Samedi 16 juillet 2011

Par Brenda Norrell, copyright Brenda Norrell, Censored News
http://www.bsnorrell.blogspot.com/2011/07/navajos-at-church-rock-remembering.html

Traduction Christine Prat

 

CHURCH ROCK, Nouveau Mexique – Des Navajos se sont rassemblés à Church Rock, N.M., samedi pour commémorer les maladies, la mort et la destruction causées par la pire fuite de déchets d’uranium de l’histoire, qui s’est déversée dans le Rio Puerco et a empoisonné les gens et le territoire pour des décennies, le 16 juin 1979.

Alors même que cette tragédie est dénoncée, une nouvelle entreprise, Hydro Resources Inc., a obtenu un permis d’exploiter des mines d’uranium dans la région de Church Rock et Crownpoint, au Nouveau Mexique, menaçant les nappes aquifères et l’eau potable des Navajos.

La Journée de la Mémoire de l’Héritage de l’Uranium (Uranium Legacy Remembrance Day) a commémoré la tragédie qui a légué aux Navajos une augmentation du taux de maladies cardiaques, de malformations congénitales, de cancers et de mort.

Leur message était « Nous, les Diné (Navajos, dans leur langue – NdT) n’oublierons jamais la dévastation que l’exploitation minière et le traitement de l’uranium ont causé à la santé, les terres et l’eau de notre peuple ».

Ne pouvant attendre aucun soutient du système de lois des Etats-Unis pour empêcher la reprise de l’exploitation des mines d’uranium, les Navajos ont fait appel, en mai, à la Commission Inter-Américaine des Droits de l’Homme. Les Navajos-Diné de l’Est ont fait appel à la communauté internationale pour mettre un terme à l’exploitation de mines d’uranium dans les villages Navajo de Church Rock et Crownpoint, au Nouveau Mexique.

L’association Diné a enregistré un appel à la Commission Inter-Américaine des Droits de l’Homme le 16 mai, après 16 ans de lutte. L’association Navajo-Diné de l’Est Contre les Mines d’Uranium (Eastern Navajo Diné Against Uranium Mining – ENDAUM), représentée par le Centre de Droit de l’Environnement du Nouveau Mexique (New Mexico Environmental Law Centre – NMELC), s’est battue pour faire supprimer un permis d’exploitation accordé à Hydro Resources Inc. par la Commission de Régulation Nucléaire des Etats-Unis. Actuellement, ce permis menace les ressources en eau de 15 000 personnes dans la région de Church Rock et Crownpoint. La majorité des personnes concernées sont des Navajos vivant dans cette région connue comme « l’Echiquier » à cause des diverses formes de propriété des terres. Mais la nappe aquifère coule sous le territoire et constitue la principale source d’eau pour les Navajos vivant là-bas dans la Nation Navajo.

D’après un communiqué de presse d’Eric Jantz, avocat du Centre de Droit de l’Environnement du Nouveau Mexique « le permis accordé à Hydro Resources Inc. est le premier jamais accordé au niveau fédéral à une compagnie minière aux Etats-Unis, d’exploiter une mine d’uranium dans une communauté consommant l’eau de la nappe aquifère ».

« Cette nappe aquifère est la seule source d’eau potable pour la plupart des Navajos représentés par l’association Navajo-Diné de l’Est Contre les Mines d’Uranium – ENDAUM. En accordant ce permis, la Commission de Régulation Nationale a manqué à sa mission de protéger la santé et la sécurité de tous les Américains. »

D’après le communiqué de presse, les Navajos ici veulent que la Commission de Régulation Nucléaire suspende tout permis à Hydro Resources « jusqu’à ce que la compagnie ait remédié à la contamination par la radioactivité de la surface de la Section 17 de Church Rock, et que les Etats-Unis aient pris des mesures significatives pour remédier aux effets des mines d’uranium abandonnées dans l’arrondissement de Church Rock ».

Les Navajos exigent aussi que La Commission de Régulation Nationale soumette au public toutes les informations relatives à la qualité de l’eau du sous-sol et toutes autres informations concernant les constatations hydrauliques, géologiques et géochimiques.

De plus, les Navajos veulent que la Commission de Régulation Nationale annule le permis accordé à Hydro Resources pour exploiter les mines d’uranium dans la section 17 de Church Rock et les sites de l’unité 1. Le gouvernement de la Nation Navajo a déjà promulgué une interdiction de l’exploitation et du traitement de l’uranium. Les Navajos d’ici demandent aussi que l’organisateur de pétitions Navajo Larry King et sa famille ne soient pas expulsés de la Section 17 de Church Rock. Ils disent aussi qu’il ne devrait pas y avoir de changements forcés dans sa pratique pastorale de subsistance ni dans ses activités culturelles.

La contamination passée par les mines d’uranium a amené de forts taux de cancers, maladies cardiaques et malformations congénitales. Les efforts de nettoyage prennent des années et l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis évalue à plus de 500 le nombre de sites (contaminés – NdT) rien que dans la partie occidentale de la Nation Navajo.

Ici les Navajos disent que la Commission de Régulation Nucléaire a été dénoncée pour ses règles laxistes.

 

Wikipedia :

La catastrophe nucléaire de l’usine de traitement de Church Rock s’est produite au Nouveau-Mexique, Etats-Unis, en 1979, suite à la rupture de la digue de la piscine contenant les déchets d’uranium de la firme United Nuclear Corporation à Church Rock. Plus de 1000 tonnes de déchets radioactifs et des millions de gallons d’eau contaminée se sont déversés dans la rivière Puerco. Les résidents se servaient de l’eau de la rivière pour irriguer et abreuver leurs troupeaux et ne se sont pas rendu compte immédiatement du danger. En ce qui concerne la quantité de radiations émises, l’accident est comparable à celui de Three Mile Island, la même année et a été considéré comme le plus grave accident radioactif de l’histoire des Etats-Unis.

Le 16 juillet 1979, la digue de la piscine où étaient entreposés les déchets d’uranium de la firme United Nuclear Corporation à Church Rock s’est rompue et 1100 tonnes de déchets radioactifs et approximativement 93 millions de gallons d’eau de la mine se sont déversés dans la rivière Puerco. L’eau contaminée échappée de Church Rock a descendu sur 80 miles en aval, traversant la ville de Gallup, au Nouveau Mexique et atteignant le comté de Navajo en Arizona. Le flot a touché les égouts, les nappes aquifères aux alentours et a laissé des mares stagnantes sur les berges.

 

Début juillet, un groupe qui s’intitule Cook Shack a entrepris d’établir des camps pour protéger les Pics sacrés. Des gens soucieux du respect des sites sacrés et des écolos les ont rejoint. Pour plus d’informations, voir http://www.truesnow.org
Depuis hier, les campeurs sont harcelés par des agents du Service des Fôrets. Au moins une personne a été arrêtée.

Christine Prat

 

We are all sorry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

London, May 2008, Brian Haw with Klee Benally

(photos Christine Prat)

 

 

Dimanche 10 juillet 2011

Les Wixarika cherchent des alliances pour stopper l’exploitation de mines par le Canada sur des terres sacrées au Mexique

Par la Communauté Indienne de Franks Landing

Posté par Censored News
http://www.bsnorrell.blogspot.com

Traduction Christine Prat

 

La Communauté Indienne de Franks Landing, située dans l’état de Washington, près de la rivière Nisqually, lutte depuis longtemps pour conserver et exercer sa souveraineté Indigène. La communauté noue des alliances et soutient les efforts des autres peuples Autochtones pour exercer leur souveraineté et protéger leurs territoires et les ressources qu’ils renferment.

Récemment, la Communauté Indienne de Franks Landing a rencontré les Wixarika du Mexique suite à leur demande d’aide pour empêcher une compagnie minière Canadienne d’exploiter des mines sur leurs montagnes sacrées.

C’était un effort entrepris de communauté Indienne à communauté Indienne, d’Indien à Indien, avec de très bons résultats. Vous trouverez ci-dessous un lien vers un texte format PowerPoint sur nos efforts récents pour soutenir les Wixarika. Il constitue une mise à jour sur les efforts récents du mouvement des Wixarika contre l’exploitation de mines.

https://frankslandingindiancommunity.sharefile.com/d/sa0b915309e8432c8

 

Nous faisons appel à tous pour nous rejoindre dans le combat ininterrompu pour mettre un terme aux activités des compagnies minières sur les terres Autochtones. Nous sommes conscients du bon travail accompli par beaucoup pour éveiller la conscience publique en collaboration avec d’autres ONG dans la communauté mondiale. Plusieurs ONG internationales sont solidaires des Wixarika et concentrent leurs efforts sur l’exploitation des mines en terres Autochtones. Nous vous demandons de l’aide pour attirer et concentrer l’attention sur le rôle des compagnies minières Canadiennes.

Les compagnies du Canada sont les principaux extracteurs de richesses minérales de la planète. La dévastation causée aux terres et Peuples Autochtones requiert une forte alliance centrée sur leur rôle. Nous demandons une campagne d’information axée sur l’exploitation de mines sur toutes les terres Autochtones.

1. La Communauté Indienne de Franks Landing a organisé récemment les manifestations suivantes :

– L’envoi, à leur demande d’une délégation des gens de Wixarika dans l’état de Washington et au Canada au mois de mai, pour affronter dans leur Q.G. commun la réunion annuelle des actionnaires des compagnies de mines d’argent Real Majestic,  tenue à Vancouver BC.

– Fourni l’occasion de rencontres entre des chefs tribaux et des conseils ici-même pour bâtir une solidarité, informer et explorer des options possibles. Les délégués et les orateurs ont été reçus suivant les protocoles tribaux, avec la permission de parler dans les territoires Salish de la Côte.

– Mené trois marches de protestations à Seattle et à Vancouver, au Q.G. mondial de Majestic et aux consulats du Canada et du Mexique.

– Le délégué Wixarika Jesus Lara Chivarra a été emmené au nord du Saskatchewan où il a été adopté, a reçu un nom et en cadeau une pipe faite pour l’occasion avec un papillon symbolisant la transformation de l’alliance entre le nord et le sud.

– Organisé deux conférences à Vancouver, réunissant plusieurs tribus et des alliances anti-exploitation minière ; Tenu des conférences de presse avec l’Union des Chefs de British Columbia, donné des interviews à la télévision nationale, en particulier  une émission spéciale avec l’ATPN, Aboriginal Peoples Television Network (Réseau de télévision des Peuples Aborigènes).

– Ce dont on a surtout besoin, c’est que plus d’organisations Autochtones du nord viennent rejoindre en première ligne les Wixarika qui font face à une destruction évidente de la part de ces compagnies. Les Wixarika, qui sont de 50 000 à 70 000 au Mexique où ils sont connus sous le nom de Huicholes, sont le foyer d’origine des cérémonies Hikuri (peyotl), pratiquées par plus d’un million d’Indigènes aux Etats-Unis et au Canada.

2. Nous proposons aux groupes, communautés, ONG et écoles ce qui suit :

Que des représentants Wixarika comme Jesus Lara Chivarra, qui ont été désignés par leur communauté et, en ce qui le concerne, représentant élu du Front de Défense de Wirakuta, prennent la parole au cours des conférences et présentent des informations de première main sur les expériences auxquelles ils sont confrontés et les stratégies qu’ils envisagent. C’est une occasion pour tous de prendre part à ces efforts et de placer sous les projecteurs le problème de l’exploitation minière auquel sont confrontés les Peuples Autochtones.

– Nous demandons de l’aide pour financer leurs voyages aux conférences, que du temps de parole soit prévu sur les agendas pour le ou les délégués, et que les groupes et communautés soient reçus et qu’une alliance et un processus de solidarité soient bâtis avec eux.

3. Manifestations prévues :

– A l’automne 2011 les Wixarika s’apprêtent à affronter le parlement Canadien, lorsque les nouvelles règles de conduite des compagnies minières Canadiennes seront débattues.

4. Les principaux problèmes des Wixarika :

La plupart des ONG s’expriment et écrivent des articles sur des sites, collectent de l’argent et des ressources au nom des Wixarika sans se soucier de leur demander d’être là pour en parler eux-mêmes.

La plupart des ONG ont un comportement paternaliste vis-à-vis des Wixarika, leur parlent de haut et les laissent dans le brouillard quant aux activités des dites ONG.

Ils ont besoin d’une plus grande transparence en ce qui concerne les ressources et les fonds, vu qu’aucune ONG ne leur a montré de rapport financier jusqu’à présent.

5. Nous espérons avoir une organisation Autochtone qui pourrait servir de modèle à d’autres organisations à venir.

Pour y parvenir, nous suggérons que vos conseils d’administrations et votre personnel puissent être ce modèle, aux conditions suivantes :

– Travailler directement avec les Wixarika pour les aider dans leur combat contre l’exploitation minière Canadienne au Mexique.

– Utiliser votre site web ou autre media en consultation avec les Wixarika pour articuler leur combat.

– Aider à collecter des fonds sur des sites Web et établir un lien avec leur ONG au Mexique via PayPal pour les soutenir et inventorier leurs besoins.

– Développer des relations mutuelles et égalitaires, avec des voyages d’échanges pour les faire parler eux-mêmes de leurs problèmes.

– Les Wixarika se sont chargés des gouvernements Mexicains et Canadiens et des compagnies. Les problèmes liés au NAFTA, à la destruction de l’environnement, et aux sites sacrés, font tous partie des questions concernées. Les mêmes luttes de gens et d’organisations de base se produisent sur les territoires Wixarika. Leur site sacré, où le Soleil est né et où se tiennent les prières annuelles pour la terre, est d’une suprême importance pour les Wixarika. Le siphonage de l’eau pour l’exploitation minière est crucial pour les vallées d’où vient 90% de leur médecine sacrée Hikuri.

– Les récents développements de mai dernier indiquent le degré de sophistication de la stratégie mise en place entre la base, les communautés et leurs alliés. Un rally monstre à Mexico a rassemblé des milliers de manifestants pour exiger un moratoire sur l’exploitation minière dans une lettre remise au Président du Mexique. Deux délégués ont été envoyés à l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones des Nations Unies pour y présenter leurs griefs et pour susciter des alliances et une prise de conscience. Trois manifestations ont eu lieu le même jour au Q.G. de Vancouver, aux consulats du Canada et du Mexique à Seattle, les Alliances de Los Angeles ont été conclues avec des tribus locales ainsi qu’avec le rassemblement spirituel indigène international à Lillooet, British Columbia, où ils ont résidé et fait des allocutions.

– La plupart de leurs vidéos et de leurs publications sont en Espagnol. Ils ont besoin de sites web donnant des versions en Anglais pour informer les ONG et autres personnes concernées qui ne sont pas encore au courant de ces efforts.

– Il faut discuter des modalités de réalisation de cette alliance entre les communautés du nord, les ONG et les Wixarika. La communauté de Franks Landing a apporté du soutien et de l’aide à l’organisation de ces efforts depuis des mois et est prête à étendre le soutien aux Wixarika.

– S’ils devaient être invités dans votre communauté ou par votre groupe pour s’y exprimer et participer, ils ont besoin d’une lettre pour obtenir un visa. Il faudrait aussi que votre groupe les aide financièrement pour le billet d’avion, l’hébergement et autres questions logistiques.

– Franks Landing a fourni les ressources financières pour la tournée des Wixarika dans le nord et ne peut plus continuer pour le moment. Les Wixarika pensent qu’il est d’une importance suprême de se préparer pour les discussions au Canada sur la réglementation de l’exploitation minière et de créer plus d’alliances avec des groupes auxquels ils peuvent demander une participation et un soutien. Influencer les lois à venir aura un impact profond et durable sur les terres Autochtones du nord, du sud et du monde entier.

Nous espérons que le document PowerPoint donne une idée de ce que sont les leaders avec qui nous travaillons et des efforts entrepris actuellement.

En bref, nous essayons de convaincre les ONG d’être avec ou derrière les Wixarika, mais pas de se dresser devant eux.

 

Dans un esprit de solidarité,

Suzette Bridges
Sid Mills
Communauté Indienne de Franks landing

Pour plus d’informations contacter Robert Free, FLIC Community Liaison : robtfree@gmail.com

 

Jeudi 30 juin 2011

Les Palestiniens sont en train de vivre l’expérience des Amérindiens

Par Jimbo Simmons, Choctaw

Publié par Brenda Norrell, sur Censored News

Traduction Christine Prat

Original article in English below/Article original en Anglais ci-dessous

 

Je fais partie d’un groupe d’Indiens de plusieurs tribus qui menons une veillée spirituelle avec un feu sacré qui brûle en permanence depuis plus de deux mois, dans un endroit appelé Segora Te, qui héberge les restes de nos ancêtres depuis plus de trois mille ans. La ville de Vallejo, en Californie l’appelle Glen Cove, d’après un des colonisateurs du 19e siècle, et veut maintenant développer cette terre. Un projet similaire est en train d’être mis en place à Jérusalem, où Israël construit un soi-disant « Musée de la Tolérance » sur un ancien cimetière Musulman confisqué aux Palestiniens.

C’est loin d’être la seule expérience que nous partageons avec les Palestiniens. La majorité des gens des deux peuples ont été chassés de leurs terres ancestrales. Les deux peuples se voient refuser plus qu’un semblant de souveraineté. Ils sont tous deux maintenus dans une pauvreté abjecte, appelée, dans le cas des Palestiniens, par les décideurs politiques Israëliens « mettre les Palestiniens au régime ».

Cette année, j’ai accepté une invitation du Mouvement Palestine Libre, une association Américaine, de me rendre à Gaza avec la Flotille de la Liberté. Je me rend compte qu’Israël ne nous laissera probablement pas entrer, et pourrait même user de méthodes violentes pour nous décourager. Cependant, la défense Indienne contre l’assaut des forces US à Wounded Knee en 1973 fait aussi partie de notre expérience, et nous rappelle que la lutte pour nos droits demande souvent des sacrifices qu’on soit Indien ou Palestinien.

Israël revendique ses droits à l’autodéfense, mais nous ne posons pas de danger. Nous ne sommes pas armés et nous ne transportons ni des matériaux ni des individus dangereux. En droit international, le seul droit d’Israël est d’empêcher l’entrée d’armes, ce qui doit être assuré par des inspections par des agents du gouvernement aux points de départ. Cependant, nous avons l’habitude de gouvernements qui utilisent l’argument de la sécurité contre des civils sans défense afin de procéder au nettoyage ethnique, et de la manière dont les lois et les traités sont ignorés par les puissants au détriment des faibles. C’est malheureusement encore une expérience que nous partageons avec les Palestiniens.

Au cours du siècle dernier, longtemps après que la plupart des grands massacres aient eu lieu, le gouvernement fédéral nous a forcé a choisir des identités tribales ou à renoncer totalement à notre identité d’origine, ce qui constitue une autre manière d’effacer notre identité. Petit à petit, l’usure de notre identité continue, tandis que de moins en moins de membres de nos nations satisfont aux conditions requises, imposées par des institutions sur lesquelles nous avons peu ou pas de contrôle et dont le but est de faire disparaître totalement les Indiens du continent afin qu’il n’y ait plus jamais de discussion sur l’attribution de terres ou de ressources à notre profit.

Nos frères et sœurs Palestiniens font face à un combat similaire. Aujourd’hui, moins de la moitié des Palestiniens dans le monde possèdent une carte d’identité délivrée par les Israëliens, ce qui est le seul moyen pour rester sur leur terre. Israël les force à choisir entre des emplois et des études d’une part, et garder leur foyer d’origine d’autre part. Ceux qui restent trop longtemps à l’extérieur peuvent se voir refuser le renouvellement de leur carte de séjour, ce qui les exile pour toujours de leur foyer ancestral. Pour les millions d’entre eux qui vivent en exile en n’ayant jamais eu une telle carte, le droit de rentrer chez eux reste un rêve.

Alors que les nations indigènes ont été autrefois le seul peuple d’Amérique du Nord, ils représentent maintenant moins d’un pour cent de la population. Bien que la majorité des Palestiniens aient été chassés de Palestine, ils constituent toujours près de la moitié de la population. Nos deux peuples résistent au génocide progressif, c’est pourquoi nous avons une forte relation de solidarité réciproque depuis plus de quarante ans. En tant que membre de l’American Indian Movement, je me sens obligé de défendre la lutte autochtone Palestinienne et toutes les autres luttes pour les droits autochtones. Nous avons accueilli et continuons à apprécier la participation des Palestiniens à notre lutte pour que tous nos droits soient respectés et rétablis et pour que notre peuple puisse vivre en toute souveraineté chez lui.

William « Jimbo » Simmons appartient à la nation Choctaw et est membre du Conseil Dirigeant de l’American Indian Movement. Il vit à Davis en Californie.

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Thursday, June 30, 2011

Palestinians are Living the American Indian Experience

By Jimbo Simmons, Choctaw

Censored News

 

I am one of a group of Indians from several tribes that have been keeping a spiritual vigil with a sacred fire burning continuously for more than two months at a place called Segora Te, which has held the remains of our ancestors for more than three thousand years. The city of Vallejo, California calls it Glen Cove, after one of the 19th century colonizers, and it now wants to develop the land. A similar project is taking place in Jerusalem, where Israel is building a so-called “Museum of Tolerance” on an ancient Muslim graveyard confiscated from Palestinians.
This is hardly the only experience that we share with Palestinians. Most of both peoples have been expelled from their ancestral lands. Both are denied anything more than token sovereignty for their people. Both are kept in abject poverty, which, in the case of the Palestinians, has been called, “putting Palestinians on a diet” by Israeli policy makers.
This year, I accepted an invitation from the Free Palestine Movement, a U.S. nonprofit, to sail to Gaza with the Freedom Flotilla. I recognize that Israel will probably not let us in, and may even use brutal means to discourage us. However, the 1973 Indian defense of Wounded Knee from assault by U.S. forces is also part of our experience, and a reminder that the struggle for our rights often demands sacrifice, whether we are Indian or Palestinian.
Israel claims self defense rights, but we pose no danger. We carry no arms, and no dangerous materials or persons. Under international law, Israel’s only right is to prevent the entry of arms, which will be assured by government inspection at the points of departure. However, we are very familiar with governments that use security arguments against defenseless civilians for the purpose of ethnic cleansing, and the way laws and treaties are disregarded by the powerful at the expense of the weak. This is unfortunately another experience that we share with Palestinians.
Over the last century, long after most of the great massacres of Indians had taken place, the federal government has been forcing us to choose tribal identities or to give up our native identity altogether, which is another way of erasing our identity. Little by little, attrition of our identity continues, as more members of our nations fail to qualify under standards that have been imposed upon us by agencies over which we have little or no control, and whose aim is to make Indians disappear entirely from the continent so that there will no longer be any discussion of allocating land or resources to us.
Our Palestinian brothers and sisters face a similar struggle. Today, less than half the Palestinians in the world possess an Israeli-issued identification card, which is their only means of remaining on their land. Israel also forces them to choose between jobs and education on the one hand, and retaining possession of their home on the other. Those who spend too much time away from home may be refused renewal of their residency permits, effectively exiling them forever from their ancestral home. For millions living in exile without ever having held such a card, the right to return to their homes remains a dream.
Where indigenous nations were once the only people in North America, they are now less than one percent of the population. Although a majority of Palestinians have also been driven out of Palestine, they still constitute almost half the population. Both of our peoples are resisting progressive genocide, which is why we have had an important solidarity relationship with each other for forty years or more. As a member of the American Indian Movement, I feel compelled to support and defend the indigenous Palestinian struggle and all other struggles for indigenous rights. We have welcomed and continue to value Palestinian participation in our struggle, so that all of our rights are respected and restored, and so that our people will live in full sovereignty in their homes.

William “Jimbo” Simmons is a member of the Choctaw nation and a member of the Governing Council of the American Indian Movement. He lives in Davis, California.

 

 

Samedi 9 juillet 2011

Censuré par Facebook: Facebook a aide les gouvernements à espionner et arrêter les activistes de la ‘Flytilla’ (Ceux qui voulaient ce rendre à Ben Gourion en avion.NdT)

Censored News

http://www.bsnorrell.blogspot.com

Par Brenda Norrell, traduction Christine Prat (original article in English below)

 

L’article publié par Alexander Higgins, décrivant comment Facebook a aidé à espionner et arrêter les supporters qui voulaient se rendre en Palestine en avion, n’a pas pu être posté sur Facebook ce jour.

Facebook ne se contente pas d’aider les gouvernements à espionner et arrêter les militants pacifistes, mais en plus censure un article sur ce qui est arrivé à ceux des soutiens de la Palestine voulant s’y rendre en avion. Les sympathisants ont été stoppés dans des aéroports européens cette semaine, d’autre détenus à Tel Aviv vendredi, alors qu’ils essayaient de se rendre en Palestine. Les membres de la ‘Flytilla’ ont décidé d’agir après que la Grèce ait empêché les bateaux de la Flotille de la Liberté pour Gaza, sous la pression d’Israël et des Etats-Unis.

Alexander Higgins l’a rapporté sur son blog :

http://blog.alexanderhiggins.com/2011/07/08/facebook-now-helping-governments-spy-on-and-arrest-peaceful-activists-33681/

« … Facebook a aidé Israël à neutraliser le groupe d’activistes du Royaume Uni, de France et de Belgique qui ont planifié leur action en utilisant le très populaire réseau social.

« D’après l’article, Facebook a autorisé les agents des gouvernements à repérer les activités des militants et à créer une liste noire des gens qui participaient à l’organisation des manifestations de protestation.

« La liste noire a ensuite été communiquée aux compagnies aériennes avec des instructions pour empêcher ces activistes de prendre place sur leurs vols pour Israël. Plus de 200 sympathisants se sont vus empêchés de prendre l’avion après avoir été ajoutés à la liste de surveillance du terrorisme des compagnies aériennes », selon l’article.

Al Jazira a aussi parlé de la manière dont Facebook a été utilisé pour bloquer et arrêter les membres de la ‘Flytilla’. « D’après le quotidien Israëlien Haaretz, des unités de la police et des services secrets suivaient les réseaux sociaux utilisé par les groupes qui organisaient les protestations.

http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2011/07/201178154823642194.html

[…]

Plus de révélations sur :

http://blog.alexanderhiggins.com

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Saturday, July 9, 2011

Censored by Facebook: Facebook helped governments spy on and arrest Flytilla activists

Censored News

http://www.bsnorrell.blogspot.com

Alexander Higgins’ online report about how Facebook helped spy on and arrest fly-in supporters to Palestine this week, could not be posted on Facebook today, as seen in this screen capture.

Facebook is not only helping governments to spy on, and arrest peace activists, but it is censoring a news article on what happened to the fly-in activists supporting Palestine. Activists were halted at airports in Europe this week, and others detained in Tel Aviv on Friday, as they attempted to travel to Palestine.

The ‘Flytilla’ supporters responded after Greece halted the Gaza Freedom Flotilla boats from departing, under pressure from Israel and the United States.

Alexander Higgins reports in his blog:

http://blog.alexanderhiggins.com/2011/07/08/facebook-now-helping-governments-spy-on-and-arrest-peaceful-activists-33681/

“… Facebook aided Israel in cracking down on the group of activists from the UK, France and Belgium who planned their event using the popular social networking site.
“According to the report, Facebook allowed government agents to track the activists activities and then create a black-list of people who participated in the planning of the protests.
“The group black-listed people was then forwarded to airlines with instructions to prevent the activists from boarding air flights to Israel. Over 200 activists were prevented from flying after being added to the airlines terrorism watch list, according the the AP report.”
Aljazeera also reported on how Facebook was used to halt and arrest the Flytilla activists.
“According to the Israeli daily newspaper Haaretz, police and intelligence units followed social networks used by the groups organising the protest,” Aljazeera reported.
http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2011/07/201178154823642194.html

In his articles, Higgins also reveals an extensive spy operation, as uncovered in documents by hacktivists AntiSec, Anonymous and Lulzsec.
“A sinister cyber surveillance plot revealed in this rare fascinating look deep into the underground world of the fascist partnership of corporate and government black operations.
“I recently pointed out some of the shocking details of the cyber surveillance spy program unveiled by the Anonymous release of the HBGary Federal emails as discussed by the UK newspaper the Guardian.
“While those details revealed mounds of shocking information, such as top secret military black ops being ran in partnership with the likes of Google, Facebook and AT&T to spy on online activities to gather data for the government to run mass propaganda operations and manipulate the news, the reality is the email dump contains over 70,000 emails and only as the emails are further dug through and analyzed will the full extent of the operations be revealed.”
Read more on Higgins blog about the new spy operations Infraguard and Romas/COIN.
Higgins’ blog also includes the report form Censored News about the off-duty Marines who are hunting migrants on the border at Sasabe, Arizona, with assault weapons, as revealed in the data release in hacked Arizona police files.
http://blog.alexanderhiggins.com/

 

 

Déclaration de soutien d’organisations israéliennes à la Flottille de la Liberté en partance pour Gaza

 Texte en Français du site de la section Rennaise de l’Association France Palestine ; English version from the site of the Alternative Information Center: see below

4 juillet 2011

Nous, organisations israéliennes, juives et arabes, soutenons très sincèrement la Flottille de la Liberté, prête à prendre la mer vers le Port de Gaza avec le but déclaré de briser par la mer et la terre le siège et le blocus de Gaza, qui est une manifestation de la continuation de l’occupation par Israël.

Nous condamnons la campagne de calomnies que le gouvernement d’Israël agite contre la flottille et contre ceux qui y participent. Il y a une très réelle raison de s’inquiéter que de tels mensonges puissent être tressés par le gouvernement comme un prétexte et une justification par avance de nouveaux actes de violence contre des militants prenant part à une action politique légitime de protestation.

La flottille de Gaza est en effet une action courageuse de protestation politique, l’expression de la solidarité mondiale avec le peuple palestinien et du rejet des pratiques israéliennes d’occupation oppressive, telle qu’elle s’est manifestée par la continuation du siège et du blocus de Gaza et l’imposition d’une punition collective à un grand nombre de civils.

Actuellement la Bande de Gaza n’est guère plus qu’une gigantesque prison à ciel ouvert où un million et demi d’habitants sont retenus, privés de leurs droits fondamentaux. Les Palestiniens de Gaza ont le droit de maintenir un contact direct avec le monde extérieur; ils ont le droit d’ouvrir et de conserver un port maritime où les bateaux puissent librement entrer et partir, pour importer et exporter tous les biens, pour le bénéfice de leur économie et la satisfaction de ses besoins. Les Palestiniens ont tous ces droits -et pas un iota de moins qu’Israël ne les a-. L’Etat d’Israël est obligé, d’après le Droit International, de mettre fin à son contrôle -indirect comme direct- sur la Bande de Gaza, ce qui est une partie des obligations plus larges d’Israël de mettre fin à l’occupation du territoire palestinien et de faciliter l’indépendance de la Palestine.

Nous devons répéter que, contrairement aux déclarations émanant du gouvernement, la flottille agit de façon non-violente en se mettant en route vers Gaza. D’ailleurs, si elle est attaquée par les forces armées israéliennes, c’est par la non-violence que les militants à bord ont l’intention de répondre. Un membre de l’Equipe de Coordination Internationale de la flottille a déclaré précisément et explicitement, quand il répondait aux assertions émanant du système de sécurité en Israël, qu’”il n’y a aucune arme de quelque sorte que ce soit à bord d’aucun de nos navires –ce qui pourrait être confirmé par des dizaines de représentants des médias internationaux présents à bord”. Les militants ayant l’intention de participer à la traversée dans la flottille passent par un entraînement à la non-violence et signent un engagement personnel clair de ne pas avoir recours à la violence.

Le gouvernement d’Israël mène des efforts considérables pour faire que la flottille soit considérée avec crainte et pour décourager les gens d’y participer. De façon à créer une atmosphère de peur sans fondement, des mensonges sont répandus sciemment, des mensonges relatifs à  de supposés préparatifs en vue d’une résistance violente , à de prétendus plans pour tuer des soldats et des militants pacifistes participant à la flottille sont accusés d’avoir l’intention d’introduire des armes à Gaza. En même temps il est fait recours à une pression sans précédent sur les journalistes internationaux, de façon à les décourager de couvrir le voyage de la flottille en étant à bord. Il y a des raisons de suspecter que la campagne médiatique en cours, qui a clairement pour but de provoquer la peur et la haine parmi la population israélienne, est destinée à fournir une justification par avance au dénouement dangereux et dur susceptible d’arriver, si les bateaux devaient être pris d’assaut et s’il arrivait malheur à leurs passagers.

Nous condamnons vigoureusement le gouvernement de la Grèce pour sa décision d’empêcher les navires de la flottille de quitter les ports grecs en direction de Gaza. Cette décision est une violation du Droit International relatif à la Liberté des Mers et est hautement déraisonnable. Les reportages dans les journaux israéliens relatifs aux contacts entre les gouvernements d’Israël et de Grèce donnent l’impression que la Grèce a en fait cédé à des pressions politiques d’un genre inacceptable, mises en oeuvre par le gouvernement en Israël.

Nous appelons le Gouvernement de la Grèce à abroger sur le champ son ordre interdisant aux bateaux de la flottille de quitter les ports de Grèce, à les laisser prendre la mer et  à assurer la sécurité des passagers de même que des bateaux.

Nous appelons le Gouvernement d’Israël et ses forces armées à laisser les bateaux aller à Gaza livrer pacifiquement leur cargaison de fourniture humanitaires. Nous espérons être témoins de l’arrivée des bateaux à leur destination en sécurité.

Nous appelons le Gouvernement d’Israël à mettre un terme immédiat au siège et au blocus de Gaza.

Contact:
Adam Keller: 00-972-54-2340749
Yaakov Manor: 00-972-50-5733276

Centre d’Information Alternative, Coalition des Femmes pour la Paix, Combattants pour la Paix, Gush Shalom (Bloc de la Paix), Hithabrut-Tarabut, Comité Israélien contre la Démolition des Maisons, New Profile, Rabbins pour les Droits de l’Homme, Ta’ayush: Partenariat Arabo-Juif, Yesh Gvul (Il y a une limite).

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Israeli Organizations’ Statement of Support for the Gaza-Bound Freedom Flotilla

Sunday, 03 July 2011 14:06 Various Organizations

We, Israeli organizations, Palestinians and Jews, declare our support for the Gaza-bound Freedom Flotilla and its declared goals: to break the Israeli siege on Gaza – both on the sea and land – which represents part of the ongoing Israeli occupation.

We denounce the slanderous campaign of the government of Israel against the flotilla and its participants, and warn against the government’s use of these lies as justification for additional violent actions against the participants of this legitimate political protest.

The flotilla to Gaza is a brave act of political protest, which expresses solidarity with the Palestinian people and the opposition throughout the world to Israeli occupation policies, the ongoing siege on Gaza and the collective punishment of civilians.

 

Today the Gaza Strip is a massive prison for its 1.5 million residents, for whom basic rights are denied. The right of the Palestinians in Gaza to maintain direct contact with the outside world, their right to open their port, their right to receive and send ships, their right to import and export goods and to develop their economy, precisely as for Israel these rights exist. The state of Israel must end its direct and indirect control over the Gaza Strip, as part of its obligations grounded in international law and to end its occupation regime over the Palestinian Territory and to permit the independence of Palestine.

We emphasise that in contrast to government declarations, the very act of the flotilla is a non-violent one, and in case of an attack by the army the activists are preparing for opposition that is also to be non-violent. In an announcement from one of the members of the international coordinating team of the flotilla, which was issued in response to claims of the security apparatus in Israel, it is explicitly noted that “there are no weapons on any of the ships, and on board all of them are tens of international journalists who can attest to this. The passengers undergo training in non-violence and sign a commitment not to use violence.”

We denounce attempts of the government of Israel to create an atmosphere of fear of the flotilla and to discourage participation in it. The government of Israel wishes to create an unfounded atmosphere of fear through knowingly spreading lies about the so-called preparations for violent resistance to kill soldiers, and the intention of peace activists participating in the flotilla to bring weapons with them to Gaza; in parallel, it is exerting unprecedented pressure on international journalists, lest they join the flotilla in order to cover it. This media campaign, intended to sow fear and hatred in the Israeli public, further arouses suspicion that an additional goal is to justify the harsh and dangerous results which are liable to occur in case of a violent takeover of the ships and harm to their passengers.

We strongly denounce the decision of the government of Greece to bar departure of the vessels from its ports to Gaza. This decision contradicts international laws concerning freedom of navigation, and is tinged with extreme unreasonableness. From reports in the media about the contacts between the governments of Israel and Greece, the impression is received that Greece is succumbing to unacceptable political pressures from the government in Israel.

We call on the Greek government to immediately annul the order prohibiting sailing of the flotilla vessels from its ports and to allow their departure whilst ensuring the safety of the passengers and ships.

We call on Israel’s government and security forces to permit the ships to enter Gaza and unload their humanitarian cargo in peace, and hope the ships arrive safely to their destination.

We call on the government of Israel to immediately end the siege of Gaza.

For additional details:

Adam Keller: 00-972-54-2340749
Yaakov Manor: 00-972-50-5733276

Alternative Information Center (AIC)  * Coalition of Women for Peace * Combatants for Peace * Gush Shalom * Hithabrut-Tarabut * Israeli Committee against House Demolitions (ICAHD) * New Profile * Ta’ayush: Arab-Jewish Partnership * Yesh Gvul