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MOHAWK NATION NEWS: ‘LE CANADA, UNE CONTREFAÇON’

Publié sur Censored News
le 25 mars 2013
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Traduction Christine Prat

 

 

MNN, 20 mars 2013 – Pour réduire l’opposition au vol de nos ressources, le Premier Ministre Harper a nommé un nouveau stratège. Doug Eyford est supposé manœuvrer pour écarter les propriétaires Autochtones du territoire et des ressources qui gênent leurs entreprises. Il remplace Tom Flanagan, et rend compte directement à Harper.

Le Canada sait qu’il a un problème. Ce n’est pas un état suivant la loi internationale. Il doit avoir notre consentement parfaitement informé pour faire quoique ce soit sur notre terre. La définition légale d’un état acceptée internationalement a été établie à la Convention de Montevideo de 1933. L’article 1 stipule que « L’état doit posséder ce qui suit :

a] une population permanente : les Canadiens vont et viennent. Ils n’ont pas d’origine commune qui les distingue d’autres êtres humains. Ils se sont installés sur la Grande Ile de la Tortue sans notre permission légale.

b] un territoire défini : Aucun de nos territoires n’a été cédé à la Grande-Bretagne. Nous n’avons jamais donné notre accord pour faire partie de l’Empire Britannique ou de la firme Canada.

c] son propre gouvernement : les lois constitutionnelles de 1867 et 1982 et autres documents constitutionnels sont des lois ou proclamations du monarque Britannique.

d] la capacité à signer des traités internationaux : Les Traités du Canada, une compagnie privée, et non un état légal, ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits.

Nous les Autochtones avons toutes ces prérogatives. Nous signons des traités internationaux. Les Rotino’shonni:onwe ne se sont jamais joints au Canada. Tous les traités valides signés par les peuples Autochtones l’ont été avec le monarque Britannique. Nous n’avons jamais donné de territoire à qui que ce soit.

Dans les états monarchiques, les gens sont des « sujets » qui ont été conquis ou ont prêté un serment d’allégeance. Le Dominion [colonie] du Canada a été établi lorsque le Parlement de Grande-Bretagne a adopté la Loi sur l’Amérique du Nord Britannique, en 1867, pour promouvoir les intérêts économiques britanniques sur Onowaregeh.

La colonie du Canada a l’obligation de donner de l’argent à la Reine pour mener ses guerres. La pseudo-citoyenneté canadienne a été instaurée en 1967. La Grande-Bretagne a le pouvoir de changer la constitution du Canada, ce qui a été confirmé dans la Loi sur le Canada de 1982. En 2011, Harper a dû obtenir la permission du Gouverneur Général pour proroger le Parlement.

Aucun état ne peut donner ce qu’il ne possède pas. La Grande-Bretagne ne possède ni nos fonds, ni nos ressources, ni notre territoire et ne peut les donner à qui que ce soit. La Section 91 [24] de la Loi sur l’Amérique du Nord Britannique [BNA ACT] donne seulement au Canada l’autorité pour « négocier » avec les Indiens, pas de faire des lois pour « les Indiens, et les Territoires réservés aux Indiens ». La Section 109 est un engagement légal d’établir le Fonds Fiduciaire Indien, de 50 milliards de dollars et qui ne cesse de croître, pour l’exploitation de nos ressources.

Le Canada est une compagnie privée étrangère avec des actionnaires. Nous sommes une entité internationale, membres de Onkwehonwe sur toute la Grande Ile de la Tortue, les personnes naturelles de ce pays. Nous nous opposons à tout développement qui compromettrait notre subsistance et notre environnement. Shawn ‘Porte-Voix-des-Indiens-Cooptés’ Atleo est du côté d’Eyford pour nous ramener dans le rang avec des fausses promesses et en en corrompant quelques uns. Si nécessaire, ‘la force’ sera utilisée pour nous menacer, nous agresser, nous insulter, nous emprisonner et nous tuer pour avoir déclaré illégale l’existence du Canada. Le Canada sait qu’il est tenu de nous consulter sur tout ce qu’il fait dans notre territoire.

Les Beatles chantaient : You never give me your money.You only give me your funny paper. And in the middle of negotiation, you break down. I never give you my number. I only give you my situation. And in the middle of investigation, I break down.”

Mohawk Nation News www.mohawknationnews.com
Email kahentinetha2@yahoo.com
Adresse: Box 991, Kahnawake [Quebec, Canada] J0L 1B0

OÙ LES AIGLES OSENT PRENDRE LEUR ENVOL (WHERE EAGLES DARE TO SOAR)

 

LES CHIPPEWA DE RED LAKE DECOUVRENT QUE LA COMPAGNIE ENBRIDGE N’A PAS DE CONTRATS DE SERVITUDE POUR SES OLEODUCS TRANSPORTANT LES SABLES BITUMINEUX A TRAVERS UN TERRITOIRE DONT LEUR NATION EST PROPRIETAIRE

 

Par Tar Sands Blockade
Publié aussi sur Censored News
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16 mars 2013

Traduction Christine Prat

Depuis plus de deux semaines, Nizhawendaamin Inaakiminaan (Nous Aimons Notre Terre) occupe un terrain situé juste au dessus de quatre oléoducs qui traversent une portion de territoire pour laquelle Enbridge prétend avoir un contrat de servitude depuis 1949, époque à laquelle la compagnie, alors appelée Lakehead Pipe Line Company, a installé les quatre premiers oléoducs traversant un territoire dont la Bande Chippewa de Red Lake est propriétaire, alors qu’elle n’a jamais eu de contrat de servitude avec la Nation Chippewa de Red Lake. Ces tuyaux transportent les dangereux sables bitumineux, du pétrole de Bakken, et du brut canadien. En menaçant les lacs des environs, ces tuyaux mettent en danger la vie et les ressources économiques des membres de la Bande de Red Lake.

Le groupe de base de Chippewa de Red Lake et d’Indiens Anishinaabe a été rejoint par des activistes et des gens solidaires déterminés a faire fermer les oléoducs, demander des comptes à Enbridge pour vol de territoire et protester contre le projet d’Enbridge de prolonger l’oléoduc Alberta Clipper qui transporte du pétrole de sables bitumineux toxique. L’occupation du territoire appartenant à Red Lake, situé dans le nord du Minnesota près de la ville de Leonard, a commencé jeudi 28 février. Des demandes adressées à Enbridge au sujet des règles de sécurité appliquées aux activités ayant lieu au-dessus de leurs oléoducs ont amené un porte-parole à déclarer que des activités telles que faire du feu et construire des structures permanentes comme des clôtures ou des maisons obligeraient à fermer les oléoducs.

Des campements similaires, comme le Camp Unist’ot’en, sont apparus un peu partout sur le continent pour combattre l’industrie de l’énergie fossile et arrêter la destruction de terres sacrées dans la course toujours plus dangereuse et toujours plus destructive aux sources d’énergie fossiles. L’industrie des pipelines aurait du mal à imaginer une époque plus dure pour faire ses affaires.

La résistance Autochtone aux oléoducs transportant des sables bitumineux dans la région date de 2009, quand l’Alberta Clipper d’Enbridge a été prolongé pour traverser les Réserves Anishinaabe de Leech Lake et Fond du Lac. L’oléoduc a été sauvé par des subtilités juridiques de la loi tribale qui ont amené le juge à classer l’affaire intentée contre la décision d’officiels élus de signer un contrat avec Enbridge.

Enbridge cherche actuellement à obtenir l’autorisation de presque doubler la capacité actuelle de l’Alberta Clipper de 440 000 barils par jour à 800 000. Non seulement l’action de Red Lake interrompt l’activité de quatre oléoducs, mais elle crée un précédent, affirmant que l’extension des oléoducs ne sera pas tolérée ! En plus, en faisant fermer les oléoducs illégaux d’Enbridge, elle pourrait empêcher des millions de barils de sables bitumineux polluants d’arriver sur le marché.

Maintenant, par une action décisive et audacieuse et le large soutien de membres de la Bande de Red Lake, grâce à des années d’auto éducation de la communauté, Nizhawendaamin Inaakiminaan pourrait bien être le premier exemple d’une ligne de transport de sables bitumineux forcée de fermer définitivement à cause de protestations, après avoir été opérationnelle !

« Quand j’ai été informée de l’intrusion illégale de la société Enbridge sur ma terre natale, j’ai compris que je pouvais faire quelque chose. J’ai téléphoné à autant de résidents de Red Lake que j’ai pu et les ai informés » dit Angie Palacio qui a été à l’origine du campement avec le soutien d’Indigenous Environmental Network.

Ils ont reçu énormément de soutien de nombreuses nations et de nombreux groupes :

Tom Poor Bear, vice-président de la Nation Sioux Oglala a déclaré « Nous soutenons sans réserve la Nation de Red Lake et ses membres qui s’opposent à l’oléoduc d’Enbridge pour arrêter son cours et faire supprimer ce tuyau illégal de leur territoire. »

Bill McKibben, fondateur de 350.org a déclaré « J’imagine que tous ceux qui, sur la planète, résistent aux carburants fossiles, suivent leur action avec gratitude. »

Le Chef Bill Erasmus de la Première Nation Dene a déclaré « Nous soutenons totalement les membres de Red Lake et leur résistance conforme à l’Accord pour Notre Mère la Terre, et nous nous inspirons d’eux, affirmant notre responsabilité de protéger et préserver pour nos descendants les droits souverains intrinsèques de nos nations autochtones, les droits des propriétaires et tous les droits humains inhérents. »

Bien entendu, Enbridge est un acteur-clé de la saga des oléoducs transportant les sables bitumineux toxiques, responsable de la pire fuite pétrochimique terrestre de l’histoire des Etats-Unis. Le 25 juillet 2010, une fuite de bitume dilué de l’oléoduc d’Enbridge 6B, près de Marshall, dans le Michigan, s’est traduite par le déversement de plus quatre millions de litres de bitume dilué toxique et a pollué définitivement 64 km de la Rivière Kalamazoo et quelques affluents. Il y a eu des centaines de problèmes de santé associés à la contamination par les produits chimiques contenus dans les sables bitumineux et depuis la fuite, il y a eu plusieurs cas de décès qui y ont été attribués. Ces produits chimiques se sont immédiatement évaporés, et, comme ils sont plus lourds que l’air, ont formé un nuage toxique au niveau du sol, ce à quoi il est pratiquement impossible d’échapper.

Après la fuite, il s’est avéré clairement qu’Enbridge et les équipes du gouvernement fédéral des Etats-Unis n’avaient aucune connaissance de la façon de nettoyer le bitume dilué résultant d’une fuite accidentelle. Le bitume dilué n’est pas du pétrole brut et ne se comporte pas de la même façon. Il n’y a toujours pas de protocoles de nettoyage clairs et les membres des équipes de première urgence dans des régions comme le Texas et l’Oklahoma, où l’oléoduc Keystone XL doit transporter 750 000 barils par jour s’il les traverse comme c’est prévu fin 2013, n’ont jamais été informés sur la façon de réagir à des fuites de bitume dilué extrêmement toxique, fuites très courantes dans l’industrie des sables bitumineux. Les communautés vivant à proximité de la fuite désastreuse sont toujours sous le choc et ne présentent pas – ou peu – de signes de rétablissement, que ce soit sur le plan biologique ou économique.

Nizhawendaamin Inaakiminaan a parfaitement conscience de ces évènements et a entrepris l’une des actions les plus enthousiasmantes pour débarrasser son territoire de la menace posée à la santé et la sécurité de la communauté par les oléoducs transportant le pétrole de sables bitumineux.

 

 

DE PIED FERME (‘MOCCASINS ON THE GROUND’) POUR PROTEGER L’EAU SACRÉE

Par Debra White Plume
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Tar Sands Blockade
Censored News
Vendredi 8 mars 2013
Traduction Christine Prat

Les Lakota savent que nous aimons Unci Maka. Tout Unci Maka. Nos ancêtres étaient libres, de suivre la Voie de la Nation Etoile (la Bonne Route Rouge), de se déplacer, de chasser, d’être heureux, d’avoir de l’eau sacrée. Puis un jour, PRENEUR DE GRAISSE [FAT TAKER] est venu dans le camp, et a volé la graisse que de nombreuses femmes avaient préparée pour passer les durs hivers de la prairie. Dès lors, ce fut le début d’une guerre que nos ancêtres ont menée pour défendre leurs enfants, leurs bébés, leur – et notre – voie sacrée de la vie. Les coups de feu ont bien pu cesser à Wounded Knee le jour où le 7ème de Cavalerie a massacré des femmes, des enfants, des vieillard et des hommes désarmés. Mais la guerre continue. L’Amérique continue a violer la loi internationale, car c’est bien ce qu’est un traité. Nos ancêtres ont signé le Traité de Fort Laramie en 1851 et 1868 avec les Etats-Unis pour conserver un territoire et faire la paix. L’Amérique a violé la Loi du Traité quand Preneur de Graisse a trouvé de l’or, et ils n’ont pas cessé de la violer depuis. L’Amérique a admis récemment sa culpabilité d’avoir été un Preneur de Graisse, en approuvant unilatéralement (étant donné que personne ne s’est soucié de parler avec le gouvernement Traditionnel sur cette affaire) l’accord Cobell, qui a accordé quelques milliards aux innombrables peuples des Nations Rouges auxquels l’Amérique avait volé 134 milliards de dollars sous forme de ce qu’elle appelle des « ressources naturelles ». Celles-ci ont été arrachées à Unci Maka pour assurer des profits à quelques Preneurs de Graisse, laissant derrière la destruction et la pollution avec lesquelles nos Nations Rouges doivent vivre et mourir.

Nos frontières d’après le Traité comprennent une grande partie des Grandes Plaines. C’est notre territoire ancestral que nous avons conservé par Traité. Jusqu’à aujourd’hui, nous aimons cette terre et nous sentons que nous devons en prendre soin. A un moment donné, l’Amérique, après avoir pris illégalement d’autres territoires que nous n’avions pas cédés, a appelé les portions qui restaient « la Grande Réserve Sioux ». Néanmoins, nous sommes notre propre Nation souveraine !

Ici il faut noter quelque confusion dans la façon dont les Américains comprennent ce que nous voulons dire par « réserves ». L’endroit où je vis maintenant est la Réserve Indienne de Pine Ridge au sud-ouest du Dakota du Sud. Officiellement, dans les fichiers du Ministère de l’Intérieur Américain (où sont gérés les parcs nationaux, les animaux et les plantes – c’est aussi où les Indiens et nos terres sont « gérés »), la Réserve de Pine Ridge est indiquée comme le Camp de Prisonniers de Guerre 344. Dans le passé, nous ne dépendions pas du Ministère de l’Intérieur, mais du Ministère de la Guerre. Les Indiens d’Amérique (sic) sont les seuls dans ce grand pays qui ont un AUTRE numéro, à part le numéro de sécurité sociale qu’ont tous les Américains. Nous avons notre numéro « d’Indien », notre numéro de Prisonnier de Guerre. Le mien commence par 344. Ainsi l’Amérique sait que je réside dans le Camp de Prisonniers de Guerre 344. Réfléchissez-y un peu.

Dans notre action pour protéger le Territoire du Traité, les Droits de l’Homme, les Droits du Traité, nous nous faisons des alliés dans le monde entier pour informer l’opinion de notre situation dans le Camp de Prisonniers de Guerre 344 [POW Camp #344], de nos Traités, et de notre obligation et privilège de protéger les terres et les eaux pour les générations à venir. Nous avons beaucoup d’alliés Américains. Parfois ils commettent l’erreur humaine de se fier aux informations qu’ils trouvent sur nous et d’utiliser les archives américaines ; or, l’Amérique se réfère à une partie de notre territoire sous le nom de « Grande Réserve Sioux », ce qui était un territoire collectif où nos Nations devaient vivre ensemble, contrairement aux territoires des ‘réserves’ c’est-à-dire ce qui reste après que les Américains aient enlevé à notre Territoire du Traité ce qu’ils voulaient pour s’Engraisser. Ces ‘réserves’ séparées sont les lieus où vivent les Bandes distinctes (je suis de la Bande Oglala) aujourd’hui.

Maintenant, il y a un oléoduc pour transporter le pétrole des sables bitumineux, l’oléoduc Keystone XL projeté par TransCanada, Inc. qui doit traverser notre Territoire du Traité, ou, selon les termes des archives américaines, la « Grande Réserve Sioux ». Il traversera des centaines de fleuves, rivières et ruisseaux, et passera au-dessus de notre Nappe Aquifère Ogallala, qui s’étend à travers 8 états du Dakota du Sud au Texas, et il traversera aussi notre système d’eau courante. La nappe aquifère en question est aussi la source d’eau potable pour certaines parties de la Réserve de Pine Ridge, la Réserve de Cheyenne River Eagle Butte et la Réserve de Rosebud, qui dépendent aussi du système d’eau courante pour l’eau potable. Nous devons protéger notre eau potable.

La procédure américaine d’implication du citoyen est conçue pour donner au gens l’impression qu’ils ont quelque chose à dire. Cependant, quand cette procédure est appliquée aux « Indiens Américains », elle est faussée à l’avantage des Etats-Unis et de toute compagnie privée voulant faire des affaires sur nos terres. L’Amérique prétend que cette procédure nous donne la parole pour exprimer nos inquiétudes, nos besoins et nos DROITS. Nous savons que c’est un leurre, un mythe, un déguisement pour que le Preneur de Graisse continue à avoir ce qu’il veut.

TransCanada a un site sur lequel ils affichent notre poster pour l’entrainement des activistes de ‘Moccasins on the Ground’. TransCanada affirme avoir utilisé la procédure américaine pour « travailler avec » les tribus, mais ce n’est qu’une manipulation de plus du Preneur de Graisse pour obtenir ce qu’il veut. Disons que notre « tribu » rencontre des gens des institutions américaines comme EPA, BLM, etc. et nous disons « NON, ne passez pas par ici. » Alors les institutions dirons « mais nous avons le droit de passer par ici, çà n’enfreint aucune loi. » Ce n’est pas une consultation, c’est le gouvernement fédéral qui nous DIT ce qu’il va faire. Nos Nations Rouges se sont toutes opposées à l’oléoduc Keystone XL et ont fait appel aux Lakota pour défendre l’eau.

TransCanada tente de monter en épingle une identification américaine erronée de qui sont nos peuples et en quoi nos Territoires consistent. TransCanada essaie d’expliquer que leur processus de demande de permis a été transparent, et honnête, et bon. Demandez aux éleveurs et fermiers non-Indien du Montana au Texas combien TransCanada et l’Amérique ont été transparents dans leur conduite. Ils ont perdu leurs terres par expropriation au profit de TransCanada. Ils sont les nouveaux Indiens d’aujourd’hui, le gouvernement fédéral aide le Preneur de Graisse à prendre leurs terres maintenant, contre leur volonté.

Les gens doivent être prudents et lire entre les lignes ce que disent ces entreprises Preneuses de Graisse, vu qu’ils manipulent la langue anglaise et jouent sur les mots pour paraître ne pas être Preneurs de Graisse, et être honnêtes et bons. Ne soyez pas dupes du Preneur de Graisse. Soyez avec nous pour bloquer l’oléoduc Keystone XL et fermer le site d’extraction des sables bitumineux. Soyez avec nous pendant qu’il est encore temps de les arrêter. Rassemblez votre courage ! Nous avons le droit de protéger notre eau sacrée pour nos enfants et petits-enfants. C’est leur eau. Nous devons être prêts à protéger ce qui est destiné à nos jeunes générations.

Nous accueillons actuellement une session d’entrainement de trois jours, pour apprendre les uns des autres comment protéger notre eau sacrée par l’action directe non-violente, ce qui d’ailleurs, est un droit pour tous les citoyens de ce grand pays. Nous nous ferons des alliés, acquerrons de nouvelles compétences, partagerons les compétences existantes efficaces qui nous rendrons plus forts dans notre action collective pour les attendre de pied ferme [putting our Mocassins on the Ground] pour protéger notre eau sacrée. Hecetuwe. (C’est ainsi).

Debra White Plume

Owe Aku, Bring Back the Way

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OPERATION ‘DE PIED FERME’ (‘MOCCASINS ON THE GROUND’)

 

Par Debra White Plume
8 mars 2013
Sur le site de Tar Sands Blockade
Republié sur Censored News

 

8 mars, mise à jourMoccasins on the Ground : l’entrainement des activistes de première ligne commence

L’entrainement pour ‘Moccasins on the Ground’ a commencé aujourd’hui dans la réserve de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, avec une célébration et une cérémonie. Debra White Plume, Grand-mère Lakota, s’est exprimée sur le but de ce weekend :

« Cet entrainement est un message à Obama et à TransCanada leur signifiant que s’ils essaient de construire le Keystone XL nous serons là pour les rencontrer, les attendant de pied ferme [with our moccasins on the ground]. »

Des Anciens Lakota ont adressé à la foule des messages importants sur la protection des Eaux Sacrées des sables bitumineux toxiques. Voici quelques moments importants de la cérémonie d’ouverture :

– Des joueurs de tambours ont exécuté un chant traditionnel en Lakota, qu’on peut traduire approximativement par : « Le Grand-Père regarde vers le bas et veille sur nous en tant que protecteurs de Notre Mère la Terre ».
– « L’eau est le premier soin. Peu importe votre couleur. Vous avez besoin d’eau pour survivre. Il s’agit de protéger notre Eau Sacrée » – Vic Camp
– « C’est la question-clé : Quand proclamons nous le droit à l’autodéfense pour la Terre Mère ? » – Alex White Plume
– « C’est un pipeline de mort. La mort culturelle pour notre peuple » – Ramsey Sprague, Tar Sands Blockade

 

Publié par Indigenous Action Media
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Traduction Christine Prat

Communiqué de presse
7 mars 2013

La Tribu Havasupai et des Groupes de Protection de la Nature attaquent la mine d’uranium qui menace le Grand Canyon

Le Service des Forêts approuve l’exploitation d’uranium sans consulter les tribus ni mettre à jour une étude environnemental vieille de 27 ans

 

PARC NATIONAL DU GRAND CANYON – La Tribu Havasupai et trois groupes de protection de la nature ont entrepris ce jour de poursuivre le Service des Forêts des Etats-Unis pour sa décision d’autoriser Energy Fuels Resources, Inc. à commencer l’exploitation d’une mine d’uranium près du Parc National du Grand Canyon, sans entreprendre ni mener à terme des consultations formelles avec les tribus ni mettre à jour une étude environnementale fédérale dépassée, datant de 1986. La Mine du Canyon menace des valeurs culturelles, la vie sauvage et les espèces protégées et accroît le risque de pollution du sol, et de pollution et d’épuisement des eaux souterraines qui alimentent les sources et les puits dans le Grand Canyon et les alentours. La plainte allègue que cette autorisation enfreint des lois sur l’environnement, l’exploitation minière, les terres publiques et la préservation de sites historiques.

« Nous regrettons que le Service des Forêts ne protège pas notre site sacré de Red Butte, Propriété Culturelle Traditionnelle, des destructions causées par l’exploitation d’uranium » dit Don Watahomigie, président de la Tribu Havasupai. « Les Havasupai retournent devant les tribunaux fédéraux pour protéger notre peuple, notre religion et notre eau. »

La mine est située dans les limites de la Propriété Culturelle Traditionnelle de Red Butte, définie en 2010 par le Service des Forêts en raison de son importance religieuse et culturelle cruciale pour plusieurs tribus, en particulier les Havasupai. En tant que « propriété culturelle traditionnelle », Red Butte est susceptible d’être mise au Registre National des Sites Historiques. La plainte allègue que le Service des Forêts enfreint la Loi sur la Préservation Nationale [du patrimoine] Historique en n’engageant pas, comme la Loi l’exige, de procédure de consultation des tribus concernées pour déterminer comment les effets négatifs de la mine sur Red Butte pourraient être évités ou réduits, avant d’approuver l’exploitation.

« Le Service des Forêts devrait protéger le Grand Canyon plutôt que de préserver les projets dangereux de l’industrie de l’uranium de tout contrôle public, tribal, écologique ou scientifique » dit Taylor McKinnon du Centre pour la Diversité Biologique. « Sacrifier l’eau, la culture et la vie sauvage à l’industrie de l’uranium était déjà une mauvaise idée en 1986, le faire maintenant sans tenir compte de 27 ans de nouvelles informations est absurde. »

La mine se trouve à l’intérieur des 4000 km² de « retrait minier » approuvé par le gouvernement Obama en janvier 2012 pour protéger le bassin du Grand Canyon de nouveaux impacts de l’exploitation d’uranium. Le ‘retrait’ interdit toute nouvelle concession minière et l’exploitation d’anciennes concessions sans « droits établis ». En avril 2012, le Service des Forêts a décidé qu’il y avait des « droits établis » pour la mine du Canyon et a publié en juin un rapport tentant d’expliquer sa décision d’autoriser la mine à ouvrir sans mettre à jour l’étude environnementale vieille de 27 ans.

« Après 27 ans, le Service des Forêts ne tient toujours pas compte des effets nocifs importants de ce projet de mine d’uranium, si près du Grand Canyon et de Red Butte, au cœur d’une région qui constitue un habitat important pour la vie sauvage » dit Sandy Bahr du Sierra Club de la circonscription du Grand Canyon. « Le Service devrait être l’intendant de ces terres au lieu de servir de courtier à l’industrie de l’uranium. »

La plainte allègue aussi que le Service des Forêts a enfreint la Loi sur la Politique Nationale de l’Environnement [NEPA] en n’assurant pas de « déclaration supplémentaire sur l’impact environnemental » analysant les changements dans le projet d’exploitation et les nouvelles connaissances et circonstances intervenues depuis la déclaration d’impact environnemental de la mine de 1986. Ces nouveaux éléments incluent la désignation en 2010 de Red Butte comme Propriété Culturelle Traditionnelle, la réintroduction du condor de Californie menacé, et diverses autorisations. Des études scientifiques publiées depuis 1986 ont démontré le potentiel pour une recharge rapide des nappes aquifères et la connectivité entre les nappes aquifères peu et plus profondes et les sources et ruisseaux de la région.

« Ne pas prendre en considération les études exhaustives réalisées dans les années 90 des eaux souterraines de la région au sud du Grand Canyon est de l’inconscience » dit Roger Clark du Grand Canyon Trust. « Pourquoi le Service des Forêts ignore-t-il délibérément des informations qui pourraient prévenir des dégâts irréversibles aux sources qui constituent le seul approvisionnement en eau des Havasupai et sont vitales pour les plantes, les animaux et les randonneurs du Grand Canyon ? »

La plainte a été déposée par la Tribu Havasupai, le Grand Canyon Trust, le Centre pour la Diversité Biologique et le Sierra Club. Le but est d’obtenir un redressement par injonction mettant un terme à toutes les opérations minières et enjoignant au Service des Forêts de n’autoriser des activités en relation avec la mine qu’en conformité avec la loi.

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Informations :

La Mine du Canyon [Canyon Mine] est située sur le territoire de la Forêt Nationale de Kaibab, à un peu moins de 10 km au sud du Parc National du Grand Canyon. L’approbation initiale de la mine 1986 a fait l’objet de protestations et de poursuites judiciaires de la part de la tribu Havasupai et d’autres, objectant aux effets néfastes potentiels de l’extraction d’uranium sur les eaux souterraines, les sources, les ruisseaux, les écosystèmes et les valeurs culturelles attachées à Red Butte. L’infrastructure extérieure de la mine a été construite au début des années 90, mais un effondrement du prix de l’uranium a entraîné la fermeture de la mine en 1992 avant que le puits proprement dit ait été creusé. Des forages exploratoires ont drainé de l’eau souterraine sous le site de la mine, privant les sources de la région d’une quantité d’eau estimée à 5000 m³ par an. Un rapport d’Etude Géologique U.S. de 2010 notait que des échantillons d’eau prélevés sous la mine indiquaient des concentrations d’uranium dissout excédant les normes autorisées pour l’eau potable. Les eaux souterraines menacées par la mine approvisionnent des puits municipaux et les eaux de ruissellement et les cascades du Grand Canyon, y compris les Cascades Havasu et Havasu Creek. Les Permis de Protection Aquifère délivrés par le Service de la Qualité de l’Environnement d’Arizona [ADEQ] n’exigent pas la surveillance des nappes aquifères profondes et ne prévoient pas de plans de réparation ou de décontamination des nappes profondes. La mine, à l’origine propriété de Energy Fuels Nuclear, a été achetée par Denison Mines en 1997, puis en 2012 par Energy Fuels Resources Inc. qui la gère actuellement.

 

Contact:
Don Watahomigie, Chairman, Havasupai Tribe, htchair@havasupai-nsn.gov
Matthew Putesoy, Vice Chairman, Havasupai Tribe, mattputesoy@yahoo.com
Roger Clark, Grand Canyon, rclark@grandcanyontrust.org
Taylor McKinnon, Center for Biological Diversity, tmckinnon@biologicaldiversity.org
Sandy Bahr, Sierra Club, sandy.bahr@sierraclub.org

 

DES SIOUX OGLALA ‘COMPTENT UN COUP’ CONTRE COMMERCES D’ALCOOL

Par Natalie Hand
Censored News
Dimanche 3 mars 2013
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Traduction Christine Prat

PINE RIDGE, Dakota du Sud – Plus de 100 membres de la tribu Sioux Lakota Oglala et des alliés, parmi lesquels des membres de Deep Green Resistance, se sont réunis à nouveau ce jour pour une ronde afin d’éveiller la conscience des conditions désastreuses dans le village de White Clay à la frontière du Nebraska, un hameau qui compte quatre commerces d’alcool près de la Réserve Indienne de Pine Ridge où l’alcool est prohibé.

Conduits à nouveau par le Président Tribal Sioux Oglala Bryan Brewer, les manifestants pacifiques sont entrés dans White Clay et ont remis à Terry Robbins, de la Patrouille d’Etat du Nebraska et Sheriff du comté local, une copie d’une résolution de Floyd Hand, Président Traditionnel du Conseil du Traité de la Nation Sioux des Black Hills, site des Traités de Fort Laramie de 1851/1868, qui constituent un accord toujours en vigueur et légalement contraignant entre les Etats-Unis d’Amérique et la Grande Nation Sioux. Dans le cadre de cet accord, une zone tampon de 16 km autour des limites de la réserve a été établie, zone dans laquelle on ne doit pas vendre d’alcool. L’état du Nebraska, soutenu par le gouvernement des Etats-Unis, a ignoré cette clause. Les Sioux Lakota Oglala pensent que l’alcool est une forme moderne de génocide, continué par des profiteurs rapaces à White Clay.

Les manifestants, conduits par Alex White Plume, porte-parole du Conseil du Traité de la Nation Sioux des Black Hills, se sont rendus devant chaque commerce d’alcool et ont procédé à l’acte traditionnel Lakota de ‘compter un coup’ sur chaque établissement, en le touchant de la main ou avec le bâton à plume d’aigle. Les Lakota croient que lorsqu’on ‘compte le coup’ avec un ennemi, sa mort survient à court terme. Ils croient que cet acte ‘tuera’ les commerces d’alcool. Les quatre magasins étaient fermés pendant la manifestation.

Ce soir déjà, des rapports confirment que les commerces d’alcool de White Clay n’ont pas pu encaisser des chèques à cause d’un manque d’argent liquide dans les caisses.

Contact : Natalie Hand pteole@gwtc.net

 

ReclaimSignNAU
Des Défenseurs des Pics visés par des poursuites au niveau fédéral sont forcés d’accepter un Accord de ‘Renoncement Collatéral’

Un couple de Flagstaff s’est senti ‘Contraint’ sous la menace d’accusations supplémentaires

 

 

Par Dawn Dyer et James Anders, email : dawndyer44@q.com
Publié sur Censored News
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Traduction Christine Prat

Samedi 2 mars 2013

FLAGSTAFF, Arizona – Bien que décidés au départ à combattre en justice les accusations portées contre eux par le Service des Forêts du Comté de Coconino, James Anders et Dawn Dyer déclarent que des tactiques coercitives et insidieuses de la part des procureurs fédéraux les ont forcés à signer l’accord. James Anders et Dawn Dyer ont été initialement accusés, avec deux autres personnes, en décembre dernier, d’infraction (selon la Section 261.3a) pour avoir prétendument perturbé le travail d’un officier du Service des Forêts, après qu’une douzaine de citoyens préoccupés aient pénétré dans le hall du Service des Forêts du Comté de Coconino, le 21 septembre 2012, pour exprimer leurs inquiétudes sur les questions culturelles et sanitaires posées par le fait que le service avait autorisé l’usage d’eau d’égouts traitée pour faire de la neige sur les Pics San Francisco.

D’après J. Anders et D. Dyer, les procureurs les ont menacés d’ajouter deux chefs d’accusation, par exemple trouble à l’ordre et dépôt d’ordures, s’ils essayaient de porter l’affaire devant le tribunal. On a laissé entendre à Anders qu’il était probable que le juge ait de préjugés sur cette affaire et qu’il était donc probable qu’il encoure une peine plus lourde et des amendes plus élevées. Selon J. Anders « la façon dont la ‘justice’ fonctionne dans ce pays est tout simplement révoltante ! Pour avoir essayé d’attirer l’attention de votre gouvernement, vous pouvez être arrêté, détenu, voir votre liberté de mouvement restreinte, être menacé et être victime d’extorsion. Les officiels du Service des Forêts ont purement et simplement menti dans leur plainte à l’origine et ont continué à le faire pendant toute la procédure. »

Le couple croit avoir été mis en accusation simplement parce qu’ils avaient participé à des manifestations précédentes pour les San Francisco Peaks. D’après Dawn, « nous étions là pour exprimer notre soutien, pour assister à la remise de deux lettres adressées au Superviseur du Service des Forêts Earl Stewart, au Ministre de l’Agriculture Tom Vilsack et à d’autres membres du gouvernement Obama. Nous voulions attirer l’attention de notre gouvernement, j’ai pris quelques photos mais n’ai pas prononcé un seul mot. Nous avons été repérés par un individu dans ce bureau parce que nous avions assisté à des manifestations précédentes. »

Depuis que les accusations ont été portées en décembre, la liberté de mouvement du couple a été restreinte et ils n’ont pas été autorisés à assister à des prières ni à se rendre pour toute autre raison sur la route de Snowbowl. Le couple est maintenant persuadé que le motif et le moment des arrestations visaient à empêcher les gens de protester pendant les célébrations du 75ème Anniversaire d’Arizona Snowbowl. (Des manifestations ont cependant eu lieu en ville pendant cette semaine-là). Les commémorations ont aussi coïncidé avec le moment où la première neige faite d’eau d’égouts a été utilisée sur les Pics San Francisco. Dawn Dyer a déclaré « Je crois que toute cette affaire est une violation de notre liberté d’expression et que çà a été organisé délibérément pour tuer dans l’œuf toute protestation légale sur la question. »

L’accord de ‘Renoncement collatéral’ implique une annulation de toutes les accusations et de toute reconnaissance de culpabilité. Le couple doit accepter de payer 200 dollars chacun en frais de justice et défraiements.

 

La vidéo de l’évènement (en anglais seulement, voir plus bas un extrait avec sous-titres en français)

 

Extraits avec sous-titres en français:

GRAND CANYON, ARIZONA : LA COUR D’APPEL DU 9ÈME CIRCUIT DECIDE EN FAVEUR DE LA MINE D’URANIUM, CONTRE LES AUTOCHTONES ET LES PROTECTEURS DE LA NATURE

Christine Prat

 

Le 4 février 2013, la Cour d’Appel du 9ième Circuit s’est prononcée pour l’autorisation de l’exploitation de la mine d’uranium Arizona 1 par la compagnie Denison Mines, et contre la plainte déposée conjointement par le Centre pour la Diversité Biologique, le Grand Canyon Trust, le Sierra Club, la Bande d’Indiens Paiutes de Kaibab et la Tribu Havasupai contre le Ministre de l’Intérieur Ken Salazar, le Bureau de Gestion du Territoire [Bureau of Land Management] et la firme Denison Mines.

La controverse remonte à 1984, lorsque la compagnie Energy Fuels Nuclear, Inc. a déposé une demande d’exploration des concessions minières qu’elle avait acquises dans le Comté de Mohave, demande approuvée par le Bureau fédéral de Gestion du Territoire [U.S. Bureau of Land Management – BLM]. En 1988 Energy Fuels a déposé une demande d’autorisation pour exploiter la mine Arizona 1, demande approuvée le 9 mai de la même année par le BLM, après une « étude détaillée » supposée indiquer que l’exploitation de cette mine n’aurait pas d’effets significatifs sur la qualité de l’environnement et que le plan d’opérations était conforme aux règlements de l’époque. En 1992, suite à une baisse vertigineuse du prix de l’uranium, Energy Fuels a cessé d’exploiter la mine. En mai 1997, la mine a été vendue à International Uranium Corporation, USA, qui n’a pas repris l’exploitation. En 2007, International Uranium a fusionné avec Denison Mines (compagnie Canadienne, comme il se doit). D’après la Cour, les diverses compagnies ont pendant tout ce temps entretenu les bâtiments, payé les impôts et les primes d’assurance, etc. conformément à la loi et lorsque Denison a annoncé son intention de reprendre l’exploitation de la mine en 2007, la compagnie s’est acquittée de diverses obligations prévues par la loi.

Cependant, les opposants à la mine ont objecté que le plan d’opération et l’étude d’impact environnemental n’ont pas été revus depuis 1988 et peuvent très bien être totalement dépassés. Ils ont donc déposé une première plainte en novembre 2009. Depuis, les batailles juridiques ont continué.

Début janvier 2012, les adversaires de la mine ont cru pouvoir crier victoire : le gouvernement fédéral avait décidé d’interdire l’exploitation de mines d’uranium dans une zone d’environs 400 000 hectares autour du Grand Canyon. Mais quelques mois plus tard, il s’est avéré que la mine Arizona 1 pouvait être à nouveau exploitée. Elle est située à 10,4 km de la limite du Parc National du Grand Canyon !

Dans sa décision du 4 février 2013, la Cour n’invoque que des arguments purement légaux. La décision ne tient pas compte des nouvelles inquiétudes et connaissances concernant la pollution, le changement climatique, etc. qui se sont beaucoup développées depuis 1988, affirmant seulement que la loi n’oblige pas à effectuer une nouvelle étude d’impact environnemental.

RedButte1

Outre la proximité du Parc National du Grand Canyon, patrimoine de l’humanité, merveille du monde, etc., la mine n’est pas loin non plus de Red Butte, site sacré des Havasupai. La forêt de Kaibab est aussi classée Forêt Nationale (donc le Service des Forêts – toujours lui – a du aussi donner son accord !)

 

 

Source :
https://docs.google.com/viewer?url=https://media.azpm.org/master/document/2013/2/4/pdf/11-17843.pdf
(reproduction de la décision de la Cour, 14 pages, pdf)

Voir aussi:
Article du 9 janvier 2012
Article de Klee Benally de mars 2010, en Français, in English

Warriors face off with police during White Clay protest  Feb. 28, 2013 Photo Joey Feaster

 

LE PRESIDENT OGLALA JURE DE FAIRE FERMER LES COMMERCES D’ALCOOL DE LA VILLE FRONTIERE

Censored News
Vendredi 1er mars 2013
See original article in English
Traduction Christine Prat

PINE RIDGE, Dakota du Sud – Le soir du 28 février 2013, le Président Tribal Sioux Oglala Bryan V. Brewer Sr. s’est joint à 100 membres de la tribu et leurs alliés pour une ronde pacifique à la frontière du Dakota du Sud et du Nebraska près de la tristement fameuse petite ville de White Clay, au Nebraska. White Clay, un simple hameau, consiste principalement en quatre commerces d’alcool, qui profitent des résidents de la réserve toute proche, où l’alcool est interdit.

Les représentants de l’ordre du Nebraska, parmi lesquels ceux du Service du Sheriff du Comté de Sheridan et de la Police de l’état du Nebraska, ont tenté de contenir les manifestants pacifiques à l’intérieur de ce qu’ils pensent être les limites légales de la réserve. Le Président Brewer s’est vu obligé d’informer Terry Robbins, Sheriff du Comté de Sheridan, de la position de la Tribu sur la question des limites soi-disant « légales », citant les Traités de Fort Laramie de 1851 et 1868.

Le Président Brewer a déclaré « Le Gouvernement Fédéral a établi une zone de 16 km autour des limites extérieures de la réserve, dans laquelle il ne devrait pas y avoir de vente d’alcool. L’état du Nebraska viole ses propres lois. La loi Fédérale et, ce qui est important, la loi des Traités sont au-dessus des lois de celles de votre comté et de votre état. »

Le Président Brewer a calmement traversé un cordon de la police du Nebraska et est entré dans la première boutique d’alcool, située au nord de White Clay. Il en ressortit peu après et le propriétaire a éteint les lumières et fermé pour la nuit.

Le Président Brewer a informé Robbins de son intention de demander personnellement aux propriétaires des quatre commerces d’alcool de fermer leurs établissements. « Je continuerai à marcher avec mes parents sur White Clay et Lincoln, Nebraska, jusqu’à ce que ce soit fait. L’alcool touche tant de nos familles dans la réserve. Ces commerces d’alcool ont profité assez longtemps de notre malheur ! »

D’autres rondes pacifiques sont prévues pour l’avenir.

 

Pour plus d’information, contacter Toni Red Cloud – OST Public Relations (605) 407 9909 ION