La compil de soutien au Projet Siléi peut maintenant être commandée en ligne pour 7,88 euros + frais d’envoi (1,58 euros pour un seul exemplaire, 0,39 euros pour les articles supplémentaires). Elle contient, entre autres, un morceau INEDIT de KLEE BENALLY, du rap Tohono O’odham, du grindcore Navajo/Hopi, des chants traditionnels, des morceaux anarcho-punk par des groupes sympathisants, etc.
A commander sur: http://www.etsy.com/shop/Infoshop
DES ORGANISATIONS JOIGNENT LEURS FORCES POUR ACHETER UN CENTRE POUR LES ARTS ET L’ACTIVISME DE LA COMMUNAUTE. ILS ONT BESOIN DE CONTRIBUTION POUR LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT
Par Klee Benally
sileiproject@gmail.com
www.oybm.org/silei
Publié sur Censored News
14 septembre 2012
FLAGSTAFF, Arizona – Outta Your Backpack Media (OYBM) et Táala Hooghan Infoshop ont joint leurs forces avec un nouveau groupe bénévole appelé Siléi Projet d’Emancipation de la Communauté (SCEP) pour acheter un centre communautaire de 420 m2 consacré à l’activisme social et environnemental.
Depuis 5 ans OYBM et Táala Hooghan ont travaillé ensemble pour fournir un accès aux arts, les ressources nécessaires aux activistes, à l’émancipation de la jeunesse Autochtone, une salle ouverte à tous les âges pour les musiciens, et beaucoup d’autres choses.
« Nous avons profondément réfléchi, avons eu des heures et des heures de réunions, avons consulté d’autres organisations et des Anciens, et avons décidé que non seulement c’était possible, mais que cela nous assurerait la longévité de notre vision et nous permettrait d’être plus efficaces dans notre travail. » dit Klee Benally, un bénévole de Siléi. « Nous sommes profondément engagés pour assurer que cette ressource communautaire vive pour les générations à venir. »
« Nous avons déjà reçu beaucoup de soutien et d’encouragement de la part de nos amis et de nos voisins, » dit Ned Del Cajello, une bénévole d’OYBM et de Táala Hooghan. « Nous sommes convaincus que grâce aux dons, aux collecteurs de fonds de la communauté, des occasions d’emprunts, le jumelage de fonds et d’autres activités de collecte créatives, nous arriverons à acheter le bâtiment. »
Actuellement les groupes ont mis en route une campagne de financement communautaire sur Rockethub. Ils ont jusqu’au 3 octobre 2012 pour récolter 10000 dollars pour les coûts dont l’apport initial.
En faisant des dons au financement communautaire, les donneurs peuvent recevoir des cadeaux, entre autres une compilation de soutien, des livres signés, un T-shirt, et même une participation à des ateliers de cinématographie.
12% des fonds avaient été réunis à daté du 14 septembre 2012.
Siléi va garder et gérer le lieu pour assurer que les buts et la vision du centre soient maintenus pour de nombreuses années à venir. Ceci inclut le projet de garder le bâtiment et la propriété pour les seuls buts de justice sociale et environnementale de la communauté au-delà de la viabilité prévisible des projets actuels tels que OYBM et Táala Hooghan.
OYBM va devenir un institut la justice dans les média et les arts pour la Jeunesse Indigène qui permettra une formation tout au long de l’année sur la justice dans les média et une production audiovisuelle soutenant la justice culturelle et écologique dans et autour du Sud-ouest des Etats-Unis.
Táala Hooghan Infoshop mettra en pratique sa déclaration d’action pour « l’émancipation de la jeunesse et de la communauté en générale dans l’action pour un monde plus juste et plus durable » en ayant un lieu plus sûr où les gens savent qu’ils peuvent aller en confiance pour trouver des informations et des ressources.
« En ce moment, il n’existe pas d’autre centre de ressources pour la communauté en Arizona, et il est impératif qu’un lieu comme Táala Hooghan devienne encore plus viable afin que l’information sur les efforts des organisations de base, ignorés par les média officiels, continue à circuler en Arizona. » dit Hailey Sherwood, une bénévole de Táala Hooghan.
HISTORIQUE
Depuis 2004, Outta Your Backpack Media a grandi et s’est épanoui dynamiquement d’année en année. Nous avons donné la possibilité à des centaines de jeunes Indigènes de partager leurs histoires grâce à nos ateliers de réalisation de films, qui sont uniques et gratuits. En 2011, OYBM faisait partie de la poignée d’organisations de jeunesse grâce auxquelles Flagstaff a obtenu le « Prix des 100 meilleures Communautés pour les Jeunes. » En 2007 nous avons créé, en partenariat avec Indigenous Action Media et Táala Hooghan Infoshop, notre propre Centre des Arts et Média pour la Jeunesse.
Tous les efforts entrepris par les deux organisations ont été le fait de 100% de bénévoles et ont été soutenus par des collecteurs de fonds créatifs basés dans la communauté.
Pour plus d’information sur Siléi : www.oybm.org/silei
Outta Your Backpack Media : www.oybm.org
Táala Hooghan Infoshop: www.taalahooghan.org
Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=FfbR3rTkvbs&feature=share&list=UUxcUQ5NVyH2-vjTGx0bZulQ
Pour les dons: http://www.rockethub.com/projects/10536-silei-community-empowerment-project
Publié par brendanorrell@gmail.com
Ci-dessus le tract de Siléi, recto et verso
Pochette du CD de soutien, recto et verso
Le 21 septembre 2012, des bénévoles de Protect the Peaks et des gens concernés par l’affaire des San Francisco Peaks, se sont rendus au bureau de Flagstaff du Service des Forêts des Etats-Unis afin de remettre la lettre suivante, adressée à Tom Vilsack, ministre de l’agriculture, responsable du Service des Forêts.
Voir ci-dessous la traduction française de cette lettre.
Lire la lettre originale en anglais.
(le New York Times a consacré un article à l’évènement : http://www.nytimes.com/2012/09/27/us/arizona-ski-resorts-sewage-plan-creates-uproar.html )
21 septembre 2012
Tom Vilsack
Secretary of Agriculture
U.S. Department of Agriculture
1400 Independence Ave., S.W.
Washington, DC 20250
Email: agsec@usda.gov
CC: Janie Hipp
Senior Adviser for Tribal Affairs USDA
janie.hipp@osec.usda.gov
CC: Earl Stewart
Forest Supervisor, Coconino National Forest
CC: Dion Killsback
Counselor to the Assistant Secretary of Indian Affairs
1849 C Street, NW, MS 4141-MIB, Washington, DC 20240.
consultation@bia.gov
Cher Monsieur le Ministre Vilsack,
Nous, soussignés, sommes des parents, des activistes et des citoyens de Flagstaff extrêmement préoccupés par la situation sur les Pics San Francisco, qui est imposée à notre communauté par la firme Arizona Snowbowl. L’expansion de la station de ski entraîne pour les générations futures la perte d’une flore et d’une faune alpines belles et rares.
L’expansion de Snowbowl et la fabrication de neige à partir d’eaux usées constitue une grave profanation de ce site sacré.
En continuant à approuver l’expansion de Snowbowl, le Service des Forêts fait preuve d’une extrême intolérance culturelle vis-à-vis de plus de treize Nations Autochtones qui considèrent les Pics comme sacrés. Le Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA) et le Service des Forêts continuent à discriminer ces communautés et à ignorer délibérément ces graves impacts en dépit des inquiétudes exprimées dans de nombreuses pétitions, manifestations, poursuites en justice et audiences publiques.
Nous sommes aussi très inquiets au sujet de la menace possible pour la santé de nos enfants, notre eau, et l’environnement local créée par l’écoulement d’eaux usées recyclées, spécialement en de si grandes quantités, que Snowbowl a l’intention de produire pour faire de la neige artificielle dès le mois de novembre de cette année.
Les Pics San Francisco sont une île dans le ciel, abritant une grande variété de plantes et d’animaux, tels que le séneçon de Jacob, qui vit sur la montagne et est menacé. Nous sommes particulièrement concernés par l’abattage d’arbres anciens, qui ne repousseront jamais de notre vivant. Les « pistes de ski » nouvellement dénudées sont d’énormes étendues de terre sans végétation qui pourraient se transformer en coulées de boue dévastatrices pendant la saison des pluies. Nous craignons que la fragmentation et le dérangement de la vie sauvage qui se produit spécialement pendant les travaux de construction et destruction de la forêt ne conduisent à un déclin des populations animales et de la biodiversité sur le site. Ce fragile écosystème de montagne désertique est également visité tout au long de l’année pour des raisons variées, autres que le ski : camping, randonnée, cyclisme, études scientifiques scolaires sur le terrain, entre autres. Ces autres activités entretiennent l’économie locale toute l’année et sont si attrayantes parce que ces terres ne sont pasdéveloppées.
Il a été démontré que l’eau recyclée que Snowbowl compte utiliser pour créer sa « neige » contient des perturbateurs endocriniens et des contaminants qui ne sont même pas encore bien compris par le Service de la Qualité de l’Environnement d’Arizona (ADEQ). Ceci a été démontré dans une étude intitulée « Projet d’Examen des Perturbateurs Endocriniens », par le Dr. Cathy Propper, une biologiste de l’Université du Nord de l’Arizona. Une étude encore plus récente par le Dr. Robin Silver de la même eau recyclée actuellement utilisée dans les parcs de la ville et sur les terrains de sport scolaires, a permis de trouver des gènes résistants aux antibiotiques et montre qu’ils se reconstituent et sont plus abondants sur le site d’utilisation. Ceci nous inquiète beaucoup, pour les enfants, les malades, les personnes âgées et d’autres dont le système immunitaire est affaibli, qui pourraient jouer dans cette « neige » ou consommer ce composé toxique. L’eau recyclée endommagera également la nappe aquifère et diminuera continuellement la qualité et la sécurité de notre eau potable. Certains prétendent que cette eau est sûre, mais alors, pourquoi y a-t-il des pancartes en ville appelant à ne pas consommer cette eau ? Et si elle est sûre, pourquoi faire de la neige avec alors que Flagstaff manquera d’eau d’ici une décennie ? Il est de plus en plus évident que les motifs sont strictement économiques, et que priorité est donnée au tourisme et au sport, avant la santé et l’équilibre social des communautés. Alors que la Section de Chimie de l’Université du Nord de l’Arizona (NAU) soutient publiquement l’eau recyclée, John Wettaw, un professeur de chimie et ancien Sénateur d’Arizona, entretient des relations privées avec l’un des propriétaires de Snowbowl, ce qui nous conduit à penser que leur opinion est biaisée.
Enfin, et ce n’est certainement pas le moins important, nous sommes très inquiets quant à la façon dont Snowbowl manque de respect aux convictions religieuses et culturelles de ceux qui tiennent les Pics San Francisco pour sacrés. Il est révoltant de voir comment ils ont été autorisés à faire valoir leurs intérêts commerciaux au dessus de l’importance culturelle, religieuse et historique de cette montagne. Il est répugnant de voir comment certaines religions sont considérées comme plus valables que d’autres (c’est comme si quelqu’un mélangeait de l’eau d’égouts à l’eau bénite du Vatican, mais c’est justement ce qu’essaie de faire Snowbowl en mettant ces eaux usées mal évaluées sur les Pics). Ce problème a divisé notre communauté et a été très douloureux pour les membres des Nations Autochtones qui vivent ici et définissent largement le caractère du Nord de l’Arizona.
Nous vous demandons instamment de faire quelque chose pour changer cette situation immédiatement, en désignant les Pics San Francisco comme Propriété Culturelle Traditionnelle. La Section VIII (A) du Permis d’Utilisation Spécial – délivré à Snowbowl – est intitulée « Révocation pour un Intérêt Publique Supérieur ». Elle garantie que « si l’intérêt publique nécessite la révocation » le Ministre de l’Agriculture peut révoquer le permis et ne payer que pour les améliorations. Comment se fait-il que l’intégrité culturelle de plus de treize Nations Autochtones ne soit pas considérée comme intérêt publique supérieur ? Cette question n’est pas rhétorique : nous demandons une réponse du Service des Forêts des Etats-Unis afin de savoir pourquoi ils continuent à marginaliser les droits de l’homme en perpétuant un racisme flagrant.
Nous proposons ici des alternatives pour mettre un terme à ce qui se passe sur les Pics San Francisco et dans notre communauté :
– Amender le Permis d’Utilisation Spécial, pour en exclure la fabrication de neige à partir d’eaux usées, sur la base de nombreuses études qui ont montré qu’elle pouvait être risquée pour les humains et les écosystèmes fragiles.
– Créer une nouvelle législation ou amender l’actuelle pour garantir la protection des sites sacrés et la liberté religieuse des Peuples Autochtones.
Empêchez Arizona Snowbowl de profaner notre environnement, la santé et la communauté pour satisfaire la voracité d’un petit groupe de privilégiés ; garantissez les droits de l’homme pour tous les peuples ! Gardez nos terres publiques effectivement publiques.
Sincères salutations,
Les Bénévoles de Protect the Peaks.
Vidéo de l’action du 21 septembre 2012:
Original article in English: Indigenous Action Media and Censored News
Par Protect The Peaks
Censored News
Traduction Christine Prat
28 juin 2012
FLAGSTAFF, Arizona – Klee Benally, Diné (Navajo), a été condamné par le Juge Howard Grodman, de la Cour de Justice de Coconino, a effectuer un travail d’intérêt général pour son action de prière de résistance à la profanation des Pics Sacrés San Francisco.
Klee avait entrepris son action le 13 août 2011 pour protester contre l’abattage de 30 hectares de forêt alpine rare et la pose de 24 km de tuyaux pour le transport d’eaux usées par la station de ski Arizona Snowbowl, dans le cadre d’un projet soutenu par le Service des Forêts US et la Ville de Flagstaff de faire de la neige artificielle à partir d’eau d’égouts sur les Pics, considérés comme sacrés par plus de 13 Nations Autochtones.
Le procureur avait demandé 12 mois de probation, des restrictions interdisant à Klee de se rendre sur la route de Snowbowl, et un travail d’intérêt général. L’avocat de la défense, Matt Brown de Brown & Little, P.L.C., a plaidé pour Klee.
Durant l’audience au cours de laquelle la peine devait être prononcée, Klee a répondu que l’empêcher de se rendre sur les Pics, y compris la route de Snowbowl, constituerait un « obstacle excessif » à sa liberté religieuse.
Le Juge Grodman a déclaré « je pense que vos raisons pour protester étaient authentiques et sincères », puis il a proposé à Klee l’option d’effectuer un travail d’intérêt général en tant qu’assistant à l’Université du Nord de l’Arizona, pour un cours intitulé « Recherche en matière de Droits de l’Homme. »
« Si vous acceptiez de participer à ce cours et d’y servir d’assistant, je pense que vous auriez beaucoup à apporter aux étudiants, et cela constituerait la totalité de la peine que je vous infligerais » dit le Juge Grodman.
En prononçant la peine, le Juge a indiqué qu’il ignorait, jusqu’il y a peu, que Klee était l’auteur du documentaire « The Snowbowl Effect ». Le Juge Grodman a déclaré qu’il avait utilisé ce film dans un cours qu’il donnait il y a queques années.
Klee a aussi reçu l’ordre de rembourser un montant de 99,24 dollars à Arizona Snowbowl, en compensation des salaires des ouvriers sur le chantier, qui d’après Snowbowl auraient été « perdus » à cause de l’action de Klee.
« Comment pourrais-je être ‘par effraction’ sur ce site qui est si sacré pour moi ? C’est mon église. Ce sont le Service des Forêts et Snowbowl qui violent les droits de l’homme et la liberté religieuse en profanant cette montagne sacrée… » avait dit Klee dans une déclaration précédente, « Leurs actes vont bien au-delà du ‘trouble à l’ordre’ ». « Cette expérience éclaire ce à quoi mes ancêtres, et tous ceux qui m’ont précédé dans la lutte pour la justice et la dignité, ont dû faire face. Cette expérience ne peut être isolée du contexte plus vaste de 500 ans d’agression coloniale. Nos modes de vie ont été attaqués par ce système de ‘justice’, par le Service des Forêts et par tous ceux qui placent l’argent au-dessus de la vie et de l’intégrité de l’environnement ».
« Les Peuples Autochtones des Etats-Unis n’ont aucune garantie quant à la protection de notre liberté religieuse. Quand notre spiritualité et notre survie culturelle sont menacées, quel choix avons-nous, à part résister ? Si le Congrès et le gouvernement Obama n’agissent pas immédiatement pour trouver des solutions à ce problème critique, de plus en plus de gens feront barrage de leurs corps devant les machines de destruction de Snowbowl » dit Klee.
En août 2011, la Tribu Havasupai, Klee Benally, et le Conseil International du Traité Indien ont déposé une Plainte en Action Urgente/Avertissement auprès du Comité des Nations Unies pour l’Elimination de toute Discrimination Raciale (CERD), concernant la profanation des Pics Sacrés San Francisco. Le Président du CERD, Alexei Avtonomov a réagi à la plainte dans une lettre adressée aux Etats-Unis en mars 2012, comme suit : « Le Comité demande des informations sur les mesures concrètes prises pour assurer que le caractère sacré [des Pics San Francisco] pour les peuples autochtones est respecté, y compris la suspension du permis accordé à Arizona Snowbowl, que les peuples autochtones seront consultés et que leurs inquiétudes et leurs traditions religieuses seront prises en compte ».
Depuis le 16 juin 2011, près de 30 personnes ont été arrêtées pendant des manifestations et autres actions s’opposant à la profanation et à l’écocide perpétré par Snowbowl sur les Pics Sacrés. La plupart ont accepté des arrangements proposés par les procureurs, aboutissant essentiellement à des travaux d’intérêt général, 8 personnes attendent toujours le verdict.
Dans une déclaration précédente Klee a affirmé : « La lutte pour protéger Dooko’osliid (Pics San Francisco) continue, nous devons défendre nos modes de vie et la loi de la nature. Tant que nos cœurs battrons avec la conviction que nos actions sont pour les générations futures et la survie culturelle, cette lutte ne sera pas terminée ».
Message de Klee Benally, 15 juin 2012
Le juge Howard Grodman, de la Cour de Coconino, a prononcé son jugement ce jeudi, déclarant Klee Benally coupable de « violation de la propriété » et de « conduite troublant l’ordre publique ».
Ya’at’eh,
Merci à tous pour votre énorme soutien ! La décision du juge n’est pas une surprise. Les tribunaux font partie du système même qui profite de la destruction de notre culture et de Notre Mère la Terre.
Snowbowl, le Ministère de l’Agriculture et le Service des Forêts du Gouvernement Obama et la Ville de Flagstaff sont coupables de violation des droits de l’homme et des Pics Sacrés.
La lutte continue !
Ci-dessous le rappel de quelques déclarations précédentes :
« La lutte pour protéger Dooko’osliid (Pics San Francisco en Diné) continue, nous devons défendre nos modes de vie et la loi naturelle. Tant que nos cœurs battent avec la conviction que nos actions sont pour les générations futures et notre survie culturelle, cette lutte n’est pas finie. »
« Comment pourrais-je « entrer par effraction » sur ce site qui est si sacré pour moi ? C’est mon église. C’est le Service des Forêts et Snowbowl qui violent les droits de l’homme et la liberté religieuse en profanant cette Montagne sacrée… » a dit Klee dans une déclaration précédente, « Leurs actions vont beaucoup plus loin que le ‘trouble à l’ordre publique’ ».
« Le Service des Forêts, la Ville de Flagstaff et les tribunaux ont prouvé qu’ils ne comprennent ni ne respectent nos cérémonies et pratiques spirituelles et notre relation spirituelle à la Terre » dit Klee, « Nous n’avons aucune protection garantie pour notre liberté religieuse en tant que Peuples Autochtones aux Etats-Unis. »
Voir article sur l’affaire :
http://www.indigenousaction.org/religious-freedom-expression-on-trial-in-klee-benally-sacred-mountain-defense-case-no-verdict-after-3-hour-trial/
Traduction:
https://chrisp.lautre.net/wpblog/?p=786
La sanction pourrait être prononcée le 28 juin, vous serez tenus au courant sur www.indigenousaction.org ou www.twitter.com/eelk, en français www.chrisp.lautre.net/wpblog.
www.ProtectthePeaks.org, www.TrueSnow.org, www.IndigenousAction.org
Voir l’article en anglais/See article in English
Ya’at’eeh,
La date de passage en jugement de l’affaire de Klee Benally, pour faits de résistance à la profanation des Pics sacrés autorisée par le Service des Forêts, a été fixée. L’audience aura lieu le 12 juin 2012 à 15h30 à la Cour de Justice de Flagstaff.
Si vous êtes dans la région, aidez-nous à remplir la salle d’audience !
Ce jugement concerne la mise en examen pour l’action de 13 août 2011. Sur cette action, voir :
https://chrisp.lautre.net/wpblog/?p=318
http://www.indigenousaction.org/direct-action-to-protect-holy-peaks-continues/
Vidéo: https://chrisp.autre.net/wpblog/?p=305
De plus, vous pouvez nous aider financièrement pour soutenir des actions pour protéger les San Francisco Peaks sacrés : envoyez vos dons à www.indigenousaction.org
Plus d’infos en anglais : www.truesnow.org ou www.indigenousaction.org
Protégez les Pics ! La Lutte Continue !
DES MANIFESTANTS DECLARENT L’ETAT D’URGENCE POUR LES DROITS DE L’HOMME EN ARIZONA
Par Klee Benally
Censored News
http://bsnorrell.blogspot.fr/2012/04/marchers-declare-state-of-human-rights.html
Traduction Christine Prat
Photos Ethan Sing et Shelby Ray
Lundi 39 avril 2012
FLAGSTAFF, Arizona – Plus de 300 personnes, certaines appartenant à des dizaines d’organisations, se sont regroupées dans Wheeler Park puis ont défilé dans les rues du centre de Flagstaff, Arizona, pour réagir à l’escalade des violations des droits de l’homme.
« l’Arizona est en état d’urgence pour les Droits de l’Homme, » dit Eli Isaacs, un volontaire de la Coalition Abrogation et un des organisateurs de la manifestation. « Nous venons de différentes composantes de cette communauté et sommes confrontés à des problèmes différents, mais cet état raciste et les entreprises rapaces ne peuvent pas nous pousser plus loin. Nous avons le dos au mur, et c’est facile de voir que ce sont les mêmes qui nous oppriment tous, et c’est naturel d’arriver à l’unité contre des oppresseurs communs. »
Des membres de la communauté et des étudiants ont évoqué les problèmes de droits liés à la « reproduction » (contraception, avortement… NdT), le sexisme hétéro, la survie culturelle, le racisme, le sexisme, le « jeunisme », la brutalité policière et le fichage racial. Au rassemblement, on s’est prononcé contre les lois racistes telles que SB1070 et HB2281, et contre l’accord sur l’eau de John McCain et John Kyl. On a appelé à la protection des Pics San Francisco et de tous les autres sites sacrés. On s’est mis d’accord pour être solidaires dans la lutte pour les droits de l’homme.
Luis Fernandez, de l’ALCU d’Arizona, a demandé à la foule ce qu’étaient les droits de l’homme. Des voix ont crié « Accès au logement, suffisamment de nourriture, contrôle des naissances sans danger, liberté de culte » et bien d’autres choses.
En août 2011, la Tribu Havasupai, Klee Benally, un activiste Diné (Navajo), et le Conseil International des Traités Indiens, ont déposé une plainte en Action Urgente/Alerte Précoce auprès de CERD (Committee on the Elimination of Racial Discrimination – Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale) des Nations Unies, concernant la profanation des Pics San Francisco, en Arizona. La plainte concernait la destruction de plus de 16 hectares de forêt ancienne et de l’installation de plus de 8 km de tuyaux par la firme Snowbowl, pour la réalisation d’un projet soutenu par le Service des Forêts US et la commune de Flagstaff, visant à répandre de la neige artificielle faite d’eau d’égouts sur les Pics sacrés San Francisco.
Le Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale, connu internationalement sous l’acronyme CERD, est chargé de contrôler le respect de la Convention Internationale pour l’Elimination de toutes les formes de Discrimination Raciale (ICERD).
« Le Service des Forêts, la Ville de Flagstaff et les tribunaux ont prouvé qu’ils ne comprenaient ni ne respectaient nos cérémonies et pratiques spirituelles et notre relation spirituelle à la Terre » dit Klee Benally, arrêté à de multiples reprises au cours de manifestations pour protéger les Pics Sacrés. « Nous n’avons aucune garantie quant à la protection de notre liberté religieuse, en tant que Peuples Autochtones des Etats-Unis. La profanation de ce site Sacré constitue une attaque de notre survie culturelle. »
Steve Kugler, qui défend les SDF, a déclaré que « Pendant le solstice d’hiver 2007, un Service à la Mémoire des Sans Domicile Fixe s’est déroulé sur la pelouse de la mairie. Les noms de douze personnes sans abri de la ville, décédés à cause du froid pendant cet hiver, ont été lus.
Sans que le public le sache, douze personnes étaient mortes. Ces douze personnes n’étaient pas reconnues par les officiels de la ville et n’étaient pas mentionnées par les médias de Flagstaff. J’ai le sentiment que si les officiels se sont comportés ainsi, c’est parce que les douze personnes inconnues n’étaient ni alcooliques ni toxicomanes, et étaient un fléau pour l’industrie des services de Flagstaff.
Mon appréciation est que Flagstaff a en toute saison 2500 Sans Abri, qui n’ont aucun moyen de s’exprimer. Trente pour cent des sans-abri sont étudiants. Je veux parler en leur nom. Les officiels de la ville de Flagstaff ont été élus par les gens pour être les représentants de la voix du peuple. Est-ce que les citoyens de Flagstaff obtiennent justice quand les officiels élus se sentent au-dessus de la loi, poursuivent leurs propres projets et ne rendent aucun compte aux gens qui les ont élus ? »
Ofelia Rivas, de La Voix O’odham Contre le Mur, a parlé de la résistance à la militarisation de la frontière et a raconté comment elle avait témoigné devant un Rapporteur spécial des Nations Unies à Tucson, Arizona : « Les droits de notre mère la terre est ce que nous devons protéger aujourd’hui pour survivre en tant qu’êtres humains. »
Paloma Allen, O’odham, qui s’est investie pour empêcher la ‘bretelle 202’ de profaner la Montagne du Sud sacrée à Phoenix, a déclaré « Les droits autochtones et l’identité autochtone ne signifient rien pour cet état, c’est pourquoi nous devons nous faire entendre. »
Lola, une jeune militante du nouveau groupe de Flagstaff appelé B.L.A.S.T., a parlé avec passion de la manière dont elle avait été touchée par les lois sur l’immigration de l’Arizona, « Cela m’a durement frappée, vu que ma famille a été déportée, que je ne peux plus les voir, parce qu’ils sont de l’autre côté de la frontière. Çà m’a fait beaucoup de mal de les voir partir et de me réveiller un jour et qu’ils n’étaient plus là. Que diriez-vous si c’était votre famille qui était expulsée, si c’était votre mère qui était mise en prison ? Ce n’est pas bien, ce n’est pas une façon de traiter des êtres humains. Nous avons tous des droits, nous devrions tous être traités également, et je ne comprend pas pourquoi ils nous enlèvent nos familles. »
Raquel, ex-membre de l’U.N.I.D.O.S. de Tucson, l’organisation de jeunesse qui a occupé la réunion de la direction du District Scolaire Unifié de Tucson (TUSD) l’an dernier, dit : « Cet état est en train d’instaurer clairement une voie pour les jeunes de couleur.
C’est parfaitement clair du point de vue de la militarisation des écoles, de la militarisation des quartiers, de la militarisation de la frontière elle-même sur les terres O’odham. La raison pour laquelle les études ethniques sont attaquées est que ces cours représentent une rupture avec le plan de l’Arizona pour les jeunes de couleur. La TUSD craint tellement la résistance que chaque parent d’élève et chaque enseignant doit passer par le détecteur de métal. »
Claire Bergstresser, une étudiante de la NAU (Université du Nord de l’Arizona, à Flagstaff – NdT) et membre de l’Equipe de Recherche sur l’Action sur l’Immigration, a directement mis en cause les lois SB1070 et HB2281. C. Bergstresser a cité la loi HB2281 comme « interdisant la solidarité ethnique » et a réagi comme suit : « Je ne peux pas comprendre pourquoi notre gouvernement a des politiques mitigées sur l’éducation, pourquoi les étudiants ont été limités dans les études ethniques, justement les choses avec lesquelles ils peuvent se sentir liés, comprendre et aimer. » C. Bergstresser s’est adressée à la foule pour dire « Votre voix et vos passions n’incluent pas de frontières et seront entendues. A la fin de cette journée, ce ne seront pas les voix les plus bruyantes dont on se souviendra, mais celles qui auront eu la passion et le courage d’écouter, d’exprimer et d’agir au nom de quelque chose de plus grand que soi. Nous allons défiler aujourd’hui pour nos passions, nous allons défiler au nom des droits de l’homme, mais nous allons aussi défiler pour que nos voix soient entendues. »
Publié par brendanorrell@gmail.com
Original article in English : http://www.indigenousaction.org/peaks-update-trial-for-two-peaks-defenders-tuesday-february-28-2012-support-needed/
Par Indigenous Action
26 février 2012
Traduction Christine Prat
Sujet: Comparution de Deux Défenseurs des Pics
Quand: Mardi 28 février 2012
8h30 et 13h15
Où: La Cour de Justice de Flagstaff
200 N. San Francisco Str.
Flagstaff, AZ 86001
FLAGSTAFF, Arizona – Mardi 28 février 2012, à la Cour de « Justice » de Flagstaff, deux
Défenseurs des Pics devront répondre de charges suite à des actions de protestation pour protéger les Pics San Francisco Sacrés de l’expansion du site de ski et de la fabrication de neige à partir d’eaux usées.
Les deux personnes, dont Rudy Preston, sont accusés de diverses infractions allant de l’effraction criminelle au trouble à l’ordre publique.
Les actions de protestation ont eu lieu les 8 et 13 août 2011.
Le 8 août 2011, neuf personnes ont entrepris une action directe pour bloquer les destructions en cours et la profanation des Pics. Ces neuf personnes ont directement affronté les actions écocides de la firme Arizona Snowbowl, en arrêtant l’abattage d’arbres quotidien et le creusement d’une tranchée pour la tuyauterie pendant huit heures. Les vice-sheriffs ont réagi en arrêtant immédiatement Rudy Preston, agent de liaison avec la police du groupe, qui assurait la sécurité des manifestants. Plus de 50 agents des forces de l’ordre ont utilisé des scies industrielles et des marteaux-piqueurs pour briser le barrage de force.
Samedi 13 août 2011, après un rassemblement de prières sur les Pics Sacrés San Franciso, Mary Sojourner, Rudy Preston et Klee Benally ont été arrêtés pour s’être opposés à la profanation et à l’écocide causé par la station de ski de la firme Arizona Snowbowl.
Pendant l’arrestation de Preston le 13 août, des témoins ont entendu la police lui signifier que la raison pour arrêter M. Preston était « d’avoir parlé ».
M. Preston déclare « assister à l’action directe de blocage le 8 août fut un évènement incroyable. J’étais sidéré de voir nos forces de police mobilisées en plus grand nombre que ce qu’on s’attendrait à voir pour un meurtrier en cavale. Nous serions vraiment de droit d’attendre une conduite plus correcte de la police dans des situations de désobéissance civile. »
« le 13 août est un jour que je n’oublierai jamais. J’ai perdu beaucoup d’illusions sur nos forces de l’ordre locales, ce jour-là. J’ai absolument le droit de m’exprimer contre les actions dangereuses et criminelles de la firme Arizona Snowbowl et du Service des Forêts US. Çà me pousse à me demander qui la police protège. En tout cas pas moi ni mon droit au Premier Amendement (Premier Amendement de la Constitution Américaine qui garantit le droit d’expression – NdT). » déclara M. Preston.
Près de 30 arrestations ont été effectuées au cours de manifestations depuis de la firme Snowbowl a commencé ses activités de profanation et d’écocide sur les Pics Sacrés, l’an dernier.
Beaucoup de ceux qui ont été arrêtés ont déjà accepté des arrangements résultant en travaux d’intérêt publique.
Les dates de comparution pour les autres personnes arrêtées le 7 août 2011, lors de la dispersion d’une manifestation pacifique par la police de Flagstaff, et pour Klee Benally qui a aussi été arrêté le 13 août ne sont pas encore fixées
La comparution de mardi s’ouvrira alors que le multimillionnaire de Scottsdale, Arizona et propriétaire de Snowbowl, Eric Borowski menace de reprendre les activités de profanation et de destruction sur les Pics Sacrés cette semaine. Près de la moitié des 23,8 km de tuyaux a déjà été construite et environs 30-40% de l’abattage de quelque 30000 arbres appartenant à un écosystème de flore alpine rare a déjà été effectué.
Récemment la Cour d’Appel du 9ème Circuit s’est prononcée contre la Coalition Sauvez les Pics dans une affaire entamée contre le Service des Forêts sur la base d’inquétudes pour l’environnement et la santé humaine. La Tribu Hopi doit encore aller en appel pour tenter d’empêcher la Ville de Flagstaff de vendre des eaux usées à la compagnie Snowbowl.
De plus la Ville de Flagstaff a jusqu’au 12 mars pour décider elle va une fois de plus tenir le public à l’écart de la décision de renouveler ou non le contrat entre Snowbowl et la ville pour la vente de 680 millions de litres d’eau d’égout recyclée pour faire de la neige sur les Pics.
Plus d’information :
English : www.truesnow.org et www.indigenousaction.org
Français : https://chrisp.lautre.net/wpblog/?cat=9
Vous pouvez faire des dons en ligne (pour les frais de justice) sur www.truesnow.org
Par un retournement surprenant, le Conseil de la Nation Navajo a présenté un projet de loi autorisant la station de ski Snowbowl à utiliser de l’eau des nappes souterraines pour faire de la neige artificielle. Cette alternative à l’usage d’eaux usées – peut-être contaminées par des médicaments et des hormones – avait déjà été proposée, mais rejetée par les défenseurs de la Montagne Sacrée et de l’environnement, vu que la région a un climat désertique et qu’il est déjà difficile de garantir l’eau potable à la population.
Les Navajos n’avaient que queques jours pour présenter des commentaires.
Vous trouverez ci-dessous une traduction du commentaire présenté par Klee Benally et le texte original en Anglais à la suite..
Christine Prat
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RE: Projet de Loi de la Nation Navajo 0420-11 – Soutenant l’Utilisation d’Eaux Souterraines Pour Faire de la Neige Sur Dook’o’oosliid (Pics San Francisco).
Salutations,
La Nation Navajo a jusqu’à maintenant pris des positions très sérieuses pour protéger les Pics Sacrés San Francisco par de nombreuses résolutions dont une en 1998 appelait au démantèlement de la station de ski et à mettre fin au litige. Soutenir maintenant l’utilisation d’eaux souterraines pour faire de la neige sur les Pics Sacrés San Francisco serait contraire à toutes les positions prises précédemment par la Nation Navajo.
Le projet de Loi laisse entendre que la profanation de Dook’o’oosliid est approuvée par la Nation Navajo.
De plus, soutenir la fabrication de neige avec de l’eau des nappes souterraines en ce moment menace de SAPER deux affaires juridiques en cours ; la Coalition Save the Peaks contre le Service des Forêts et la Tribu Hopi contre la Ville de Flagstaff. Ceci constitue une conséquence possible grave que la Nation Navajo devrait prendre en compte avant toutes décisions concernant le projet de loi.
Les rédacteurs de ce projet n’ont ni consulté ni dialogué avec les plaignants, les ONG ou les individus engagés activement depuis longtemps dans cette affaire.
Le Conseil de la Nation Navajo devrait au minimum organiser une réunion avec ces personnes concernées avant d’envisager une action de cette nature.
Ce projet de loi démontre aussi que les parrains et les rédacteurs ont perdu le contact avec les gens de la base qui ont travaillé sur cette question depuis plus d’une décennie.Il existe un bon nombre d’autres moyens que le Conseil de la Nation Navajo peut utiliser pour faire face efficacement à la profanation de Dook’o’oosliid qui n’impliquent pas de soutenir un projet de loi qui : 1. soutient la continuation de la profanation de Dook’o’oosliid par Snowbowl. 2. sape deux affaires en cours. 3. ne tient aucun compte et sabote le travail et les stratégies des associations de la base. 4. trahit des positions jusque là affirmées de manière unitaire avec d’autres entités tribales.
Ahe’hee’ (Merci – NdT),
Klee Benally – Activiste du mouvement Protect the Peaks
Circonscription de Forest Lake
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RE: Navajo Nation Legislation 0420-11 – Supporting The Use Of Groundwater For Snowmaking On Dook’o’oosliid (San Francisco Peaks).
Greetings,
The Navajo Nation has previously taken very serious stands to protect the Holy San Francisco Peaks with numerous resolutions including one in 1998 calling for the dismantling of the ski area and litigation.
It would be contrary to all previous positions that the Navajo Nation has taken to now support use of groundwater for snowmaking on the Holy San Francisco Peaks.
The proposed legislation sends the message that desecration of Dook’o’oosliid is approved by the Navajo Nation.
Additionally, supporting groundwater snowmaking at this time would threaten to UNDERMINE two current legal cases; the Save the Peaks Coaltion v. Forest Service and the Hopi Tribe v. City of Flagstaff.
This is a serious consequence that the Navajo Nation should consider prior to any decisions regarding this proposed legislation.
The writers of this legislation did not consult or engage in dialogue with litigants, NGOs and individuals who have long been actively engaged in the issue.
At minimum the Navajo Nation Council should convene a meeting with these stakeholders prior to considering an action of this nature.
This proposed legislation further demonstrates that the sponsors and writers are out of touch with the grassroots people who have been working on this issue for more than a decade.
There are a number of alternative means that the Navajo Nation Council can use to effectively address desecration of Dook’o’oosliid that do not include supporting a piece of legislation that: 1. supports Snowbowl’s further desecration of Dook’o’oosliid. 2. undermines two current legal cases. 3. ignores and undermines grassroots work and strategies. 4. betrays previously held unified positions with other tribal entities.
Ahe’ hee’,
Klee Benally – Protect the Peaks Activist
Forest Lake Chapter
Legislation 0420-11 An Action Relating To Resources And Development And NAABIK’IYATI’; Supporting The Use Of Groundwater For Snowmaking On Dook’o’oosliid (San Francisco Peaks).
Projet de loi 0420-11 Une Action Concernant les Ressources Et le Développement et NAABIK’IYATI’ ; Soutenant l’Utilisation d’Eaux Souterraines Pour Faire de la Neige sur Dook’o’oosliid (Pics San Francisco)
http://www.navajonationcouncil.org/Legislations/2011/Oct/0420-11.pdf
Original article in English: Klee Benally: Direct Action to Protect Holy Peaks Continues
L’ACTION DIRECTE POUR PROTÉGER LES PICS SACRÉS CONTINUE
Par Klee Benally
www.IndigenousAction.org
Photos Ethan Sing
Publié sur Censored News
14 août 2011
Traduction Christine Prat
Samedi 13 août 2011, après un rassemblement dédié à la prière, mes amis Mary Sojourner, Rudy Preston et moi-même avons été arrêtés par des agents des “forces de l’ordre” pour nous être élevés contre la profanation et l’écocide causés par la station de ski Arizona Snowbowl.
Depuis le 16 juin, 26 arrestations ont eu lieu pendant des manifestations contre la reprise de la profanation et de l’écocide des Pics Sacrés par Snowbowl.
Samedi, alors que le conducteur de l’excavatrice employé par Snowbowl déchirait la terre sacrée, les plantes et les souches pour prolonger vers le haut de la montagne la tranchée destinée au pipeline, 40 personnes se sont rassembler pour prier dans une pâture juste en face du chantier. Par moments, les bulldozers et l’excavatrice n’étaient qu’à 600m de l’assemblée, et le bruit des machines rendait presqu’impossible pour les Anciens de s’exprimer. Le bruit interrompait les déclarations et les prières des personnes présentes.
Bien que je ne puisse pas dire avec certitude comment çà a commencé, après la prière 30 personnes ont commencé à pousser des roches et rejeter de la terre dans la tranchée du pipeline. Tandis que e regardais a distance, chaque rocher remis à sa place dans la tranchée – pour refermer la cicatrice de la profanation – m’apparaissait comme plus puissant que n’importe quelle pétition que j’aie jamais lue.
Deux agents du Service des Forêts, qui apparemment avaient surveillé le rassemblement de prières, ont jailli des bois alors que l’action spontanée se déroulait.
A ce moment, je me suis approché de l’opérateur de l’excavatrice et dit « Arrêtez. Vous avez interrompu et dérangé nos prières. Vous devez arrêter. » Puis je me suis enchaîné et menotté afin de bloquer l’excavatrice.
J’ai été rejoint par plus de 30 personnes qui commencèrent à scander et chanter. Nous avons chanté d’une manière qui constituait une continuation de nos prières. Je suis resté enchaîné à la machine pendant environs deux heures.
Le Service des Forêts et les sheriffs du comté de Coconino m’ont détaché après que Louise Benally – de Big Mountain – ait exprimé sont accord en ce qui me concerne. J’ai été inculpé par le sheriff d’ « Intrusion » et de « trouble 1a l’ordre publique ».
Comment pourrais-je être par « intrusion » sur un site qui est si sacré pour moi ? C’est mon église. Ce sont le Service des Forêts et Snowbowl qui violent les droits de l’homme et la liberté religieuse en profanant cette Montagne Sacrée. Bien qu’un appel soit encore en suspens dans le système judiciaire, Snowbowl essaie de saper la procédure. De plus, Snowbowl et le Service des Forêts violent l’accord de 2004 (MOA, Memorandum of Agreement) signé avec les Nations Autochtones. Cet accord stipule que les Autochtones doivent être consultés avant toute construction, ce qui n’a pas été fait de manière significative, si seulement çà a été fait. Sans parler du fait que le Service des Forêts et Snowbowl violent la Déclaration d’Impacte Environnemental, vu qu’ils n’ont suivi aucune des mesures d’atténuation de l’impact sur l’environnement prévues. Leurs actions vont bien au-delà du « trouble à l’ordre publique. »
Après mon arrestation et ma libération, Mary Sojourner, écrivain et activiste locale, a affronté les agents du Service des Forêts et les sheriffs du comté de Coconino. Elle s’est avancée jusqu’à l’excavatrice pour bloquer la construction du pipeline et a été immédiatement menottée et fourrée dans un car de police.
Mary a déclaré « Je me suis lancée dans l’action, non seulement pour la Montagne, mais pour mon ami Klee Benally, que j’ai vu enchaîné à une monstrueuxe excavatrice, cette machine creusant pour le pipeline, qui a déchiré la montagne et l’air tranquille du matin, alors que trente d’entre nous priaient pour la Montagne ; et aussi pour que les femmes et les hommes âgés voient qu’il n’est pas nécessaire d’être jeune pour se lever pour défendre un lieu et une communauté qu’on aime. »
Rudy Preston, l’avocat local des Pics, a également été arrêté et inculpé de deux chefs de « trouble à l’ordre publique » et d’un pour « intrusion ».
Rudy a fait cette déclaration : « J’ai l’impression que le monde a changé pour toujours hier. Nos actions pour Nuvatukya Ovi (Pics San Francisco en Hopi) m’ont conduit à voir les véritables horreurs perpétrées chaque jour contre les Cultures Indigènes de notre communauté. Même sans eau d’égout sur la montagne, la profanation est la perpétuation du génocide systématique des peuples locaux depuis des siècles, et c’est aussi fort maintenant qu’à l’époque ou des peuples ont été forcés de participer à la Plus Longue Marche. Je ne fermerai plus jamais les yeux sur cette injustice. Et mon corps ne le perpétuera pas. »
Tout ce qui est arrivé au cours du dernier mois a été rendu possible par des individus pensant de cette manière et entreprenant des actions de toutes sortes. J’espère que d’autres sortiront aussi de leur petit confort pour créer des actions qui reflèteront leur participation. Tout le monde ne peut pas défiler dans les rues, tout le monde ne peut pas s’enchaîner, tout le monde n’a pas forcément de voiture. Mais nous aimons tous la montagne et vour n’avez pas besoin d’attendre un ‘organisateur connu’ pour vous dire ce que vous devez faire maintenant. »
Tandis que moi, Klee, j’étais enchaîné à l’excavatrice, je disais « Ceci n’est pas un jeu. Ce n’est pas un spectacle. Ce n’est pas fait pour les média. C’est pour empêcher cette profanation de se produire. »
La construction n’a été stoppée que pendant 2 heures, néanmoins elle a été stoppée. C’est du pouvoir. C’est un pouvoir que nous partageons tous. Si une, trois, six ou neuf personnes peuvent se mettre en travers du chemin des machines et dire « assez », imaginez ce qui pourrait advenir si chaqu’un d’entre nous tous se sentait concerné ?
Ce qui est en jeu, c’est nos prières, nos modes de vie, notre survie culturelle. C’est pourquoi il faut que cela cesse. C’est pourquoi nous disons ‘Pas de profanation pour des activités de récréation, protégez les Pics ! »
Pour plus d’information en Anglais et des dons (pour les frais de caution et de justice) : www.indigenousaction.org ou www.truesnow.org