{"id":3932,"date":"2017-01-27T21:03:04","date_gmt":"2017-01-27T20:03:04","guid":{"rendered":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/?page_id=3932"},"modified":"2017-01-30T21:27:45","modified_gmt":"2017-01-30T20:27:45","slug":"chronologie-des-politiques-coloniales-des-etats-unis-touchant-la-spiritualite-et-les-sites-sacres-autochtones","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/?page_id=3932","title":{"rendered":"SITES SACRES AUTOCHTONES: CHRONOLOGIE DE LA POLITIQUE COLONIALE DES USA"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.indigenousaction.org\/wp-content\/uploads\/time-line-sacred-sites.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone \" src=\"http:\/\/www.indigenousaction.org\/wp-content\/uploads\/time-line-sacred-sites.jpg\" width=\"600\" height=\"343\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Compil\u00e9 par: IndigenousAction.org \u2013 le document sera mis \u00e0 jour r\u00e9guli\u00e8rement.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Publi\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.indigenousaction.org\/timeline-of-u-s-colonial-policies-impacting-indigenous-spirituality-sacred-sites\/\">par Indigenous Action Media<\/a><br \/>\n21 d\u00e9cembre 2016<br \/>\n<em>Traduction Christine Prat<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les politiques des Etats-Unis envers les Peuples Autochtones ont \u00e9t\u00e9 un processus d\u2019annihilation sociale et culturelle.<\/p>\n<p>Les Peuples Autochtones n\u2019ont pas de droits religieux et leurs c\u00e9r\u00e9monies traditionnelles ont \u00e9t\u00e9 interdites jusqu\u2019en 1978.<\/p>\n<p>Les envahisseurs Blancs craignaient qu\u2019elles ne d\u00e9clenchent des soul\u00e8vements Autochtones, comme la Danse de l\u2019Esprit <em>[Ghost Dance]<\/em>, qui, bien qu\u2019\u00e9tant une pratique spirituelle pacifique, suscita une telle frayeur que 300 Lakota, hommes, femmes et enfants, furent massacr\u00e9s par le 7<sup>\u00e8me<\/sup> de Cavalerie de l\u2019Arm\u00e9e des Etats-Unis, lors d\u2019un rassemblement pour une Ghost Dance \u00e0 Wounded Knee le <strong>29 d\u00e9cembre 1890<\/strong>. Le praticien spirituel Paiute du Nord, Wovoka, avait fond\u00e9 le mouvement Ghost Dance comme moyen d\u2019unifier les Nations Autochtones, de rejeter l\u2019invasion coloniale et de continuer notre lutte pour la lib\u00e9ration de notre M\u00e8re la Terre.<\/p>\n<p>A travers toute l\u2019histoire des Etats-Unis, le gouvernement des colons a essay\u00e9 d\u2019\u00e9radiquer l\u2019existence Autochtone par le g\u00e9nocide et l\u2019assimilation forc\u00e9e. M\u00eame dans sa forme pr\u00e9tendument la plus humaine, la politique des Etats-Unis envers les Nations Autochtones essaie toujours de \u00ab\u00a0tuer l\u2019Indien et sauver l\u2019homme\u00a0\u00bb, par toute une s\u00e9rie de tactiques, entre autres: les pensionnats, l\u2019interdiction de la langue et la criminalisation des c\u00e9r\u00e9monies.<br \/>\nCes pratiques ont \u00e9t\u00e9 codifi\u00e9es dans des trait\u00e9s bien avant la <strong>Loi d\u2019Elimination des Indiens de 1830<\/strong> d\u2019Andrew Jackson, qui a pr\u00e9cipit\u00e9 les d\u00e9portations en masse de Nations enti\u00e8res, comme la Piste des Larmes. Environs 53 diff\u00e9rentes marches forc\u00e9es ont eu lieu entre <strong>ao\u00fbt 1863 et la fin de 1866<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>1492:<\/strong><br \/>\nChristophe Colomb organisa une c\u00e9r\u00e9monie au cours de laquelle des membres de son \u00e9quipage ont lu a haute voix une d\u00e9claration de colonisation au nom du Roi et de la Reine d\u2019Espagne repr\u00e9sentant l\u2019Eglise, pour \u00ab\u00a0prendre possession\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0l\u00e9galement\u00a0\u00bb de toutes les terres \u00ab\u00a0d\u00e9couvertes\u00a0\u00bb, ce qui signifiait toutes les terres non occup\u00e9es par des Chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p><strong>1493:<\/strong><br \/>\nLa Bulle Papale \u00ab\u00a0Inter Caetera\u00a0\u00bb, publi\u00e9e par le Pape Alexandre VI le 4 mai 1493, joua un r\u00f4le central dans l\u2019invasion espagnole. Le document \u00e9tablissait la \u00ab\u00a0Doctrine de la D\u00e9couverte\u00a0\u00bb, qui soutenait la strat\u00e9gie chr\u00e9tienne de l\u2019Espagne de s\u2019assurer un \u00ab\u00a0droit exclusif\u00a0\u00bb sur les peuples r\u00e9duits en esclavage et les terres envahies par Christophe Colomb l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Ce d\u00e9cret exprimait aussi la menace du Pape d\u2019assimiler de force les Peuples Autochtones au Catholicisme, afin de renforcer l\u2019 \u00ab\u00a0Empire Chr\u00e9tien\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les ann\u00e9es 1500:<\/strong><br \/>\nLes envahisseurs espagnols \u00e9tablirent des missions catholiques dans un territoire s\u2019\u00e9tendant de la Nouvelle Espagne (l\u2019actuel \u00ab\u00a0Mexique\u00a0\u00bb) et des r\u00e9gions du sud-ouest de ce que sont aujourd\u2019hui les \u00ab\u00a0Etats-Unis\u00a0\u00bb, jusqu\u2019au sud de l\u2019Argentine et du Chili. Comme aspects de la politique de conqu\u00eate militaire et de pacification, des campagnes g\u00e9nocidaires furent men\u00e9es par des \u00ab\u00a0conquistadores\u00a0\u00bb qui cherchaient \u00e0 \u00e9tablir des colonies d\u2019exploitation des ressources et \u00e0 propager leur \u00ab\u00a0foi\u00a0\u00bb par l\u2019\u00e9tablissement de \u00ab\u00a0missions\u00a0\u00bb chr\u00e9tiennes. L\u2019Eglise g\u00e9rait et contr\u00f4lait les plantations, dont le travail d\u2019esclaves autochtones assurait le fonctionnement.<\/p>\n<p><strong>1823:<\/strong><br \/>\nLa Doctrine de la D\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 inscrite dans la loi des Etats-Unis afin de d\u00e9nier les droits territoriaux aux Peuples Autochtones dans l\u2019affaire jug\u00e9e par la Cour Supr\u00eame, Johnson v. McIntosh. Apr\u00e8s une d\u00e9cision unanime, le Pr\u00e9sident de la Cour Supr\u00eame, John Marshall, a \u00e9crit que les nations Europ\u00e9ennes Chr\u00e9tiennes avaient assum\u00e9 le contr\u00f4le total sur les territoires de l\u2019 \u00ab\u00a0Am\u00e9rique\u00a0\u00bb durant la \u00ab\u00a0P\u00e9riode de D\u00e9couverte\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s avoir d\u00e9clar\u00e9 l\u2019 \u00ab\u00a0ind\u00e9pendance\u00a0\u00bb en 1776, nota t\u2019il, les Etats-Unis h\u00e9rit\u00e8rent de la Grande-Bretagne l\u2019autorit\u00e9 sur ces territoires, \u00ab\u00a0en d\u00e9pit de l\u2019occupation des indig\u00e8nes, qui \u00e9taient des pa\u00efens\u2026\u00a0\u00bb Selon cette d\u00e9cision, les Peuples Autochtones n\u2019avaient aucun droit en tant que nations ind\u00e9pendantes, mais seulement en tant que \u2018locataires\u2019 ou r\u00e9sidents du territoire des Etats-Unis. Jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, Johnson v McIntosh est toujours en effet.<\/p>\n<p><strong>1824:<\/strong><br \/>\nLe Bureau des Affaires Indiennes (BIA) fut fond\u00e9 par le Ministre de la Guerre John C. Calhoun, qui cr\u00e9a cette administration en tant que section de son minist\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>1849:<\/strong><br \/>\nFondation du Minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (DOI) des Etats-Unis. Il est responsable de la gestion de la plupart des terres et des ressources f\u00e9d\u00e9rales, et de l\u2019administration de programmes relatifs aux Peuples Autochtones. Environs 75% des \u00ab\u00a0terres publiques\u00a0\u00bb f\u00e9d\u00e9rales sont g\u00e9r\u00e9s par le Service, la plupart du reste est g\u00e9r\u00e9 par le Service des For\u00eats des Etats-Unis, un service du Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture.<\/p>\n<p><strong>1860:<\/strong><br \/>\nLe Bureau des Affaires Indiennes ouvre les premiers pensionnats destin\u00e9s \u00e0 assimiler brutalement les enfants Autochtones dans la soci\u00e9t\u00e9 des colons Blancs. Les enfants \u00e9taient syst\u00e9matiquement s\u00e9v\u00e8rement punis quand ils pratiquaient leur spiritualit\u00e9 ou m\u00eame parlaient leur propre langue. A ce jour, des milliers d\u2019enfants Autochtones sont enterr\u00e9s dans des fosses communes ou des tombes anonymes sur les sites d\u2019anciennes \u00e9coles, au Canada, aux Etats-Unis et en Am\u00e9rique Latine, un mod\u00e8le similaire \u00e9tant employ\u00e9 dans le syst\u00e8me des Missions.<\/p>\n<p><strong>1862: <\/strong><br \/>\nLa loi intitul\u00e9e \u2018Homestead Act\u2019 donnait 65 hectares de terres Autochtones aux colons Blancs d\u00e9sirant d\u00e9m\u00e9nager pour vivre sur le \u2018homestead\u2019. \u00c7a a conduit au vol de plus d\u2019un million de kilom\u00e8tres carr\u00e9s de terres Autochtones, y compris des sites sacr\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>1887: <\/strong><br \/>\nLa Loi Dawes autorise le Pr\u00e9sident des Etats-Unis \u00e0 recenser et diviser les Terres Autochtones communautaires en lots pour des Autochtones individuels. La Loi Dawes r\u00e9duisit les Terres Autochtones de 560 000 km\u00b2 \u00e0 un peu plus de 300 000 km\u00b2 en 1900 et facilita l\u2019invasion des Blancs et la colonisation.<\/p>\n<p><strong>Ann\u00e9es 1890 aux ann\u00e9es 1930<\/strong>, le gouvernement colonial des Etats-Unis prohibe la pratique de la religion Autochtone.<\/p>\n<p><strong>1905: <\/strong><br \/>\nLe Service des For\u00eats du Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture des Etats-Unis a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9. Le service se vit attribuer une mission unique: maintenir des for\u00eats et des prairies en \u00e9tat sain, divers et productif pour les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes et futures.<\/p>\n<p><strong>1906: <\/strong><br \/>\nLa Loi sur les Antiquit\u00e9s donne au Pr\u00e9sident des Etats-Unis l\u2019autorit\u00e9 de cr\u00e9er des monuments nationaux sur des terres publiques afin d\u2019en prot\u00e9ger les aspects importants sur les plans naturel, culturel et scientifique. La loi \u00e9tait le r\u00e9sultat d\u2019inqui\u00e9tudes concernant la protection de sites Autochtones culturels et d\u2019 \u2018artefacts\u2019 \u2013 choses collectivement nomm\u00e9es \u2018antiquit\u00e9s\u2019 \u2013 sur des \u2018terres f\u00e9d\u00e9rales\u2019 dans l\u2019ouest, comme le Canyon de Chaco, au Nouveau-Mexique.<\/p>\n<p><strong>1921:<\/strong><br \/>\nLe Bureau des Affaires Indiennes envoya \u00e0 ses agents une d\u00e9claration de politique qui disait: <em>\u00ab\u00a0La Danse du Soleil, et autres danses similaires et c\u00e9r\u00e9monies soi-disant religieuses sont consid\u00e9r\u00e9es comme des \u2018d\u00e9lits Indiens\u2019 par les r\u00e8glements existants et des sanctions sont pr\u00e9vues. Je consid\u00e8re de telles restrictions comme applicables \u00e0 toute danse (religieuse) qui implique \u2026 le don irresponsable de propri\u00e9t\u00e9\u2026 des c\u00e9l\u00e9brations fr\u00e9quentes et se prolongeant sur de longues p\u00e9riodes\u2026 en fait toute repr\u00e9sentation cr\u00e9ant le d\u00e9sordre ou clairement excessive, promouvant la cruaut\u00e9 superstitieuse, les m\u0153urs dissolues, la paresse, le danger pour la sant\u00e9 et l\u2019indiff\u00e9rence fain\u00e9ante au bien-\u00eatre de la famille.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>1924: <\/strong><br \/>\nLe Congr\u00e8s des Etats-Unis accorde les droits de citoyennet\u00e9 aux Peuples Autochtones, y compris le droit de vote, cependant, l\u2019Arizona, le Nouveau-Mexique, l\u2019Utah et le Colorado ne reconna\u00eetrons pas le droit de vote jusqu\u2019en 1948.<\/p>\n<p><strong>1934:<\/strong><br \/>\nAbolition de la Loi Dawes. Le Congr\u00e8s des Etats-Unis adopte la Loi de R\u00e9organisation Indienne pour remplacer les politiques d\u2019assimilation et la division des terres Autochtones et \u00e9tablir des Conseils Tribaux afin de poursuivre le colonialisme des ressources.<\/p>\n<p><strong>1935:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur les Sites Historiques appelle \u00e0 pr\u00e9server les propri\u00e9t\u00e9s nationales, historiques et arch\u00e9ologiques importantes, \u00e0 d\u00e9signer et acqu\u00e9rir les sites historiques nationaux et \u00e0 recenser les sites historiques et pr\u00e9historiques de valeur.<\/p>\n<p><strong>1946:<\/strong><br \/>\nLe Bureau de l\u2019Am\u00e9nagement du Territoire (BLM) fut cr\u00e9\u00e9 quand le Minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur fusionna deux anciens services: le Bureau G\u00e9n\u00e9ral des Terres, cr\u00e9\u00e9 en 1800 pour vendre les terres publiques et encourager la colonisation par des Blancs; et le Service du P\u00e2turage, cr\u00e9\u00e9 en 1934 pour g\u00e9rer le p\u00e2turage du b\u00e9tail sur les \u00ab\u00a0terres publiques\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>1948:<\/strong><br \/>\nLa D\u00e9claration Universelle des Droits de l\u2019Homme d\u00e9clare que la libert\u00e9 religieuse est un droit humain fondamental. L\u2019article 18 dit: <em>\u00ab\u00a0Chacun a droit \u00e0 la libert\u00e9 de pens\u00e9e, de conscience et de religion; ce droit inclut la libert\u00e9 de changer de religion ou de croyance, et la libert\u00e9, seul ou en commun avec d\u2019autres et en public ou en priv\u00e9, de manifester sa religion ou croyance dans l\u2019enseignement, la pratique, la liturgie et l\u2019observance.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Les ann\u00e9es 1960:<\/strong><br \/>\nLe Service des For\u00eats des Etats-Unis commence \u00e0 introduire une politique de planification suivie et de gestion \u00ab\u00a0multi-usage\u00a0\u00bb afin d\u2019\u00e9quilibrer les int\u00e9r\u00eats de p\u00e2turage, d\u2019exploitation foresti\u00e8re et de tourisme.<\/p>\n<p><strong>1966: <\/strong><br \/>\nAdoption de la Loi sur la Pr\u00e9servation Historique (NHPA) qui \u00e9tablit que \u00ab\u00a0des propri\u00e9t\u00e9s ayant une importance religieuse et culturelle traditionnelle pour les organisations de Tribus Indiennes ou d\u2019Autochtones d\u2019Hawaii (\u00ab\u00a0propri\u00e9t\u00e9s culturelles traditionnelles\u00a0\u00bb) peuvent \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es comme \u00e9tant \u00e9ligibles pour \u00eatre inclues dans le Registre National des Sites Historiques. L\u2019impl\u00e9mentation des r\u00e8gles de la loi NHPA, 36 CFR Part 800, demande que les services f\u00e9d\u00e9raux consultent les Tribus sur ce qui \u00ab\u00a0concerne les propri\u00e9t\u00e9s d\u2019importance religieuse ou culturelle\u00a0\u00bb. Afin de r\u00e9aliser ses objectifs, la Loi \u00e9tablit un processus (g\u00e9n\u00e9ralement appel\u00e9 le processus de la Section 106) par lequel les services f\u00e9d\u00e9raux engag\u00e9s dans un projet, doivent d\u00e9terminer si le projet aura un impact dommageable pour une propri\u00e9t\u00e9 historique (un site pr\u00e9historique ou historique \u00e9ligible pour figurer au Registre National des Sites Historiques). Un amendement de 1992 ajoute qu\u2019 \u00ab\u00a0un Service F\u00e9d\u00e9ral doit consulter toute Tribu Indienne et toute organisation Autochtone Hawa\u00efenne qui accorde une importance religieuse et culturelle\u00a0\u00bb \u00e0 une propri\u00e9t\u00e9 tombant sous le coup de la Loi. L\u2019amendement reconna\u00eet aussi explicitement que \u00ab\u00a0les propri\u00e9t\u00e9s d\u2019importance culturelle ou religieuse pour une Tribu Indienne ou une organisation d\u2019Autochtones d\u2019Hawa\u00ef peuvent \u00eatre prises en consid\u00e9ration pour \u00eatre inscrites au Registre National\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>1970:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur la Politique Nationale Environnementale (NEPA) fut cr\u00e9\u00e9e par le Congr\u00e8s des Etats-Unis pour assurer que les services f\u00e9d\u00e9raux prennent en consid\u00e9ration les effets de leurs actions sur l\u2019environnement. La NEPA pr\u00e9cise que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral doit \u00ab\u00a0pr\u00e9server les sites historiques, culturels et naturels, importants pour notre h\u00e9ritage national.\u00a0\u00bb La NEPA exige des services qu\u2019ils estiment l\u2019impact de leurs activit\u00e9s sur l\u2019environnement. Ces effets sont normalement estim\u00e9s par les Estimations Environnementales (EA) et par les D\u00e9clarations d\u2019Impact Environnemental (EIS). La consultation des Nations Autochtones et l\u2019\u00e9valuation des effets sur elles sont exig\u00e9es, cependant un service f\u00e9d\u00e9ral peut continuer n\u2019importe quel projet, quelqu\u2019en soient les impacts.<\/p>\n<p><strong>1971:<\/strong><br \/>\nLe &#8220;Pr\u00e9sident&#8221; Richard M. Nixon signe l\u2019Ordonnance 115839 \u2013 \u00ab\u00a0Protection et Renforcement de l\u2019Environnement Culturel\u00a0\u00bb &#8211; exigeant de tous les services f\u00e9d\u00e9raux de faire l\u2019inventaire des propri\u00e9t\u00e9s culturelles sur leurs territoires.<\/p>\n<p><strong>1974:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur la Pr\u00e9servation Arch\u00e9ologique et Historique est adopt\u00e9e, exigeant que tous les services f\u00e9d\u00e9raux organisent des recherches avant de proposer tout projet qui pourrait d\u00e9ranger ou d\u00e9truire des ruines culturelles importantes.<\/p>\n<p><strong>1978:<\/strong><br \/>\nApr\u00e8s des ann\u00e9es de plaidoyers et actions Autochtones, entre autres l\u2019occupation d\u2019immeubles f\u00e9d\u00e9raux par l\u2019A.I.M. (American Indian Movement) et d\u2019autres, la Loi sur la Libert\u00e9 Religieuse des Am\u00e9rindiens (AIRFA) est adopt\u00e9e par le Congr\u00e8s. L\u2019initiateur du projet de loi au Congr\u00e8s, le S\u00e9nateur Abourezk d\u00e9clara: \u00ab\u00a0Les Repr\u00e9sentants des soci\u00e9t\u00e9s religieuses traditionnelles Indiennes ont tent\u00e9 de prot\u00e9ger leurs droits, d\u2019avoir acc\u00e8s aux sites religieux sacr\u00e9s, d\u2019utiliser toute une gamme de substances naturelles et de la vie sauvage pour pratiquer leur religion et pour pr\u00e9server le caract\u00e8re priv\u00e9 de leurs c\u00e9r\u00e9monies sacr\u00e9es. La violation de ces droits se produit syst\u00e9matiquement \u00e0 cause de lois sur la pr\u00e9servation qui ont tout simplement ignor\u00e9 la prise en compte de leurs effets sur de telles pratiques religieuses et culturelles Indiennes.\u00a0\u00bb Cette loi avait \u00e9t\u00e9 initialement con\u00e7ue pour prot\u00e9ger toutes les formes de pratiques spirituelles, mais la loi a \u00e9chou\u00e9 en ce qui concerne la protection de sites sacr\u00e9s dans les affaires en justice qui ont suivi. AIRFA n\u2019\u00e9tait qu\u2019une d\u00e9claration politique qui n\u2019avait pas le pouvoir d\u2019\u00eatre impos\u00e9e.<br \/>\n[AIRFA] n\u2019impose pas la protection des pratiques religieuses Tribales, excluant toute autre action. Elle n\u2019impose pas que les actions F\u00e9d\u00e9rales soient \u00e9valu\u00e9es du point de vue de leurs impacts sur les croyances et pratiques Indiennes. (AR Doc. 188; page 3934)<\/p>\n<p><strong>1979:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur la Protection des Ressources Arch\u00e9ologiques (ARPA) renforce la protection des ressources arch\u00e9ologiques sur les terres f\u00e9d\u00e9rales en clarifiant et \u00e9tendant la Loi sur les Antiquit\u00e9s de 1906. L\u2019ARPA r\u00e8glemente l\u2019attribution de permis pour les fouilles sur des sites arch\u00e9ologiques sur des terres f\u00e9d\u00e9rales et Autochtones. Les Nations Autochtones doivent consentir aux fouilles sur leurs terres et \u00eatre inform\u00e9es des fouilles sur des terres f\u00e9d\u00e9rales, si le site a une importance religieuse ou culturelle.<\/p>\n<p><strong>1981:<\/strong><br \/>\nD\u00e9claration des Nations Unies sur l\u2019Elimination de Toutes les Formes d\u2019Intol\u00e9rance et de Discrimination Fond\u00e9es sur la Religion ou la Conviction, Article 1(1): <em>\u00ab\u00a0Toute personne a droit \u00e0 la libert\u00e9 de pens\u00e9e, de conscience et de religion. Ce droit implique la libert\u00e9 d\u2019avoir une religion ou n\u2019importe quelle conviction de son choix, ainsi que la libert\u00e9 de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu\u2019en priv\u00e9, par le culte et l\u2019accomplissement des rites, les pratiques et l\u2019enseignement.\u00a0\u00bb<\/em> Article 1(2): <em>\u00abNul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte \u00e0 sa libert\u00e9 d\u2019avoir une religion ou une conviction de son choix\u00bb.<\/em><br \/>\nArticle 4(1):<em> \u00ab\u00a0Tous les Etats prendront des mesures efficaces pour pr\u00e9venir et \u00e9liminer toute discrimination fond\u00e9e sur la religion ou la conviction\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>1983:<\/strong><br \/>\nL\u2019affaire Wilson contre le Bloc, une tentative des Hopi et des Din\u00e9 (Navajo) pour bloquer l\u2019expansion d\u2019un domaine skiable sur les San Francisco Peaks, pr\u00e8s des territoires occup\u00e9s de Flagstaff, en Arizona. Les Nations Autochtones affirment que le d\u00e9veloppement du domaine skiable pourrait avoir des effets n\u00e9gatifs graves sur leurs cultures et leur organisation sociale. Abbott Sekaquaptewa, le Pr\u00e9sident de la Tribu Hopi de l\u2019\u00e9poque, d\u00e9clara: <em>\u00ab\u00a0Mon opinion est qu\u2019\u00e0 long terme, si l\u2019expansion est autoris\u00e9e, nous ne pourrons plus enseigner \u00e0 nos peuples ce qu\u2019est un site sacr\u00e9. Si la station de ski reste ou s\u2019\u00e9tend, notre peuple n\u2019acceptera pas l\u2019id\u00e9e que c\u2019est la Demeure Sacr\u00e9e des Kachinas. La base de notre existence en tant que soci\u00e9t\u00e9 deviendra un simple comte de f\u00e9e pour notre peuple. Si notre peuple n\u2019a plus cette tr\u00e8s ancienne croyance et ce mode de vie, ce qui ne manquera pas d\u2019arriver si la pr\u00e9sence de la station ski s\u2019\u00e9ternise \u2026 un impact direct et n\u00e9gatif sur nos pratiques religieuses [s\u2019ensuivra]. La destruction de ces pratiques d\u00e9truira aussi notre mode de vie et notre culture actuels.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nC\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re affaire de site sacr\u00e9 qui a mis l\u2019AIRFA \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. La Cour Supr\u00eame a finalement d\u00e9cid\u00e9 contre les Nations Autochtones et a autoris\u00e9 la station de ski \u00e0 profaner le site sacr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1988:<\/strong><br \/>\nLyng contre l\u2019Association de Protection du Cimeti\u00e8re Indien du Nord-ouest. La Cour Supr\u00eame des Etats-Unis a directement pris en consid\u00e9ration la question de la protection des sites sacr\u00e9s dans le Premier Amendement <em>[de la Constitution des Etats-Unis]<\/em>. L\u2019affaire concernait la construction d\u2019une route par le Service des For\u00eats dans le Nord de la Californie, route qui d\u2019apr\u00e8s le gouvernement am\u00e9liorerait l\u2019acc\u00e8s au bois de construction et aux ressources du tourisme. Le proc\u00e8s f\u00e9d\u00e9ral et les cours d\u2019appel avaient jug\u00e9 en faveur des praticiens spirituels Autochtones, appliquant un crit\u00e8re connu comme le crit\u00e8re d\u2019 \u00ab\u00a0int\u00e9r\u00eat contraignant\u00a0\u00bb; les tribunaux avaient consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019impact n\u00e9gatif sur les pratiques religieuses Autochtones \u00e9tait plus important que l\u2019int\u00e9r\u00eat du gouvernement dans la construction de la route. La Cour Supr\u00eame des Etats-Unis a renvers\u00e9 la d\u00e9cision des autres cours, et rejet\u00e9 l\u2019application du crit\u00e8re d\u2019int\u00e9r\u00eat contraignant aux d\u00e9cisions d\u2019am\u00e9nagement du territoire du gouvernement. La cour a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019\u00e0 moins (1) qu\u2019il n\u2019y ait une intention sp\u00e9cifique du gouvernement d\u2019enfreindre \u00e0 une religion ou (2) qu\u2019une action du gouvernement oblige des individus \u00e0 agir contrairement \u00e0 leurs croyances religieuses, le Premier Amendement n\u2019assurait aucune protection contre une action du gouvernement qui affectait, ou m\u00eame d\u00e9truisait, un site sacr\u00e9 Am\u00e9rindien. Avec l\u2019affaire Wilson contre le Bloc, la d\u00e9cision dans l\u2019affaire Lyng a d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019AIRFA ne constituait pas un m\u00e9canisme de protection juridique pour les sites sacr\u00e9s. La Cour a affirm\u00e9 qu\u2019elle \u00ab\u00a0\u00e9tait impuissante.\u00a0\u00bb En cons\u00e9quence de la d\u00e9cision dans l\u2019affaire Lyng, dans laquelle une action gouvernementale menace un site sacr\u00e9, un praticien spirituel Autochtone n\u2019a pas de protection dans le Premier Amendement \u00e0 opposer, sur la base d\u2019une d\u00e9fense de la libert\u00e9 religieuse.<\/p>\n<p><strong>1990:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur la Protection et le Rapatriement des Tombes Am\u00e9rindiennes (NAGPRA), instaurait la protection des sites fun\u00e9raires et des restes de nos anc\u00eatres.<br \/>\nLa NAGPRA a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e par le Pr\u00e9sident George Bush, fournissant des proc\u00e9dures pour d\u00e9terminer l\u2019ad\u00e9quation culturelle pour le r\u00e9-enterrement des anc\u00eatres Autochtones et le rapatriement des \u2018artefacts\u2019 fun\u00e9raires et des \u2018objets\u2019 sacr\u00e9s. En particulier, la NAGPRA assure que chaque fois qu\u2019une instance a l\u2019intention de fouiller un site fun\u00e9raire pour quelque raison que ce soit, cette instance doit obtenir un permis du service g\u00e9rant la terre o\u00f9 se trouve le site fun\u00e9raire. S\u2019il s\u2019agit de terres f\u00e9d\u00e9rales, le site ne peut \u00eatre fouill\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s avoir pr\u00e9venu et consult\u00e9 la Nation Autochtone appropri\u00e9e. Lorsque des objets culturels enfouis sont d\u00e9couverts par inadvertance au cours d\u2019une autre activit\u00e9, telle que la construction, l\u2019extraction mini\u00e8re, l\u2019exploitation foresti\u00e8re ou l\u2019agriculture, la personne qui a d\u00e9couvert les objets doit cesser temporairement son activit\u00e9 et avertir le service f\u00e9d\u00e9ral responsable s\u2019il s\u2019agit d\u2019une terre f\u00e9d\u00e9rale, ou la Nation concern\u00e9e, s\u2019il s\u2019agit de terres Autochtones.<\/p>\n<p><strong>1990:<\/strong><br \/>\nDivision de l\u2019Emploi contre Smith. La Cour Supr\u00eame des Etats-Unis a maintenu que l\u2019\u00e9tat pouvait refuser des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage \u00e0 une personne licenci\u00e9e pour avoir enfreint l\u2019interdiction de l\u2019usage du peyotl, m\u00eame si l\u2019usage de cette drogue faisait partie d\u2019un rite religieux. Bien que les \u00e9tats aient le pouvoir de s\u2019accommoder d\u2019actes normalement \u2018ill\u00e9gaux\u2019 s\u2019ils sont effectu\u00e9s dans le cadre de convictions religieuses, il n\u2019est pas \u2018exig\u00e9\u2019 qu\u2019ils le fassent.<\/p>\n<p><strong>1993:<\/strong><br \/>\nLoi de R\u00e9tablissement de la Libert\u00e9 Religieuse (RFRA). Le Congr\u00e8s a alors adopt\u00e9 la RFRA, qui r\u00e9tablissait le crit\u00e8re d\u2019int\u00e9r\u00eat contraignant du Premier Amendement, qui avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 par la Cour Supr\u00eame des Etats-Unis dans l\u2019affaire Smith de 1990. En particulier, la Loi pr\u00e9voit qu\u2019une activit\u00e9 gouvernementale ne puisse entraver le libre exercice de la religion de quelqu\u2019un, que si cette activit\u00e9 concerne un int\u00e9r\u00eat gouvernement imp\u00e9ratif et est le moyen le moins restrictif de pr\u00e9server cet int\u00e9r\u00eat. D\u2019apr\u00e8s cette Loi, toute personne dont le libre exercice de sa religion est entrav\u00e9 par une activit\u00e9 gouvernementale a le droit d\u2019aller en justice.<br \/>\nRFRA r\u00e9p\u00e9tait que les gouvernements ne doivent pas entraver l\u2019exercice d\u2019une religion sans justification imp\u00e9rative\u00a0; et essayait d\u2019\u00e9tablir un droit de r\u00e9clamation ou de d\u00e9fense pour les personnes dont l\u2019exercice de la religion est fortement entrav\u00e9 par le gouvernement des Etats-Unis. Plus tard, des amendements codifi\u00e9s au 42 U.S.C. 1996a ont explicitement pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019usage de peyotl par un Autochtone dans des buts \u00ab\u00a0c\u00e9r\u00e9moniels traditionnels bona fide\u00a0\u00bb en relation avec la pratique d\u2019une religion traditionnelle, \u00e9tait l\u00e9gal.<\/p>\n<p><strong>1993:<\/strong><br \/>\nLa Loi sur le Libre Exercice de la Religion par les Am\u00e9rindiens a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e, elle incluait des dispositions pour la protection des sites sacr\u00e9s\u00a0; cependant, elle a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e et la section prot\u00e9geant l\u2019utilisation c\u00e9r\u00e9monielle du peyotl est finalement pass\u00e9e comme amendement de la loi AIRFA de 1994.<\/p>\n<p><strong>1994:<\/strong><br \/>\nUn projet de D\u00e9claration sur les Droits des Peuples Autochtones est pr\u00e9sent\u00e9 aux Nations Unies.<\/p>\n<p><strong>1996:<\/strong><br \/>\nLe &#8220;Pr\u00e9sident&#8221; Clinton a sign\u00e9 le D\u00e9cret (E.O.) 13007 sur les Sites Sacr\u00e9s Indiens, pour \u00ab\u00a0prot\u00e9ger et pr\u00e9server les pratiques religieuses Indiennes.\u00a0\u00bb Le D\u00e9cret demande que les services F\u00e9d\u00e9raux responsables de la gestion des terres F\u00e9d\u00e9rales, dans la mesure du possible, si c\u2019est autoris\u00e9 par la loi, et n\u2019est pas en contradiction flagrante avec les fonctions essentielles de ces services, facilitent l\u2019acc\u00e8s aux, et l\u2019utilisation c\u00e9r\u00e9monielle des sites sacr\u00e9s Autochtones par les praticiens spirituels Autochtones et \u00e9vitent d\u2019affecter n\u00e9gativement l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique de tels sites sacr\u00e9s. Les services doivent, l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est requis, maintenir la confidentialit\u00e9 des sites sacr\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>2003:<\/strong><br \/>\nLa l\u00e9gislation pour la protection des terres sacr\u00e9es a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e au niveau f\u00e9d\u00e9ral et en Californie. H.R. 5155, la Loi sur la Protection des Terres Sacr\u00e9es a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par le membre du Congr\u00e8s Nick Rahall (D\u00e9mocrate, West Virginia) mais n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>2005:<\/strong><br \/>\nL\u2019affaire Nation Navajo et autres contre le Service des For\u00eats des Etats-Unis. C\u2019\u00e9tait une poursuite en justice contre la proposition d\u2019expansion du domaine skiable et de l\u2019utilisation d\u2019eaux us\u00e9es pour faire de la neige sur les San Francisco Peaks. La plainte maintenait que la proposition violerait la Loi sur le R\u00e9tablissement de la Libert\u00e9 Religieuse. En 2008, une cour d\u2019appel a jug\u00e9 que \u00ab\u00a0le seul effet qu\u2019auraient les am\u00e9liorations propos\u00e9es concernait la sensibilit\u00e9 religieuse subjective et \u00e9motionnelle des plaignants. C&#8217;est-\u00e0-dire que, la pr\u00e9sence d\u2019eaux us\u00e9es recycl\u00e9es sur les Peaks offense la sensibilit\u00e9 religieuse des plaignants\u2026 la diminution de la pl\u00e9nitude spirituelle \u2013 bien que s\u00e9rieuse \u2013 n\u2019est pas une entrave substantielle au libre exercice de la religion.\u00a0\u00bb La Cour a rejet\u00e9 les convictions religieuses, s\u2019y r\u00e9f\u00e9rant comme \u00e9tant \u00ab\u00a0des sentiments spirituels heurt\u00e9s.\u00a0\u00bb<br \/>\nAu cours de la m\u00eame d\u00e9cision, trois juges ont pr\u00e9sent\u00e9 une opinion diff\u00e9rente d\u00e9clarant que le jugement \u00ab\u00a0sous-estimait les preuves\u2026, sous-estimait la r\u00e8gle relevant de la [Loi de R\u00e9tablissement de la libert\u00e9 Religieuse], et se trompait sur la nature m\u00eame de la religion.\u00a0\u00bb Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9e par la Cour Supr\u00eame des Etats-Unis.<\/p>\n<p><strong>2007:<\/strong><br \/>\nL\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies a adopt\u00e9 la D\u00e9claration Universelle sur les Droits des Peuples Autochtones. La r\u00e9solution demandait la reconnaissance du droit des 370 millions d\u2019Autochtones du monde \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination et au contr\u00f4le de leurs territoires et de leurs ressources. L\u2019adoption de cette r\u00e9solution a eu lieu apr\u00e8s vingt-deux ans de n\u00e9gociations diplomatiques aux Nations Unies (ONU), impliquant les \u00e9tats membres, des groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des repr\u00e9sentants des communaut\u00e9s Autochtones du monde.<br \/>\nArticle 25 &#8211; Les peuples autochtones ont le droit de conserver et de renforcer leurs liens spirituels particuliers avec les terres, territoires, eaux et zones maritimes c\u00f4ti\u00e8res et autres ressources qu\u2019ils poss\u00e8dent ou occupent et utilisent traditionnellement, et d\u2019assumer leurs responsabilit\u00e9s en la mati\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9gard des g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n<p><strong>2011:<\/strong><br \/>\nLe Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture des Etats-Unis publie un rapport pr\u00e9liminaire indiquant les changements dans sa politique et ses proc\u00e9dures pour la protection des Sites Sacr\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>2012:<\/strong><br \/>\nCinq services F\u00e9d\u00e9raux signent un protocole d\u2019accord (MOU) pour \u00ab\u00a0am\u00e9liorer la protection des, et l\u2019acc\u00e8s des Indiens aux sites sacr\u00e9s par la coordination et la collaboration entre les services.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>9 septembre 2016:<\/strong><br \/>\nLes Minist\u00e8res de la Justice, de l\u2019Arm\u00e9e et de l\u2019Int\u00e9rieur publient une d\u00e9claration conjointe en r\u00e9ponse \u00e0 la r\u00e9sistance Autochtone \u00e0 l\u2019ol\u00e9oduc Dakota Access (DAPL). La d\u00e9claration concerne \u00ab\u00a0le besoin d\u2019une discussion s\u00e9rieuse sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une r\u00e9forme nationale concernant la consid\u00e9ration des opinions des tribus pour ce type de projets d\u2019infrastructure.\u00a0\u00bb Le Gouvernement Obama appelle \u00e0 une r\u00e9vision du cadre statutaire et met en place une consultation des Nations Autochtones sous la forme de s\u00e9ances d\u2019auditions.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences:<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.fs.fed.us\/spf\/tribalrelations\/sacredsitesmou.shtml\">http:\/\/www.fs.fed.us\/spf\/tribalrelations\/sacredsitesmou.shtml<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.achp.gov\/docs\/SS%20MOU%20Action%20Plan%20%20March%205%202013.pdf\">http:\/\/www.achp.gov\/docs\/SS%20MOU%20Action%20Plan%20%20March%205%202013.pdf<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.manataka.org\/page1965.html\">https:\/\/www.manataka.org\/page1965.html<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/fs.usda.gov\/Internet\/FSE_DOCUMENTS\/stelprdb5376042.pdf\">https:\/\/fs.usda.gov\/Internet\/FSE_DOCUMENTS\/stelprdb5376042.pdf<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.culturalsurvival.org\/ourpublications\/csq\/article\/existing-federal-law-and-protection-sacred-sites-possibilities-and-limit\">https:\/\/www.culturalsurvival.org\/ourpublications\/csq\/article\/existing-federal-law-and-protection-sacred-sites-possibilities-and-limit<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Compil\u00e9 par: IndigenousAction.org \u2013 le document sera mis \u00e0 jour r\u00e9guli\u00e8rement. &nbsp; Publi\u00e9 par Indigenous Action Media 21 d\u00e9cembre 2016 Traduction Christine Prat &nbsp; Les politiques des Etats-Unis envers les Peuples Autochtones ont \u00e9t\u00e9 un processus d\u2019annihilation sociale et culturelle. Les Peuples Autochtones n\u2019ont pas de droits religieux et leurs c\u00e9r\u00e9monies traditionnelles ont \u00e9t\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/3932"}],"collection":[{"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3932"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/3932\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3941,"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/3932\/revisions\/3941"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chrisp.lautre.net\/wpblog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3932"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}