation par traité, aussi symbolisée par Tekani Teyothata’tye Kaswenta (Wampum à Deux Rangs), qui affirme la souveraineté intrinsèque et la différence de nos gouvernements. Un aspect essentiel de la relation est notre engagement à résoudre les questions par des négociations de bonne foi entre nos gouvernement, ce qui implique des consultations sur tout projet pouvant affecter l’autre gouvernement ou son peuple.
La Confédération Haudenosaunee http://www.haudenosauneeconfederacy.com/
*Les Six Nations formant la Confédération Haudenosaunee, appelée « Iroquoise » par les Français
COMMUNIQUE DE PRESSE DU CHEF ALLAN ADAM A PROPOS DES BARRAGES SUR L’AUTOROUTE 63
Publié par Censored News
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Traduction Christine Prat
15 janvier 2013 – FORT MCMURRAY, Alberta – Dans le cadre des appels d’Idle No More et des Premières Nations à organiser des barrages, des manifestations pacifiques et à paralyser l’économie canadienne, le Chef Allan Adam de la Première Nation Athabasca Chipewyan (ACFN) a fait des vagues en parlant de barrages potentiellement à long terme dans le Nord de l’Alberta.
« Pour le moment, nous n’avons pas de projets d’organiser ou de faciliter l’organisation de barrages sur l’autoroute 63 le 16 janvier ou à une autre date. Cependant, les gens sont indignés par l’état actuel des choses dans ce pays et la situation est en train d’escalader vers plus d’action directe.
En tant que dirigeant, j’ai parlé aux gens, avec les gouvernements et l’industrie pour tenter de détendre la situation qui est en train de se développer. Cependant, ni le gouvernement ni l’industrie ne semblent vouloir faire un geste pour prendre en compte les problèmes et les gens ont dit qu’ils en avaient assez.
Le gouvernement Fédéral tout comme les gouvernements des provinces ont mis ce pays dans une situation précaire par une législation environnementale affaiblie, une protection affaiblie des eaux, des terres et des animaux, et une moindre transparence vis-à-vis du public. Ces changements législatifs contenus dans les Lois C-45 et C-38 vont accélérer les capacités du Canada à tirer des milliards de dollars de profits des terres Autochtones alors que la plupart de nos communautés vivent dans la pauvreté et certaines sans même les services minimums comme de l’eau potable. Tout ce qui restera à notre peuple sera des terres et des voies d’eau polluées et presque rien pour survivre.
Nos peuples sont devenus comme les canaris dans la mine de charbon – ils servent d’indicateurs environnementaux. Nous sommes tous au bord d’un précipice et à un point crucial de l’histoire. Nous pouvons rester passifs et regarder le gouvernement approuver le droit de détruire les terres et les droits des gens de ce pays ou nous lever pour protéger nos terres et nos droits.
A moins que Harper, le gouvernement canadien et l’industrie comprennent la nécessité d’abroger les Lois ou au minimum de supprimer les amendements et de renégocier les termes des Lois sur la Protection des Eaux Navigables, sur la Pêche, sur l’Evaluation Environnementale, sur l’Office National de l’Energie et sur les Indiens, vous pouvez vous attendre à ce que la situation escalade, pas seulement ici en Alberta mais dans tout le pays.
Un barrage sur l’autoroute 63 a toujours été vu comme une possibilité, même avant Idle No More. Pendant les 50 dernières années, les gens du Nord de l’Alberta ont vécu au niveau zéro au milieu d’un des projets industriels les plus destructeurs au monde, les Sables Bitumineux d’Alberta. L’infrastructure pour les sables bitumineux comprend des oléoducs vers l’est, l’ouest, le sud et le nord pour transporter les sables bitumineux vers l’extérieur et apporter les solvants utilisés dans leur traitement. Il y a aussi des projets de réacteurs nucléaires et de forage de gaz naturel pour fournir l’énergie nécessaire à l’extraction. Çà nécessite l’utilisation d’énormes quantités d’eau fraîche et laisse d’immenses lacs de déchets toxiques qui contaminent les plantes, les animaux et les voies d’eau des environs. Çà produit d’énormes quantités de gaz de serre qui provoquent des perturbations météorologiques et contribuent à l’inquiétant changement climatique.
Notre communauté s’est opposée aux demandes de permis de Shell Canada, a demandé à de nombreuses reprises une meilleure protection de l’environnement, un contrôle de base par une entité indépendante et un moratoire jusqu’à ce que des études aient été faites pour déterminer les effets cumulatifs des sables bitumineux sur les gens et les terres. A ce jour nous n’avons rien obtenu d’autre que des réunions et des bonnes paroles.
Les industries du Pétrole, du Gaz et de construction de pipelines ont demandé au gouvernement des changements dans la législation pour mieux protéger leurs investissements et leurs actifs au nom de la « croissance économique » et en dix mois le gouvernement a opéré des changements drastiques en leur faveur.
Les Droits des Autochtones et la protection de l’environnement sont intrinsèquement liés, nos droits dépendent d’un écosystème florissant et d’une biodiversité intacte. Sans eau pure et sans terres vierges nous ne pouvons pas mettre en pratique notre manière d’être culturelle et spirituelle. En affaiblissant la protection de l’environnement et en ouvrant un boulevard au défi du développement industriel le gouvernement a affaibli son respect et son obligation de préserver la Constitution canadienne et nos droits aborigènes et ceux garantis par traité au Canada. Il est temps que le Canada négocie les termes d’une protection adéquate de l’environnement, en accord avec les droits intrinsèques résultant du Traité et des droits Aborigènes.
Si des changements n’interviennent pas dans les mois à venir, je vous garantis que nous verrons des piquets de grève se mettre en place dans tout le pays, entrainant des barrages sur les routes principales, contre toute extraction de ressources naturelles et tout développement accomplis en violation de la Constitution canadienne, selon des standards environnementaux injustes et en contravention avec nos droits intrinsèques de vivre, respirer et nous nourrir sur nos terres. »
Contacts :
Chef Allan Adam ACFN 780-713-1220
Eriel Deranger, ACFN Communications Coordinator 780-903-6598
Sur l’historique du mouvement Idle No More, voir aussi:
Article d’Indigenous Action du 23 décembre 2012
Article du CSIA-Nitassinan de février 2013
A PROPOS DE ‘IDLE NO MORE’
Par Leonard Peltier
Publié par Censored News
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Traduction Christine Prat
18 janvier 2013
Saluts à vous, mes Parents et Amis !
J’ai appris au cours de la semaine passée que beaucoup de nos jeunes gens et surtout des femmes s’étaient mobilisés pour soutenir nos Frères et Sœurs Autochtones du Canada. Cela me fait vraiment chaud au cœur de voir l’activisme et la conscience de différentes générations de Gens se rejoindre. Il y a là un potentiel important pour éduquer ceux qui ne connaissent pas les périls qui menacent notre environnement.
Par mon expérience personnelle, je comprend parfaitement les difficultés qu’il y a à obtenir que les gens agissent pour amener le changement. Le cours choisi par les entreprises mondiales dans l’histoire et aujourd’hui s’est développé largement aux dépens des peuples autochtones partout dans le monde. J’encourage quiconque lit ces lignes à s’engager le plus possible pour endiguer la vague de destruction environnementale qui a lieu en ce moment.
La santé de notre environnement transcende tous les milieux sociaux et tous les horizons. Si nous n’avons pas d’eau saine, d’air sain, de nourriture saine et d’enfants en bonne santé nous n’aurons pas de futur sain. C’est la loi. Je ne pourrai répéter assez à quel point c’est important de communiquer et de donner la main à nos Frères et Sœurs Autochtones partout dans le monde. Nous devons nous unir pour faire changer ces entreprises qui piétinent nos droits environnementaux.
Je vous encourage à rechercher les organisations déjà engagées dans cette tentative et à rester unis. J’encouragerai tous les Gens avec lesquels je travaille et ceux avec lesquels j’ai travaillé à faire leur part d’efforts dans cette lutte. Je termine pour le moment, mais dans l’Esprit de Chef Theresa Spence continuez à tenir bon et ne laissez plus faire [idle no more] !
Dans l’Esprit de Crazy Horse
Leonard Peltier