A OAK FLAT, LES APACHES CONTINUENT DE RESISTER AU SENATEUR McCAIN ET SA MINE DE CUIVRE

Article et photos par Sandra Rambler, Apache San Carlos
Publié sur Censored News
2 juin 2015
Traduction Christine Prat

IL EST TEMPS DE PORTER CETTE AFFAIRE DEVANT LA COUR INTERAMERICAINE DES DROITS DE L’HOMME !! SAUVEZ CHI’CHIL’BILDA’GOTEEL (OAK FLAT) !! IL S’AGIT DU FUTUR DE NOS ENFANTS, DE NOS PETITS-ENFANTS ET DE CEUX A NAITRE. COMBIEN D’ARGENT ACCEPTERIEZ-

VOUS POUR VOUS RETOURNER CONTRE VOTRE PROPRE TRIBU PAR AVIDITE ET IGNORANCE ? LES ‘EMPLOIS’ DE LA MINE DE RESOLUTION COPPER SERONT DES TRAVAUX FAITSPAR DES MACHINES DIRIGEES PAR DES ROBOTS DU COLORADO ! C’EST UNE COMPAGNIE ETRANGERE ! QU’EN ONT-ILS A FAIRE DES PEUPLES AUTOCHTONES ? ILS VONT VOUS UTILISER ET VOUS CAUSER DES DOMMAGES AVEC LEURS DECHETS EMPOISONNES !

 

 

 

 

 

Voir aussi l’article de Lydia Millet ‘Selling Off Apache Holy Land’’, dans le New York Times. Un extrait :

« … Le camp se trouve au cœur d’un site sacré Apache ancien, où les cérémonies de la puberté, surtout pour les filles, ont été célébrées depuis des générations, ainsi que le ramassage traditionnel des glands. Çà appartient au public, sous l’autorité à usages multiples du Service des Forêts, et a été spécialement protégé depuis 1955, lorsque le Président Dwight D. Eisenhower a décrété la zone fermée à l’exploitation minière – ce qui autrement, tout comme faire paître le bétail, est commun dans les forêts nationales – à cause de sa valeur culturelle et naturelle. Le Ministère de l’Intérieur du Président Richard M. Nixon a renouvelé l’interdiction en 1971.
En dépit de ces protections, en décembre 2014, le Congrès a promis de remettre le titre de propriété d’Oak Flat à un conglomérat minier Australo-Britannique. Un alinéa en petits caractères bradant la Terre Sacrée Indienne a été ajouté à la dernière minute au projet de loi de budget militaire, la Loi d’Autorisation pour la Défense Nationale, qui doit absolument être adopté. En faisant cela, le Congrès a donné un site sacré Autochtone à une compagnie étrangère, peut-être pour la première fois dans l’histoire de notre nation.
Les Apaches occupent Oak Flat pour protester contre cette action – pour eux un bradage sacrilège et honteux d’un lieu ‘où les Apaches vont prier’ selon le Président tribal des Apaches San Carlos, Terry Rambler. Le site sera sans aucun doute détruit dans n’importe quel but autre que l’extraction minière ; l’exploitation par Resolution Copper va creuser une vaste grotte, qui, quand elle s’effondrera, laissera un puits de plus de 3 km de large, et de plus de 300 m de profondeur. La compagnie elle-même a comparé le résultat de son projet minier à Oak Flat avec un ‘cratère de météorite’ de la région. »

Cité par Sandra Rambler, traduction française Christine Prat

Voir tout l’article (en anglais) du New York Times
http://www.nytimes.com/2015/05/29/opinion/selling-off-apache-holy-land.html?_r=0

 

 

 

LA 12ÈME MARCHE ANNUELLE SUR LA PISTE DES MIGRANTS ARRIVE A TUCSON (ARIZONA)

PLUS DE 60 PARTICIPANTS SONT ARRIVES AU TERME DE LA MARCHE DE PLUS DE 120KM A TRAVERS LE DESERT DE SONORA

Publié sur Censored News
Vendredi 29 mai 2015
Traduction Christine Prat

TUCSON, Arizona – Dimanche 31 mai, la douzième marche annuelle sur la Piste des Migrants, plus de 120 km de Sásabe, dans le Sonora, devait arriver à Tucson, Arizona [Elle est arrivée – NdT]. Elle devait se terminer par un rassemblement communautaire dans le Parc Kennedy. Environs 60 participants [75, d’après Tucson News Now, du 31 mai, mis à jour le 1er juin] qui ont fait le voyage de sept jours étaient venus du Mexique, du Canada et de plus de 13 états des Etats-Unis ; ils représentent diverses communautés, entre autres de Colombie, du Guatemala et de Palestine.
Depuis les années 1990, plus de 6000 hommes, femmes et enfants ont perdu la vie en traversant la frontière Etats-Unis/Mexique. La crise des droits de l’homme que représentent les décès le long de la frontière n’est qu’une partie de la stratégie qui consiste à diriger les migrants les plus vulnérables vers le désert mortel d’Arizona. Les participants à la marche sur la Piste des Migrants ne représentent pas seulement la tragédie de la mort, mais aussi la déshumanisation intentionnelle et la militarisation des communautés vivant le long de la frontière.
« Je pourrais comprendre cette tragédie dans nos zones frontalières si notre pays était pauvre. Mais ceux qui font cette politique qui conduit à tant de morts évitables, se vantent de notre force, de notre richesse, et de notre conscience morale. Cette politique coûte énormément, aussi bien en milliards de dollars qu’en termes de nos valeurs morales dans le reste du monde » dit Mohyeddin Abdulaziz, habitant de Tucson de longue date et membre du BDS pour le Sud de l’Arizona, une organisation qui veut connecter les questions de droits de l’homme à la frontière Etats-Unis/Mexique avec celles des frontières de la Palestine.
« Cette marche fait beaucoup de choses » ajouta Lupe Castille, habitant de Tucson qui participe à la Piste des Migrants depuis sa création. « Un de ses succès est de rassembler des gens de partout qui rechargent notre créativité pour ce travail douloureux et cependant plein de joies que nous faisons dans nos communautés avec les migrants et les réfugiés. En tant que collectif, nous pouvons continuer à marcher dans les pas de ceux qui ont construit ce mouvement avant nous. » La Marche sur la Piste des Migrants devait faire les derniers kilomètres de son voyage du camp de BLM sur Ajo Way et San Joaquin Road. Les participants étaient attendus dans le Parc Kennedy, à Tucson, par des orateurs, de la musique, des repas et des témoignages de participants et de supporters. Cette manifestation était gratuite et ouverte au public.